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Plus de 300 séries Netflix ont utilisé l’IA générative

On a beau être vent debout sur l’usage de plus en plus démocratisé de l’IA, il est indéniable qu’elle est dans notre quotidien, y compris là où on l’attend le moins. N’est-ce pas Netflix ?

Il a bon dos, le secteur du jeu vidéo quand les joueurs allument les torches et sortent les fourches pour l’usage de l’IA générative autour d’un polygone en arrière-plan quand on voit comment l’intelligence artificielle s’installe confortablement dans d’autres secteurs de la pop culture. Il n’y a qu’à voir, au cinéma, où tout le monde veut être “le premier à faire un long-métrage 100% IA”.

Tout ça pour dire que Netflix vient d’annoncer, dans le plus grand des calmes, pendant son rapport sur les résultats du deuxième trimestre, qu’environ 300 séries produites par la plateforme de streaming ont utilisé l’IA générative lors du processus de production. Et pas qu’un peu !

Aux actionnaires, le service de SVoD déclare que l’utilisation du système s’est étendue à toutes les phases de la production, de la conception à la prévisualisation en passant par la postproduction et la diffusion. Comme exemple de séries, il cite notamment le thriller sportif indien Glory, la mini-série sur le foot brésilien Brasil 70 : A Saga do Tri ou encore la série documentaire sur la Révolution américaine The American Experiment. L’IA générative y a été utilisée pour des scènes de foule ou pour rendre des batailles plus réalistes.

L’IA générative comme simple outil ? Pour l’instant du moins

Netflix se félicite de cet outil pour “produire des images de meilleure qualité, plus rapidement et moins cher qu’avec les méthodes traditionnelles”. Sans cela, certaines productions “auraient dû se passer de plans et de séquences clés”. On a bien compris que la plateforme n’a pas l’intention de réduire son usage à certaines productions et si, pour l’instant, l’IA générative est surtout utilisée pour les documentaires, Netflix a déclaré qu’elle pourra bientôt s’étendre à d’autres secteurs de son activité, que ce soit en matière de programmes, mais également au sein de son interface pour aider l’utilisateur à trouver un programme qui correspondrait exactement à son envie du moment. De toute façon, Mercredi saison 2 était déjà écrite par une IA, non ?

Néanmoins, Ted Sarandos, co-PDG de l’entreprise, a voulu rassurer le secteur en précisant que cet usage ne remplacera jamais les créatifs. “Nous sommes convaincus qu’il faut de grands artistes pour créer de grandes œuvres, et l’IA ne change rien à cela”, a-t-il précisé. “Les films sont réalisés par des cinéastes. L’IA leur fournit de meilleurs outils pour les perfectionner.”

Il ajoute que la qualité doit rester le maître-mot des productions Netflix et que même si l’IA permet de gagner en rapidité et de diminuer les coûts, cela ne peut avoir d’impact que si le résultat est maintenu. Cette annonce intervient alors que Netflix a racheté, il y a peu, InterPositive, une société fondée par Ben Affleck qui fournit des outils IA aux professionnels du milieu.

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