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Chroniques de 1985 saison 2 : Netflix est-il en train de tuer Stranger Things à petit feu ?

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Après une première saison inoffensive, mais plaisante, Chroniques de 1985 est-elle en train de savonner la piste pour ses successeures ? On a vu toute la saison 2 de la série d’animation Netflix.

Netflix a perdu sa poule aux œufs d’or. En janvier 2026, Stranger Things a livré sa conclusion après près d’une décennie de bons et loyaux services. L’univers des frères Duffer est sans conteste le plus puissant au sein du catalogue de la plateforme, le seul à bénéficier d’autant de produits dérivés. Il est même au cœur d‘un spectacle proposé dans le mythique West End de Londres. Stranger Things n’est pas qu’une série Netflix, c’est la série Netflix. C’est une marque reconnue à travers le monde et le N rouge n’a pas l’intention de la laisser disparaître.

Stranger Things 1985 (3)
© Netflix

Les cendres de la série mère étaient encore chaudes quand une première production dérivée a vu le jour : Chroniques de 1985. Sous l’impulsion d’Eric Robbles, la série d’animation plonge son audience entre les évènements de la saison 2 et ceux de la saison 3. Elfe a été adoptée par Hopper et l’Upside Down est inacesssible. Will est débarrassé du flagelleur mental, mais d’autres créatures font leur apparition.

Une quête annexe qui ne devait avoir aucun impact sur la suite des aventures de la bande. Le créateur a d’ailleurs précisé que le respect du lore et la cohérence avec l’intrigue principale n’étaient pas la priorité, il s’agit d’émuler le charme des premières aventures à Hawkins. Mais à vouloir trop en faire, Stranger Things n’est-elle pas en train de se saboter ?

De quoi parle la saison 2 ?

Après avoir vaincu la Reine, la bande continue ses enquêtes et surveille l’ouverture d’autres portails vers l’Upside Down. La Saint-Valentin approche, mais l’apparition d’un fantôme et de ses créatures sanguinaires va gâcher la fête. S’agit-il d’une simple manifestation occulte ou les créatures de l’Upside Down sont-elles encore derrière cette invasion florale ? Le Hawkins Investigators Club pourrait bien être confronté à son enquête plus difficile à ce jour.

Stranger Things 1985 (2)
© Netflix

Le club des cinq

Autant le dire tout de suite, Stranger Things s’adresse moins aux fans de la première heure qu’aux petits nouveaux. Avec cette série, Netflix espère initier une nouvelle génération de spectateurs à son univers horrifique. D’ailleurs, les frères Duffer ont expliqué avoir imaginé ce projet comme un hommage aux dessins animés des années 80 qu’ils regardaient le samedi matin avec un bol de céréales.

De ce côté-là, ils maitrisent l’hommage et le pastiche à la perfection. On se prend encore au jeu de cette aventure à la Scooby-Doo, teintée de références aux années 80, à la pop culture autant qu’à son propre univers.

Chroniques de 1985 a d’ailleurs eu le bon goût de revoir ses ambitions à la baisse et miser sur huit épisodes d’une vingtaine de minutes plutôt que dix. Une approche qui participe encore à dynamiser le récit. Mais cette rapidité d’exécution se fait souvent au détriment de la portée dramatique. L’écriture des dialogues, très didactique, n’aide pas franchement.

Stranger Things 1985 (4)
© Netflix

C’est aussi vrai pour les nombreux clins d’œil à la série originale, Chroniques 1985 fonce au buldozer vers le fan-service… trop souvent pour son propre bien. Vous voyez la scène de Metallica de la saison 4 ? Elle est rejouée ici avec d’autres créatures. On a aussi un sentiment de redite lorsqu’un personnage féminin est projeté dans les airs à la manière de Max face à Vecna ou qu’Elfe use constamment de ses pouvoirs pour sauver ses petits copains.

Déjà le projet de trop ?

Les frères Duffer et Netflix ont promis que l’exploration d’Hawkins et de l’Upside Down était loin d’être terminée. Ils travailleraient sur une série dérivée en prise de vues réelles, devant approfondir la mythologie. Un projet très mystérieux qui n’a ni date de sortie, ni synopsis et surtout pas de têtes pensantes. À l’heure actuelle, Chroniques de 1985 est donc la seule production faisant vivre Stranger Things sur le petit écran. Et elle pose un vrai problème pour les projets futurs…

Comme bien d’autres spin-offs, elle commence doucement à créer des problèmes de cohérences avec la série live-action. Comment expliquer que Nikki ne soit jamais mentionné par les héros campés par Millie Bobby Brown, Finn Wolfhard et Sadie Sink ?

Stranger Things 1985
© Netflix

De la même manière, alors que les règles de l’Upside sont devenues plus confuses dans la saison 5, cette histoire en rajoute une couche avec des histoires d’organismes d’origines humaines et des fantômes du passé. Eux non plus ne sont pas mentionnés chez les frères Duffer. Qui peut encore s’en offusquer ?

Plus largement, Chroniques de 1985, continue d’essouffler une licence qui, jusqu’ici, faisait l’unanimité chez les spectateurs. On ne peut pas être surpris des priorités mercantiles de Netflix, qui cherche à tout prix à battre le fer tant qu’il est chaud. Mais difficile de ne pas voir dans ces projets au mieux anecdotiques, au pire décevants, des obstacles à la concrétisation d’un véritable retour de Stranger Things sur Netflix.

La licence ferait bien de s’inspirer des monuments qu’elle cite ici et là, Star Wars en premier lieu. The Mandalorian & Grogu a confirmé que la galaxie très lointaine avait dilué son aura et son importance pour la culture geek à coup de spin-offs inutiles, voire mauvais, Stranger Things devrait avancer avec précaution pour éviter que sa prochaine série, aussi ambitieuse soit-elle, ne soit pas noyée sous un monticule de purs produits commerciaux.

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