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L’IA est-elle une menace pour l’emploi ? Google répond à son tour avec des chiffres surprenants

Google publie une étude sur la manière dont les gens utilisent son IA au travail. Et, selon les données, provenant de l’analyse de 15 millions d’interactions, on est encore très loin d’une généralisation de l’automatisation des tâches.

Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, le monde entier est préoccupé par l’impact que l’utilisation de l’IA générative pour automatiser des tâches aura sur l’emploi. Mais, pour le moment, tout porte à croire que “l’apocalypse” que tout le monde redoutait n’a pas (encore) eu lieu. En s’appuyant sur des données sur l’utilisation de Claude, Anthropic a déjà démontré que, si l’IA a déjà des capacités d’automatisation avancées, ces capacités ne sont pas exploitées entièrement par les travailleurs.

Et, ce mois de juillet, Google publie une étude similaire qui s’appuie sur l’analyse des interactions avec son IA sur l’application Gemini, sur le mode IA du moteur de recherche, et via l’API de Gemini. Pour cette première version de son rapport intitulé AI & Economy ATLAS, Google a analysé plus de 15 millions d’interactions avec Gemini qui ont été rendues anonymes, et qui couvrent 150 pays, 140 langues, 800 métiers différents, ainsi que 4 000 types de tâches différentes.

Et, ce que ces données réelles révèlent, c’est que si l’utilisation de l’intelligence artificielle au travail est déjà très répandue, celle-ci est encore “superficielle”. “L’adoption de l’IA en milieu professionnel concerne tous les secteurs d’activité et 68 % des professions, représentant collectivement 90 % de l’emploi total aux États-Unis. Cependant, son utilisation reste sélective : dans un emploi classique, l’IA n’est utilisée que pour environ 21 % des tâches, indique Google.

L’IA est un assistant, mais pas encore un remplaçant

En d’autres termes, on est encore loin de l’automatisation complète du travail. Google explique que dans la plupart des cas, les gens utilisent collaborent avec l’IA et l’utilisent comme un assistant, tandis que l’automatisation complète des tâches est encore rare. Les données montrent que la grande majorité des interactions avec Gemini au travail sont axées sur des usages comme l’idéation, la stratégie, la recherche d’informations et l’apprentissage.

Sinon, la firme a aussi remarqué que l’utilisation de l’IA n’est pas limitée aux travailleurs en col blanc. Désormais, la technologie est aussi utilisée dans des métiers essentiellement physiques et manuels. “Bien que moins répandue, l’IA conversationnelle est utilisée par les travailleurs des métiers manuels et techniques (par exemple, les techniciens automobiles, les mécaniciens industriels) comme collaborateur en direct pour le diagnostic en temps réel, le dépannage et l’apprentissage instantané”, indique Google. La firme cite l’exemple d’un mécanicien qui utilise l’IA pour interpréter des résultats de tests ou encore celui d’un électricien qui s’appuie sur l’assistance de Gemini pour régler un problème de câblage.

Une étude qui a encore ses limitations

Étant donné que Google est l’un des principaux acteurs de l’IA générative, les résultats de cette étude, basée sur des données réelles, sont très pertinents. Cependant, la firme reconnaît aussi que les résultats de cette première version ont encore plusieurs limitations.

La firme admet qu’il y a des usages de l’IA pertinents sur le plan économique qui ne sont pas reflétés dans cette première étude. De plus, celle-ci ne tient pas compte de certains produits de Google comme Google Workspace, Google Translate, et AI Overviews, ni des produits pour les entreprises comme Gemini for Google Cloud et Gemini Enterprise. De plus, l’étude a ignoré les capacités de l’IA de Google en matière de codage agentique.

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