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Les robots aussi ont leur Coupe du monde de foot

Un autre tournoi de football mondial se joue en Corée du Sud. À la RoboCup 2026, des robots humanoïdes tentent de marquer des buts, de faire des passes, et surtout de rester debout.

Il y a la Coupe du monde, ses stars, ses stades pleins et ses ralentis sous tous les angles. Et puis il y a l’autre compétition de l’été : la RoboCup 2026, ouverte le 2 juillet au Songdo Convensia d’Incheon, en Corée du Sud. Ici, les joueurs ne réclament pas de penalty, ne contestent pas l’arbitre et n’ont pas besoin de vestiaire. En revanche, ils ont encore parfois besoin d’un petit coup de main pour se relever.

Des passes, des tirs, des chutes

Souvent présentée comme la « Coupe du monde des robots », la RoboCup réunit cette année 2.879 participants, venus de 45 pays et répartis dans 364 équipes. C’est la première fois que la Corée du Sud accueille cet événement lancé en 1997 à Nagoya, au Japon. Les organisateurs revendiquent même la plus grosse édition de l’histoire de la compétition.

L’objectif à long terme reste très ambitieux (mais assez amusant à imaginer) : faire en sorte qu’une équipe de robots humanoïdes entièrement autonomes puisse battre, d’ici 2050, le champion du monde FIFA. À en juger par les matchs d’Incheon, les humains ont encore un peu de marge. Mais les progrès sont bien réels.

Le tournoi de football humanoïde a logiquement attiré beaucoup de visiteurs. Sur le terrain, les robots se passent le ballon, tentent de construire des attaques et se disputent la possession. Certains essaient même des tirs à mi-distance, en profitant des faiblesses adverses. Par moments, on reconnaît les bases d’un vrai match.

Par moments seulement. Les robots tombent encore régulièrement, souvent de façon assez sèche. Et une fois au sol, ils doivent parfois attendre l’intervention des équipes techniques pour reprendre la partie. Le spectacle vaut donc autant pour les actions réussies que pour ces petits ratés, qui rappellent que les robots sont encore loin d’égaler les humains.

Dans la ligue humanoïde, l’équipe chinoise « THU Robotics, Hephaestus », de l’université Tsinghua, a remporté le championnat. Elle conserve ainsi son titre, déjà décroché l’an dernier lors de la RoboCup organisée à Salvador, au Brésil.

Le football reste la vitrine la plus spectaculaire, mais la RoboCup ne s’arrête pas au ballon rond. Pendant cinq jours, les participants s’affrontent aussi dans des épreuves liées aux tâches domestiques, à la logistique, à l’automatisation industrielle, aux opérations de secours et aux ligues juniors.

Ces démonstrations permettent de tester des robots dans des situations plus proches d’usages concrets : manipuler des objets, se déplacer dans des environnements complexes, intervenir dans des scénarios de secours ou accomplir des tâches précises. Autrement dit, la RoboCup sert aussi de banc d’essai grandeur nature pour l’IA embarquée, la perception et la locomotion. Environ 15.000 visiteurs sud-coréens et étrangers ont assisté à l’événement !

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