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La canicule revient, mais il y a une bonne nouvelle

Il fera chaud, mais au moins vous pourrez dépenser votre argent.

Le 24 juin, les soldes d’été ont ouvert sous une vigilance canicule rouge. Quelques jours plus tard, le constat est tombé : la température a tellement vidé les magasins que le manque à gagner s’est (trop) fait sentir. Initialement prévues jusqu’au 21 juillet, les soldes courront finalement jusqu’au 28 juillet inclus, sur l’ensemble du territoire, a annoncé le gouvernement. La décision, prise par le ministre du Commerce Serge Papin en accord avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, a été confirmée mardi sur TF1. En cas de nouvel épisode caniculaire, le ministre du Commerce, Serge Papin a confirmé qu’un nouveau report pourrait avoir lieu.

Une première semaine cramée

Sur le papier, la saison s’annonçait pourtant propice aux dépenses estivales. Un baromètre OpinionWay-Mollie créditait les Français d’un budget moyen de 357 €, soit 124 € de plus que l’année dernière. La météo a tout renversé. Dès le premier jour, les fédérations de commerçants ont fait remonter des reculs de chiffre d’affaires atteignant 30 % dans certains centres-villes. Une enquête flash du CROCIS, l’observatoire de la CCI Paris Île-de-France, confirmait dès le 24 juin une désaffection massive des boutiques non climatisées.

Dans les rues, le tableau a viré au surréaliste. Faute de clients, certains commerçants ont été contraints de baisser leur rideau quelques jours, le temps que le mercure redescende. Rappelons que les soldes sont la seule période de l’année où vendre à perte est légalement autorisé. Pour les commerçants, il est difficile de rater ce rendez-vous.

Les gagnants ont la clim (ou un site web)

Si toute la France a subi des température caniculaire la semaine dernière, tout le monde n’a pas été logé à la même enseigne. Les grands centres commerciaux climatisés ont vu défiler les visiteurs venus chercher des promotions autant qu’un peu de fraîcheur. Même logique pour les grands magasins, dopés par les touristes et l’air conditionné. Ce sont les boutiques indépendantes, sans climatisation qui ont encaissé l’essentiel du choc.

Le second grand gagnant, c’est le commerce en ligne. Pendant que les centres-villes cuisaient, une partie des achats a basculé vers les sites de vente, et notamment vers les plateformes de fast fashion.

Changer la date des soldes ?

Après une accalmie fin juin, une nouvelle vague de chaleur pourrait s’installer dès le 6 juillet. Serge Papin ne s’en cache pas : en cas de récidive, il n’exclut pas un nouveau rallongement, promettant de « s’adapter » et de rester « à l’écoute des parties prenantes », rapportent nos confrères de France Info.

L’autre problème, c’est que les soldes d’été tombent désormais en pleine saison chaude, au moment précis où sortir faire les magasins relève de l’épreuve physique. La question d’un décalage du calendrier, longtemps taboue, finira par se poser. En attendant, le CROCIS prévoit de publier son bilan complet le 20 juillet, à partir d’un échantillon de 300 commerçants parisiens. D’ici là, les boutiques joueront leur saison sur sept jours de rab et un thermomètre capricieux.

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