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2 heures d’Instagram par jour : les restrictions de Meta peuvent-elles arriver en France ?

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Meta a signé un accord aux États-unis qui prévoit un blocage d’Instagram et Facebook pour les mineurs. Deux heures par jour, pas d’accès après minuit et aucune notification pendant les cours, l’Union européenne invite l’entreprise de Mark Zuckerberg à “protéger nos enfants”.

Pour éviter le procès, Meta a mis la main au portefeuille… et accepté d’adapter l’usage de ses applications pour les mineurs. Dans une majorité des États américains, Instagram et Facebook seront bientôt limités à deux heures par jour, inaccessibles après minuit et n’enverront plus de notifications dans la journée. Des mesures ayant pour objectif de protéger les adolescents alors que les Facebook Files avaient révélé la dangerosité des applications de l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Forcément, de telles mesures outre-Atlantique interrogent sur la situation en France et à l’échelle européenne. Dans un article de l’AFP et BFM, un porte-parole de l’Union européenne invite Meta à s’inquiéter aussi de la situation des enfants européens. “Nous attendons une gestion adéquate du temps passé devant les écrans, un contrôle parental approprié sur ces plateformes. Il appartient désormais aux entreprises de proposer ces engagements au sein de l’Union européenne afin de protéger aussi nos enfants ici”. 

Bientôt des restrictions en France et en Europe ?

La protection des adolescents face au caractère addictif des réseaux sociaux et la potentielle dangerosité des contenus est aussi à l’épicentre des projets du gouvernement français. Mais cet été, l’interdiction pure et simple des réseaux sociaux aux moins de 15 ans dans la législation a été censurée par le Conseil constitutionnel au nom de la liberté d’expression. Emmanuel Macron a chargé son premier ministre, Sébastien Lecornu de retravailler le texte. À l’heure actuelle, l’exécutif espère aboutir à cette réforme “d’ici au printemps 2027”. 

De son côté, le Conseil constitutionnel expliquait que cette interdiction, dans la manière dont elle a été présentée, était “susceptible de s’appliquer à des services de communication en ligne dont les risques pour la santé et la sécurité des mineurs ne sont pas établis”.

Un “accès progressif et gradué”

À l’échelle européenne, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, pourrait évoquer le cas des réseaux sociaux et des mineurs lors de son discours sur l’état de l’Union, précise l’AFP. Pour l’instant, l’UE envisage d’instaurer un accès “progressif et gradué” des enfants et des adolescents sur les plateformes, comme le préconisent les experts commandités.

Le comité présidé par l’épidémiologiste française Maria Melchior et l’universitaire allemand Jörg Fegert avait proposé d’interdire les réseaux sociaux et autres services en ligne aux moins de 13 ans à l’échelle européenne. Des mesures qui concernaient aussi les assistants d’intelligence artificielle, sauf pour des périodes limitées et sous la supervision d’un parent ou d’un cadre éducatif.

Pour les 13-18 ans, il sera question d’autoriser l’accès aux seules plateformes ayant mis en place des systèmes de vérification d’âge efficace et qui ont démontré qu’elles sont sûres par conception. Concrètement, les plateformes devraient montrer patte blanche et supprimer leurs fonctionnalités les plus addictives.

À 18 ans, les citoyens européens obtiendraient leur “majorité numérique complète” et pourraient utiliser les réseaux sociaux et plateformes en ligne en complète autonomie, mais toujours avec une vérification d’âge pour accéder aux sites pour adultes. Rien n’est donc encore joué et la question continuera d’être au cœur des discussions en France et à l’échelle de l’Union européenne. Rappelons que, selon Médiamétrie, en 2026, les adolescents entre 11 et 14 ans passent presque deux heures par jours sur les réseaux sociaux et les messageries instantanées.

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