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De nouvelles règles européennes s’appliquent à l’IA dans quelques jours : voici ce que cela va changer pour vous

De nouvelles règles vont s’appliquer aux systèmes d’intelligence artificielle dans l’Union européenne. Pour les internautes, celles-ci apporteront plus de transparence, et une meilleure protection contre les arnaques et les contenus trompeurs.

L’Union européenne continue d’être (très) en avance dans la régulation des nouvelles technologies. Et, dans quelques jours, celle-ci appliquera de nouvelles règles que les entreprises devront respecter. Plus précisément, à partir du 2 août, l’article 50 de l’AI Act, qui impose de nouvelles obligations de transparence par rapport à l’utilisation de l’intelligence artificielle, s’appliquera.

Concrètement, à partir de cette date, les sociétés qui fournissent des produits d’IA auront l’obligation de concevoir des systèmes qui s’assurent que les utilisateurs “sont explicitement informés chaque fois qu’ils interagissent directement avec un système d’IA”. Outre cela, ces fournisseurs seront aussi obligés d’utiliser un marqueur lisible par les machines qui permettra de détecter les contenus générés ou modifiés par l’intelligence artificielle.

L’article 50 impose aussi de nouvelles obligations pour les sociétés qualifiées de “employeuses” de systèmes d’intelligence artificielle. Celles-ci devront désormais informer les utilisateurs lorsque ceux-ci sont exposés à des “outils de reconnaissance des émotions et de catégorisation biométrique”, à des deepfakes, ainsi qu’à des textes “sur des sujets d’intérêt public sans relecture humaine ni contrôle éditorial”.

Pour vous, ce sera plus de transparence

Normalement, grâce à ces nouvelles règles, les internautes devraient être mieux informés lorsqu’ils sont face à un contenu généré par l’intelligence artificielle. En effet, le but de ces règles est de permettre aux gens de savoir quand ils sont face à des deepfakes ou des contenus créés avec l’IA, ce qui permettra de prendre des décisions plus informées. Ces mesures ont aussi pour but de lutter contre les arnaques et la désinformation.

Par ailleurs, certaines entreprises ont aussi signé le Code de bonnes pratiques de l’UE sur la transparence des contenus générés par l’IA. C’est le cas de Google qui, il y a quelques jours, a rappelé qu’il participe déjà à des initiatives qui visent à identifier les contenus créés avec l’IA. D’autre part, la firme de Mountain View met en avant sa technologie Synth ID, un marqueur invisible qui permet aux machines de reconnaître les contenus créés avec l’IA. Et celle-ci travaille avec d’autres acteurs pour promouvoir l’utilisation de ce filigrane invisible.

Des réserves de la part de Google

Néanmoins, tout en signant le code de bonne conduite de l’UE, Google émet des réserves. “Nous craignons qu’une complexification réglementaire accrue, alors que les solutions techniques sont encore en développement, ne vienne contredire les objectifs européens de compétitivité et de simplification. Elle risque également de semer la confusion chez les citoyens que ces règles sont censées aider” explique Karen Massin, Responsable des affaires gouvernementales et des politiques publiques pour les institutions de l’UE chez Google.

“Si les contenus en ligne sont saturés d’étiquettes d’IA et de mentions légales qui se chevauchent, il devient plus difficile pour les utilisateurs d’obtenir le contexte clair dont ils ont besoin”, ajoute-elle.

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