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Renault promet 1 500 km d’autonomie et un litre à 1 euro sur ses nouveaux modèles

Renault a achevé le renouvellement de sa gamme GPL avec l’arrivée d’un nouveau moteur sur la Clio, le Captur et le Symbioz. L’autonomie cumulée de ses véhicules grimpe jusqu’à 1 500 kilomètres et le carburant reste proche d’un euro le litre, deux arguments que le constructeur met logiquement en avant.

La nouvelle motorisation s’appelle Eco-G 120 et remplace l’ancien Eco-G 100 sur l’ensemble de la gamme bicarburation de Renault. Dérivé du moteur essence TCe 115, un 1,2 litre turbo à trois cylindres et injection directe, ce bloc développe 120 chevaux et 200 Nm de couple, soit un gain de 20 chevaux et 30 Nm par rapport à son prédécesseur. Le déploiement s’est fait par étapes : le Captur l’a reçu le premier, le 6 février 2026, suivi du Symbioz le 1er avril, puis de la Clio le 5 mai dernier, seule à recevoir une boîte automatique à double embrayage EDC là où Captur et Symbioz restent en manuelle six rapports.

Le changement le plus concret touche le réservoir de GPL, dont la capacité passe de 40 à 50 litres, une hausse de 25 %. Associé au réservoir d’essence conservé en parallèle, ce second réservoir permet de basculer automatiquement d’un carburant à l’autre une fois le GPL épuisé, sans intervention du conducteur, une commande au tableau de bord autorisant aussi le choix manuel.

Une autonomie cumulée qui impressionne

Les 1 500 kilomètres mis en avant concernent le Symbioz, avec ses deux réservoirs de 48 litres d’essence et 50 litres de GPL. La Clio revendique jusqu’à 1 450 kilomètres avec 39 litres d’essence et 50 litres de GPL, le Captur se situe autour de 1 400 kilomètres avec 48 et 50 litres. Dans les trois cas, il s’agit bien d’une autonomie cumulée sur les deux réservoirs, et non d’un plein de GPL qui emmènerait seul aussi loin. En consommation GPL pure, on tourne plutôt autour de 6,5 litres aux 100 kilomètres pour la Clio, 7,1 pour le Symbioz et 7,2 pour le Captur.

Le GPL reste aujourd’hui affiché à peine au-dessus d’un euro le litre, contre le double environ pour le sans-plomb, mais la consommation supérieure du moteur en GPL réduit mécaniquement l’écart réel à la pompe par rapport à un calcul au litre brut. Sur le volet émissions, Renault revendique une réduction moyenne de 9 % de CO2 par rapport à une motorisation essence équivalente, la Clio Eco-G 120 descendant à 106 g/km contre 122 g/km en essence, un écart suffisant pour faire passer la citadine sous le seuil de déclenchement du malus écologique 2026.

Côté tarifs, le Captur Eco-G 120 reste affiché au même niveau que l’ancien Eco-G 100, à partir de 26 400 euros. Le Symbioz démarre à 29 900 euros, un choix assumé par Renault pour rester sous la barre symbolique des 30 000 euros, quitte à conserver un malus de 230 euros et à se contenter d’une boîte manuelle, faute d’y associer l’EDC. La Clio, elle, profite le plus nettement du renouvellement, elle inaugure la boîte automatique sur l’offre GPL de la marque à un tarif d’entrée autour de 21 900 euros, tout en passant sous le seuil du malus.

Ce que la presse spécialisée en pense

Les essais publiés depuis le lancement du Captur en février tempèrent l’enthousiasme de la communication de Renault. Sur le Symbioz en boîte manuelle, Auto Infos pointe des démarrages laborieux et des relances qui imposent trop souvent de rétrograder, l’étagement de la boîte ne compensant pas l’absence de transmission automatique sur ce modèle. Le même titre qualifie plus largement le GPL de carburant “pas vraiment à la pointe de la technologie”, auquel on promet un avenir brillant sans que les résultats suivent toujours.

Le marché, lui, donne plutôt raison à Renault sur ce segment précis. La part du GPL dans les ventes de Clio est passée de 8 % à 15 % entre 2024 et 2025, et le Captur a représenté à lui seul près de 5 700 ventes GPL l’an dernier. De quoi expliquer que le constructeur ait choisi de retirer purement et simplement le bloc micro-hybride 140 chevaux du Symbioz sur le marché français, remplacé par cette version Eco-G comme nouvelle porte d’entrée de gamme.

Cependant, le GPL ne s’adresse ni aux convaincus de l’électrique ni vraiment aux amateurs d’hybride, mais à une clientèle de gros rouleurs, souvent issue du diesel, qui cherche avant tout à maîtriser son budget carburant sans changer ses habitudes. Un pari raisonnable tant que le réseau de distribution GPL reste dense en France. Il le restera à surveiller si la fiscalité venait, un jour, à se durcir aussi de ce côté-là.

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