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Google va lancer son AirTag à 34,99 €, mais il lui manque peut-être l’essentiel

Le Pixel Tag promet de compléter l’écosystème des Pixel 11 et de la Pixel Watch 5. Mais il lui manque l’essentiel.

Un galet blanc à 34,99 €, un logo G sur le dessus, et une promesse qu’on entend depuis des années sans jamais la voir tenue. La fuite tombe à un moment où Google n’a plus vraiment le choix : son écosystème de traceurs repose depuis 2024 sur des partenaires tiers, et il commence à sérieusement se faire distancer.

Un traceur qui ressemble à tout sauf à un AirTag

Le Pixel Tag ne copie pas la forme du palet rond d’Apple. Les rendus qui ont fuité fin juillet, repérés sur la fiche produit d’un distributeur slovène, montrent un boîtier oblong avec une grille en bas qui abrite le haut-parleur, et un seul coloris blanc annoncé pour l’instant. Détail qui a son importance : il n’y a aucun trou de fixation sur le boîtier. Comme chez Apple, il faudra donc systématiquement passer par un étui ou un porte-clés dédié pour l’accrocher à vos effets personnels.

Le traceur se connectera au réseau Find Hub, l’ancien Localiser mon appareil, qui s’appuie sur la masse des smartphones Android en circulation pour faire remonter la position des objets égarés. Sur le papier, l’argument est solide : plus d’appareils Android en circulation dans le monde que d’iPhone, donc potentiellement un maillage plus dense, et donc une recherche plus fine.

Le tarif, lui, a visiblement été retravaillé en cours de route. Une première fiche distributeur affichait 39,99 €, avant d’être corrigée à 34,99 €, un tarif au-dessous de l’AirTag classique d’Apple.

La vraie question qui fâche

Reste le sujet qui fâche : la précision du guidage. L’AirTag de deuxième génération, sorti en janvier, embarque une puce ultra large bande qui augmente de moitié la distance à laquelle le guidage précis s’accroche à l’objet recherché. Cette technologie transforme littéralement l’expérience de recherche, avec une flèche à l’écran qui pointe vers l’objet au mètre près plutôt qu’une simple estimation approximative de zone.

Côté Android, un seul traceur du marché propose cette technologie à l’heure actuelle, et il s’agit du Moto Tag de Motorola. Les fabricants tiers ont pour la plupart préféré s’abstenir, en partie parce que les deux écosystèmes, Apple et Google, ne parlent pas le même langage, ce qui complique sérieusement l’interopérabilité. Le Bluetooth 6.0 propose bien une alternative technique pour affiner la localisation, mais elle suppose de posséder un smartphone récent et haut de gamme, ce qui exclut d’office une bonne partie du parc Android.

Aucune fuite, pour l’instant, ne confirme que le Pixel Tag embarquera l’ultra large bande. Et le flou ne s’arrête pas là : un traceur Find Hub ne peut pas être localisé en Bluetooth lorsque le téléphone qui le détecte n’a plus de connexion, une limitation que le réseau d’Apple gère depuis plusieurs années. L’alerte censée prévenir qu’un traceur inconnu suit un utilisateur, elle, ne figure toujours pas dans l’interface officielle de Google, alors même que ce type de fonction est devenu un standard attendu depuis les multiples affaires de harcèlement liées aux AirTags détournés.

Il était temps que Google sorte enfin son propre traceur : dépendre uniquement de partenaires tiers depuis deux ans a clairement freiné l’adoption de Find Hub face à un écosystème Apple verrouillé et cohérent. Rendez-vous le 12 août pour savoir si Google a vraiment pris la mesure du problème, ou s’il a simplement voulu cocher une case avant la sortie des Pixel 11.

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