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Ce film épique est l’un des plus gros flops de l’année 2026 et c’est mérité

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Sa réputation le précède. Dotée d’un budget très très confortable, cette production d’Arabie saoudite voulait concurrencer les blockbusters américains, mais a finalement été un échec mémorable. Désormais accessible sur HBO Max, il est facile de comprendre son désamour.

La pénibilité au travail, il faut qu’on en parle. Alors certes, on a bien conscience qu’à notre niveau, c’est plus de l’humour qu’autre chose, puisqu’on n’a pas le métier le plus dur du monde. Néanmoins, il faut parfois se farcir certains contenus, par amour du septième art, qui demandent beaucoup de patience et d’abnégation pour parvenir à aller jusqu’au bout. Surtout dans cette rubrique où on s’attaque chaque semaine à une œuvre qui brille sur une plateforme. Là, nous étions obligés de nous tourner du côté d’HBO Max, mais on ne peut rien dire, puisqu’après tout, nous étions prévenus !

Parce que oui, cette semaine, la plateforme de streaming a accueilli un long-métrage qui a fait beaucoup de bruit en mai dernier. Un budget de 150 millions de dollars pour une sortie américaine qui a rapporté… 742 000 dollars dans le monde. Un échec industriel historique pour cette fresque épique qui se voulait dans la lignée d’un Braveheart, financée par un studio dirigé par l’Arabie saoudite. On a enfin vu Desert Warrior et il mérite amplement tout le malheur qui lui arrive.

Ce film épique est l'un des plus gros flops de l'année 2026 et c'est mérité
© HBO Max

De quoi parle Desert Warrior ?

Dans l’Arabie du VIIᵉ siècle, l’empereur tyrannique Kisra prend le contrôle du territoire en obligeant les rois à lui céder leurs filles pour en faire ses concubines. Mais la princesse Hind s’y refuse. Fuyant dans le désert avec son père, poursuivie, elle doit son salut à un bandit au passé trouble. Elle va alors tenter de convaincre les clans du désert de se rallier à sa bannière pour livrer une bataille décisive à Dhi Qar et, ensemble, écrire l’histoire du pays.

Ce film épique est l'un des plus gros flops de l'année 2026 et c'est mérité
© HBO Max

Pourquoi il ne faut pas lancer le film (surtout pas)

Parfois, même face à un navet en puissance, on arrive toujours à trouver au moins une toute petite lumière au bout du tunnel, de façon à ce que, même quand 90% de l’objet est irregardable, il en reste 10% qui sauve un peu l’ensemble. Desert Warrior n’a même pas ça. Alors oui, il y a de l’effort fourni dans les décors désertiques, mais ce n’est au service de rien, si ce n’est peut-être des ego.

Déjà, il faut se poser et se demander où sont passés les 150 millions. Soit il y a eu du détournement, soit certains en ont profité pour gonfler leurs salaires. Prenons, par exemple, le cas de Ben Kingsley, qui est de tous les combats, y compris lorsqu’il s’agit de toucher un chèque pour 2 minutes d’écran. Et ce n’est pas pour tenir un rôle de figurant puisqu’il incarne l’antagoniste ultime, invisible donc, qui sortira de l’histoire via un bandeau explicatif parce qu’après tout… chaque minute est comptabilisée. Parce que oui, Desert Warrior a un “casting hollywoodien” pour convaincre le public, à l’image de Sharlto Copley en méchant pas si méchant, mais dont le développement n’intéresse pas les scénaristes.

Ce film épique est l'un des plus gros flops de l'année 2026 et c'est mérité
© HBO Max

Et puis, il y a LA star du projet. Non, pas Aiysha Hart qui est pourtant la figure centrale du récit, mais bien Anthony Mackie. Le nouveau Captain America du MCU est clairement l’argument marketing du film et on ne peut nier qu’il est présent à l’écran. Sauf que son personnage s’intègre tellement mal au récit et aux autres protagonistes qu’on a la sensation qu’il a été appelé suite à des projections tests catastrophiques et qu’il a joué dans les reshoots.

Le réalisateur Rupert Wyatt (Captive State) semble, lui aussi, n’être qu’un nom un brin clinquant pour vendre la chose, puisque, de toute manière, le film semble avoir été tourné par une équipe B. Toutefois, il faut revenir sur le cas des véritables responsables de la débâcle Desert Warrior : Kelley Dixon et Richard Mettler, les chefs monteurs. La première est impressionnante sur le papier, puisqu’elle a participé à Breaking Bad ou Wakanda Forever, quand l’autre a… certes un CV moins clinquant. Il semblerait donc que Dixon ait aussi servi de prête-nom puisque le montage du long-métrage n’est ni fait ni à faire.

Ce film épique est l'un des plus gros flops de l'année 2026 et c'est mérité
© HBO Max

On n’aura pas l’outrecuidance de prétendre que l’on aurait fait du meilleur travail, ce n’est pas notre métier. Tout comme la véritable personne qui a monté Desert Warrior. Les coupes ne veulent rien dire, l’enchaînement des séquences non plus, on ne compte plus les incohérences ni les transitions sorties de nulle part.

Rien que les dix premières minutes du film donnent la sensation qu’il manque des scènes ou que d’autres ont été rajoutées a posteriori. Rien que d’essayer de se représenter l’espace lors des combats file mal au crâne, puisqu’on assiste à une sorte de puzzle dans le désordre.

Qui frappe qui, qui est à terre, pourquoi ce personnage se téléporte, pourquoi celle-ci débarque là et tout un tas de questions que l’on ne se pose plus après quelques minutes, puisqu’il y a clairement une forme d’abandon. On espère juste arriver jusqu’au bout des deux heures sans nous rouler en boule et pleurer. Et puisqu’il n’y a même pas de conclusion au film, pourquoi on en ferait une ?

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