Passer au contenu

Démarchage téléphonique : 01 62, 04 24, 05 68… ces numéros doivent vous mettre la puce à l’oreille

2 min
0 commentaire
Partagez

Vous recevez encore des appels commerciaux à répétition alors que le démarchage téléphonique est interdit depuis août 2026 ? Certains numéros permettent de les repérer plus facilement.

Les appels indésirables ont la vie dure, mais vous avez la tête encore plus dure. Depuis le 11 août 2026, les règles ont changé au niveau national. Les entreprises n’ont en principe plus le droit de vous démarcher par téléphone sans votre accord préalable. Pourtant, les appels continuent et ce sans votre consentement. C’est pourquoi certains préfixes méritent d’être repérés. Ils ne prouvent pas qu’un appel est frauduleux, mais peuvent vous aider à identifier une sollicitation commerciale avant même de décrocher.

Ces préfixes sont réservés au démarchage

L’Arcep a réservé plusieurs séries de numéros aux plateformes de démarchage téléphonique. En métropole, voici les principaux préfixes à connaître :

  • 01 62 et 01 63
  • 02 70 et 02 71
  • 03 77 et 03 78
  • 04 24 et 04 25
  • 05 68 et 05 69
  • 09 48 et 09 49

Ces numéros ne sont pas nécessairement associés à des arnaques, ils peuvent être utilisés par des entreprises qui effectuent des appels commerciaux légitimes, à condition de respecter la réglementation. En revanche, un appel provenant de l’un de ces préfixes doit vous inciter à la prudence si vous n’avez jamais accepté d’être contacté.

Attention également aux apparences car un numéro en 06 ou 07 n’est pas automatiquement celui d’un particulier. Les plateformes de démarchage ne sont pas autorisées à utiliser ces préfixes pour leurs campagnes commerciales, mais les fraudeurs peuvent contourner les règles ou usurper des numéros.

Depuis août 2026, le consentement est obligatoire

Jusqu’à présent, il fallait s’inscrire sur Bloctel pour s’opposer au démarchage. Ce service a disparu le 11 août 2026, date d’entrée en vigueur du nouveau dispositif. Désormais, c’est aux entreprises de prouver qu’elles ont obtenu votre accord en amont, libre et éclairé. Le silence ou une case précochée ne suffisent pas.

Quelques exceptions existent, notamment pour les appels liés à l’exécution d’un contrat en cours ou la vente d’abonnements à des journaux et magazines. Certains secteurs, comme la rénovation énergétique, l’adaptation du logement au vieillissement ou au handicap et le compte personnel de formation (CPF), restent soumis à des interdictions spécifiques particulièrement strictes.

En pratique, si une entreprise vous appelle sans votre accord, vous pouvez lui demander quand et comment ce consentement aurait été recueilli. Vous pouvez aussi signaler l’appel sur SignalConso, la plateforme de la répression des fraudes.

Comment retrouver un peu de tranquillité ?

La loi ne suffit pas toujours à faire disparaître les appels, notamment lorsque ceux-ci proviennent de fraudeurs. Plusieurs solutions peuvent vous aider au quotidien.

Sur iPhone et Android, vérifiez les paramètres de filtrage des appels inconnus ou indésirables. Selon votre téléphone, vous pouvez réduire les interruptions, identifier certains appels suspects ou les envoyer directement vers la messagerie. Ces services intégrés fonctionnent généralement plutôt bien. Des applications spécialisées, comme Truecaller, proposent aussi des outils d’identification et de blocage, avec des niveaux de protection variables.

Enfin, évitez de rappeler un numéro inconnu qui raccroche immédiatement et ne communiquez jamais de données personnelles ou bancaires à un interlocuteur dont vous n’avez pas vérifié l’identité. Vous ne savez jamais qui se trouve à l’autre bout du fil donc vaut mieux être prudent.

Articles sauvegardés