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Victime de menaces, La chaîne ABC dépose plainte contre Donald Trump

Depuis plusieurs mois, la chaîne ABC fait face à des pressions constantes de la part de l’administration de Donald Trump. En représailles, elle a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux.

Quand Donald Trump l’attaque, la chaîne ABC contre-attaque. On sait que le président de la FIFA, Gianni Infantino, a été à bonne école avec le président américain Donald Trump. Alors que le premier a licencié le numéro 3 de l’instance de football pour l’avoir critiqué, le second multiplie les menaces envers ABC depuis son retour au pouvoir en 2025. Parce que la liberté d’expression, ça va bien cinq minutes.

Il faut dire que l’administration du président des États-Unis, ainsi que ses proches, mène une véritable guerre contre les médias qu’elle juge “trop critiques” à l’encontre de leur charismatique et compétent chef d’État. Une guerre conduite par le régulateur des télécommunications, la FCC, dirigée par Brendan Carr, un proche du leader suprême. Actions en justice, menaces, dénonciations du “contenu”, les griefs sont multiples et agacent les victimes qui ont le sentiment, à raison, que Trump tente de réduire leur liberté d’expression. D’autant que le phénomène s’intensifie et que chaque attaque devient plus violente et directe que la précédente.

En conséquence, ABC, propriété de Disney, a décidé de mener l’affaire devant les tribunaux ce mardi 18 juin, afin d’obliger le gouvernement à mettre fin à ses “menaces”, notamment celle “d’interdire ses licences de diffusion”. Selon la chaîne, Donald Trump mène “une campagne de représailles contre ABC pour une seule raison ; ils ne sont pas d’accord avec ce que ABC diffuse.”

Une atteinte au premier amendement ?

Comme preuve, ABC utilise la demande de la FCC faite aux chaînes de son réseau de présenter leurs demandes de renouvellement de licence plus tôt que le calendrier initialement prévu, alors qu’en avril dernier, le couple présidentiel avait déjà voulu faire évincer l’animateur Jimmy Kimmel. Dans sa plainte, la chaîne appelle le reste des networks américains à suivre le même chemin : “Les conséquences de la campagne du gouvernement contre la liberté d’expression vont bien au-delà d’ABC. S’il obtient satisfaction, le message à toute entreprise de médias sera immanquable : “Ne racontez que les histoires que l’administration considère comme favorables ou faites face à l’appareil coercitif du gouvernement fédéral.””

Dans les médias déjà attaqués par l’administration Trump, outre ABC, on retrouve CBS (qui a dû verser une somme de plusieurs millions), plusieurs actions en diffamation à l’encontre du New York Times et du Wall Street Journal, bien que ces dernières restent, pour le moment, au point mort. Bref, les médias américains se divisent désormais entre deux catégories : ceux qui sont avec lui, et les autres. Et les autres sont plus que jamais menacés.

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