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Brown-out : quel est ce nouveau trouble qui ronge de plus en plus de français ?

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Vous connaissez le burn-out, mais sûrement pas le brown-out. Pourtant, il n’est pas moins dangereux.

Le burn-out, épuisement physique et mental causé par une surcharge ou des conditions de travail trop difficiles, est un mal qui ronge le monde professionnel. Il s’agit du point de non-retour d’une longue descente aux enfers de plusieurs semaines, mois ou années.

Pour ne rien arranger, l’IA devrait être responsable d’un nombre grandissant de burn-out dans les années à venir. Un autre syndrome tout aussi grave, mais bien moins connu, peut aussi faire de gros dégâts : le brown-out. 

Le brown-out, une perte de sens au travail encore méconnue en France

Vous n’avez sûrement jamais entendu parler du brown-out. Le burn-out est bien plus connu. Le bore-out, son exact opposé causé par l’ennui au travail, également. Le brown-out se situe à la croisée des chemins. Il s’agit tout simplement d’un épuisement mental et physique causé par la perte de sens au travail.

Le terme, qui se traduit littéralement par « chute de tension », a été théorisé pour la première fois par les anthropologues Mats Alvesson et André Spicer dans leur ouvrage The Stupidity Paradox paru en 2016. Ils expliquent que le brown-out diffère du burn-out étant donné que le travailleur concerné continue généralement à être performant.

En revanche, il souffre d’un grand ennui à cause de la stupidité ou de l’absurdité des tâches qu’on lui demande d’accomplir. The Stupidity Paradox se nomme ainsi justement parce que les chercheurs indiquent que les personnes les plus intelligentes finissent souvent par faire les choses les plus ordinaires ou dévalorisantes.

Le docteur français François Baumann s’est lui aussi penché sur le brown-out dans son livre Brown-out, quand le travail n’a plus de sens. « De plus en plus de salariés s’interrogent sur la valeur et le sens de leur travail. Perte de sens, chute de la motivation, désengagement, ou désalignement… le phénomène touche tous les secteurs, publics comme privés, et a désormais un nom : le brown-out. »

28 % des salariés citent le manque de sens au travail comme l’un des principaux facteurs susceptibles de les pousser à démissionner dans l’édition 2026 de l’enquête Great Insights, Dans la tête des salariés français. Le salaire est en tête du classement avec 31 %.

Les chercheurs considèrent que le salut des salariés passe par la capacité des managers à échanger avec leurs salariés et à les stimuler pour qu’ils trouvent du sens à leurs missions. La reconnaissance de la qualité de leur travail fait aussi partie des leviers à activer par la hiérarchie.

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