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À la TV ce soir : 3 films à regarder ce dimanche 19 juillet 2026

Ce dimanche soir, la grille TV n’est pas franchement explosive, mais quelques pépites méritent qu’on s’y attarde. Au programme : SF angoissante, guerre sous tension et un classique de la fièvre disco, parce que pourquoi pas.

Sphère (1998)

20h55 sur RTL9

Au fond de l’océan Pacifique, une équipe de scientifiques découvre un vaisseau spatial enfoui depuis des siècles. À son bord, une sphère dorée parfaitement lisse qui semble répondre aux pensées les plus enfouies de ceux qui s’en approchent. Norman Goodman, psychologue de crise joué par Dustin Hoffman, tente de maintenir la cohésion du groupe tandis que les hallucinations et les accidents mortels se multiplient. La station sous-marine devient un huis clos cauchemardesque où l’ennemi le plus redoutable est peut-être l’esprit humain lui-même.

Barry Levinson adapte le roman de Michael Crichton, l’auteur derrière Jurassic Park et Westworld, avec un budget conséquent et un casting trois étoiles incluant Sharon Stone et Samuel L. Jackson. Le film souffre d’une réputation injuste : son atmosphère oppressante de SF psychologique à la Solaris en fait un cousin discret mais solide du genre.

Démineurs (2008)

23h15 sur RTL9

Bagdad, 2004. Le sergent William James débarque comme chef d’une unité de déminage après la mort de son prédécesseur et s’avère être un artificier aussi brillant qu’incontrôlable, capable de désamorcer une bombe improvisée avec une désinvolture qui terrifie ses coéquipiers. Kathryn Bigelow filme chaque intervention au ras du sol, entre câbles dénudés et chaleur écrasante, avec une caméra portée qui colle aux corps en sueur. Kathryn Bigelow a remporté l’Oscar de la meilleure réalisation pour ce film, devenant la première femme à décrocher la statuette, et le scénario de Mark Boal est construit comme une série de niveaux de jeu à la tension croissante, chacun plus serré que le précédent.

La fièvre du samedi soir (1977)

21h00 sur Arte

Dans le Brooklyn des années 70, Tony Manero passe ses semaines à vendre de la peinture dans une quincaillerie et ses week-ends à régner sur la piste de danse du disco local, où son blouson blanc et ses pas millimétrés font de lui un roi éphémère. John Travolta joue ce jeune homme coincé entre ses rêves de Manhattan et le poids étouffant de sa famille italo-américaine avec une énergie physique qui n’a pas pris une ride. Les Bee Gees vrillent dans les haut-parleurs et la boule à facettes tourne, mais sous les paillettes, le film est bien plus dur et désespéré qu’on ne l’imagine.

John Badham signe un film qui a légitimement façonné la pop culture mondiale et dont les chorégraphies sont aussi référencées que celles de Pulp Fiction ou de Grease. À noter qu’Arte diffuse dans la foulée le documentaire sur les Bee Gees à 22h55. Une soirée thématique complète et parfaitement organisée pour les curieux.

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