En attendant de savoir si Warner sera finalement racheté par Netflix (Paramount ne lâche toujours pas le morceau au juridique), c’est une série originale de leur filiale qui fait déjà les beaux jours de la plateforme de streaming actuellement. Début février, le service de SVoD a ajouté les six saisons d’une création de la chaîne américaine TNT et ce n’est pas passé inaperçu.
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Bien que passée un peu sous le radar en France, n’ayant été diffusée que sur Warner TV, Animal Kingdom a été un phénomène aux États-Unis de 2016 à 2022. Conscient de l’aura de la série de 75 épisodes, Netflix n’aura pas manqué de promouvoir la sortie de cette dernière, presque comme une contre-programmation à une production maison très attendue : la saison 4 de Chronique des Bridgerton. Résultat, si Bridgerton a très vite occupé sa place habituelle de programme le plus vue actuellement sur le service, Animal Kingdom a répondu présent et semble bien installé sur le podium du Top 10.

On y découvre « J », 17 ans, dont le décès de sa mère par overdose le conduit à être recueilli par sa grand-mère Smurf qu’il connaît peu. Il va rapidement découvrir qu’elle et ses 4 fils baignent dans la criminalité. Plongé malgré lui dans le business, il va devoir prouver sa fidélité au « clan », quitte à sacrifier tout le reste.
Voici trois bonnes raisons de se lancer dans Animal Kingdom.
1 / Pour son casting
Animal Kingdom est l’une de ces séries où on ne cesse de se dire « je l’ai déjà vu quelque part ! », bien que beaucoup se soient réellement fait connaître ici. Ce qui peut donner parfois un décalage assez prononcé entre deux rôles. On pense notamment à Shawn Hatosy. L’acteur a récemment gagné un Emmy Award pour son apparition en Dr. Abbot dans The Pitt. Ici, il incarne Pope, l’oncle de J le plus imprévisible, perturbant et dangereux. Rien que par son regard, il nous glace le sang.

En parlant de J, lui aussi est joué par un comédien bien connu des fans de Peaky Blinders, Finn Cole. Néanmoins, son personnage partage un point commun avec celui de Michael Gray, cousin des Shelby : une incapacité à choisir son camp et une succession de mauvaises décisions. Le reste de la distribution comporte d’autres grands noms du petit écran avec une encore toute jeune Molly Gordon (Claire dans The Bear), Ben Robson (Vikings), Jake Weary (It Follows) ou encore Scott Speedman (Dr. Marsh dans Grey’s Anatomy). Et au sommet, trône la reine Ellen Barkin, icône des années 80-90, dans le rôle de la matriarche la plus anxiogène de nos expérience sérielle (On a pourtant a connu Gemma de Sons of Anarchy).
2 / Pour son malaise persistant
Si vous aimez les ambiances poisseuses, dérangeantes, alors Animal Kingdom est le paradis sur terre. Sous le soleil brûlant de Californie du Sud, la tension est persistante et les moments de calme menacent constamment de dégénérer. Coups tordus, manipulations, meurtres, braquages et relations quasi-incestueuses, il n’y a rien de beau ni de bon dans Animal Kingdom. Tout n’est que toxicité familiale au sein d’une fratrie malsaine et dangereuse.

Ici, un bonjour peut sonner comme une menace, un sourire comme un chantage et quelques regards bloquent une respiration. Rarement amour et haine auront autant habité des personnages dans un si parfait équilibre au point où on ne sait, épisode après épisode, s’ils vont s’embrasser ou s’entre-tuer. C’est ce qui permet à Animal Kingdom d’aussi bien tenir la distance sur six saisons, entretenant cette dualité. Pour qui aime les séries douces, Animal Kingdom est l’exact opposé.
3 / Parce qu’elle est contagieuse
On sait que les deux dernières saisons sont les moins appréciées du show, mais il est facile de comprendre ce qui nous aura rendu accros si longtemps. Parce que la série aime travailler ses personnages au corps et qu’il n’y a que l’illusion de la lenteur. En réalité, chaque épisode est une nouvelle pierre à un édifice qui se construit sur le long terme et qu’on n’a jamais aucune idée de la suite des événements. Dès lors qu’on pense les deviner, un autre problème, un autre plan, une autre crise d’ego ou d’affection va venir rabattre les relations. On enchaîne les épisodes avec la furieuse envie de savoir comment tout cela peut bien finir. Mal sans aucun doute, mais pour qui et à quel point ?
Animal Kingdom produit une sorte de fascination pour la famille Cody que l’on sait complètement détraquée, perdue dans un mélange d’adrénaline et d’auto-destruction, mais dont on éprouve un certain attachement pour chaque membre, espérant malgré tout qu’ils finissent à la morgue, en prison ou chez un psy. Peut-être que nous aussi, on finit par souffrir de cette dépendance toxique qui les habite. C’est grave docteur ? Les six saisons d’Animal Kingdom sont disponibles sur Netflix.
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