Critique

Critique : Lone Ranger – Pirates du désert

Cinéma

Par Pierre le

Lone Ranger est un personnage peu connu en France, mais aux États-Unis, il fait partie de la culture populaire. C’est sur la légende du ranger solitaire que Disney a décidé de miser cet été. Ici, c’est l’équipe de Pirates des Caraïbes qui s’occupe de l’adaptation (Gore Verbinski à la réalisation, Jerry Bruckheimer à la production et Johnny Depp devant la caméra) pour un résultat bien calibré, qui ne surprend pas, mais agréable.

Qui dit Western, dit attaque de train
Qui dit Western, dit attaque de train

Critique garantie sans spoilers

En 1869, John Reid revient dans sa ville natale du Texas pour y devenir procureur. Mais suite aux méfaits du hors-la-loi Butch Cavendish, il se fait nommer Texas Ranger et part à sa poursuite avec une équipe. Après une embuscade, John Reid est laissé pour mort, mais grâce au Commanche Tonto, il réussit à s’en sortir et décide d’agir masqué pour combattre le crime. La légende du Lone Ranger commence…

Qu’on se le dise, Lone Ranger est au Western ce que Pirates des Caraïbes est aux films de pirates. Un film bien calibré enchaînant les moments de bravoure épiques. On s’amuse bien pendant Lone Ranger. Le côté enfantin est bien assumé, les répliques comiques fusent et le réalisme est balayé d’un revers de main. Si vous avez aimé Pirates, vous allez adorer Lone Ranger. Malheureusement, le film est bien balisé, trop bien balisé, et n’apporte aucune surprise. En effet, les clichés s’enchaînent comme les coups de revolver. On regrettera également une deuxième partie un peu longuette, enchaînant les scènes d’action qui ne font qu’amener à d’autres scènes d’action. Il fallait de l’épique, Gore Verbinski en a donné, peut-être un peu trop. Dommage également que les effets spéciaux ne soient pas réellement réussis et tranchent un peu avec cette ambiance western sale et poussiéreuse.

Dans le duo Reid/Tonto, Johnny Depp est le dominant
Dans le duo Reid/Tonto, Johnny Depp est le dominant

I’m a poor lonesome cowboy…

La vraie star de Lone Ranger, ce n’est pas le ranger, mais bien l’indien Tonto joué par Johnny Depp. Gore Verbinski a fait le choix de lui donner le second rôle, mais tout comme dans Pirates des Caraïbes, il prend le pas sur le réel protagoniste et tire la couverture pour lui. Certes, cela n’était pas trop dérangeant avec Jack Sparrow, mais ici, cela dessert quelque peu l’histoire. On notera également que Tonto EST Jack Sparrow, Depp se contentant de transférer son personnage dans le monde des cow-boys et les Indiens. Certains apprécieront, d’autres seront agacés par ses mimiques.

Mais le Lone Ranger, c’est bien entendu Armie Hammer. L’acteur vu dans The Social Network remplit ici parfaitement son rôle en Texan exaspéré par le comportement de Tonto. Sans briller, l’acteur parvient tout de même à garder l’attention et à pousser le spectateur à s’intéresser à son rôle. Malheureusement, Hammer fait pâle figure face aux extravagances de Johnny Depp, un peu comme Orlando Bloom face à Jack Sparrow. On regrettera aussi le manque de consistance des personnages secondaires, tout le film se basant sur le duo Depp/Hammer.

Imaginez une explosion derrière
Imaginez une explosion derrière

Verdict

 

Lone Ranger est un film familial qui s’assume. Un héros auquel tout le monde peut s’identifier ? Check. La caution comique apportée par Tonto ? Check. Des scènes d’action WTFesque ? Check. Un méchant très méchant ? Une fille à sauver ? Check. Un divertissement familial bien calibré qui plaira aux petits comme aux grands, mais qui n’apporte pas grand-chose au final. Idéal pour une séance ciné entre copains ou en famille en cas de pluie. C’est fun et ça se mange sans faim.

Les personnages secondaires sont plats
Les personnages secondaires sont plats