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[Dossier] Dragon Ball Super, retour sur une série qu’on a adoré détester

Série

Par Mathieu le

Le 5 juillet 2015, Son Gokû et sa bande signaient leur retour sur nos écrans de télévision. Au programme, de nouvelles aventures où nos héros allaient devoir faire face à leur passé mais aussi affronter un futur pas si réjouissant que cela. Cinq arcs et 131 épisodes plus tard, il est temps d’évoquer ce qu’a été ce renouveau d’une série qu’il aurait été facile de rapidement enterrer mais qui est parvenue à nous surprendre.

[nextpage title= »Super décevant ? »]

Dragon Ball GT Super

1996. L’année du dernier épisode de Dragon Ball Z. Un temps qui parait forcément lointain. Certains diront que Dragon Ball GT a pris sa suite et permis d’éponger notre tristesse. Les vrais savent que ce n’est pas le cas. D’autres évoqueront la version remastérisée, sobrement nommée Kai, qui a permis de (re)vivre l’histoire de Gokû, de son combat contre Radditz jusqu’au dénouement final contre Bou. Mais la vérité, c’est qu’il a fallu attendre 19 ans pour obtenir une véritable suite aussi spirituelle que réelle à la série originale adaptée du manga d’Akira Toriyama. De son annonce au début de l’année 2015 jusqu’à sa pause à venir, probablement très longue, qui signifie la fin de l’Arc « Survie de l’Univers », que retient-on des trois dernières années ?

Sérieusement, c’est ça Dragon Ball ?

Les débuts ont été compliqués. Tout d’abord parce que les fans de la première heure, qui ont vu Battle of Gods et La Résurrection de F au cinéma ou en DVD/Blu-Ray se sont, logiquement, demandés pourquoi ces pans de l’histoire étaient à nouveau présentés dans la série. En plus de conter un récit que l’on connaissait déjà, les animations n’étaient pas à la hauteur. Certains épisodes affichant une qualité technique et artistique indigne de ce que peut représenter la franchise, surtout en 2015 avec les moyens supérieurs dont disposaient la Toei et ses équipes. On évoquait « une pression globale énorme » pour se défendre de ces tares, mais aussi « un temps de conception très serré » d’où certaines images de mauvaise qualité. Mais cela ne suffisait pas pour calmer les ardeurs de spectateurs venus voir ce à quoi pouvait ressembler la véritable suite de Dragon Ball Z. Heureusement, la suite est un peu plus intéressante.

Que c’est laid…

L’Arc sur « le Dieu de la Destruction Champa » a ravivé nos espoirs. Déjà parce qu’il s’agissait d’une histoire inédite et que l’on découvrait enfin de nouveaux personnages et surtout un univers plus vaste qu’il n’y paraissait. Surtout, on retrouvait enfin ce qui a fait longtemps le charme de la série : des combats titanesques et des personnages charismatiques. En ce sens, la découverte de Hit a été une belle surprise et l’on a vite senti la patte Toriyama derrière ce tueur de l’univers 6. Cet arc a surtout permis d’établir un fait nouveau pour la saga : il existe de nombreux univers, tous ayant des particularités et des guerriers, souvent surpuissants. Et c’est de ce constat que la série a gagné en consistance.

Comme ce fut souvent le cas avec Dragon Ball Z, la série Super a aussi eu droit à ses épisodes filler, à savoir des parties non référencées dans le manga qui servent de point d’appui pour la suite du show. On ne reviendra pas dessus, tant ces derniers étaient inintéressants.

Trunks-kun is back

L’Arc le plus marquant intervient ensuite. Avec le retour du Trunks du futur, mais surtout l’affrontement face à un vrai méchant, torturé et présentant des idéaux diaboliques, Dragon Ball Super a fait preuve d’inventivité, voire même de modernité. Zamasu et Black n’ont pas que donné du fil à retordre à Gokû et Vegeta, ils ont surtout permis d’apporter un scénario solide à une série qui manquait d’ambition dans ce domaine. Entre les histoires de futur parallèle, de Dieu immortel ayant tué son maître et de volonté d’en finir avec les êtres jugés « primaires », cet arc a plus que convaincu. Même si certains évoquent une surenchère et l’absurdité en faisant revenir, une fois de plus, Trunks, il faut avouer que ce retour a fait plaisir à de nombreux fans. L’affrontement final entre Vegeto Blue et Zamasu fusionné a également beaucoup joué dans le succès critique et public des derniers épisodes. Mais c’était sans compter sur la suite.

Lorsque Gokû a demandé à Zen’ô, le « Roi de Tout » en japonais, d’organiser un tournoi entre l’ensemble des univers, on s’est rapidement douté qu’il fallait s’attendre à voir cet événement s’organiser sous peu. Ainsi, quand l’être le plus haut placé qui existe a demandé aux KaioShin et Dieux de la destruction des douze univers de sélectionner dix guerriers pour que ces derniers s’affrontent lors d’une bataille royale, il n’y a pas vraiment eu de surprise. Mais alors, cet Arc qui a duré plus d’un an (5 février 2017-25 mars 2018) est-il vraiment à la hauteur de nos espérances ?

Il est difficile d’être totalement objectif lorsqu’on évoque une série comme Dragon Ball Super. Certains crient à la mascarade, tandis que d’autres placent de beaux espoirs dans la suite à venir de ce nouvelles aventures. Personnellement, j’ai toujours fait partie de la seconde catégorie.

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Une histoire d’instinct

L’Arc Tournoi du Pouvoir également nommé « Survie de l’Univers » est un condensé brut de ce qui a rendu aussi populaire la franchise Dragon Ball. S’il a mis (trop) longtemps à se dessiner, avec une dizaine d’épisodes centrés sur la formation de l’équipe de l’Univers 7, il a ensuite répondu à de nombreuses attentes. Forcément, on a envie de citer les membres de la team qui est composée de personnages phares de la série, aussi adulés qu’inattendus (Tortue Géniale, C-17, Freezer ou Ten Shin Han).

,Mais ce sont surtout les nombreux combats rythmant des dizaines d’épisodes qui ont tenu en haleine les spectateurs. Des Saiyans de l’univers 6 (Kale et Caulifla notamment) en passant par les robots de l’univers 3 jusqu’au Pride Troopers menés par Jiren, cet arc a permis de rencontrer de nombreux personnages au charisme parfois discutable et parfois très intéressant. Si on s’est parfois ennuyé (les combats contre les protectrices de l’amour de l’univers 2 menées par Ribrianne notamment), il faut avouer qu’on a souvent adoré analyser ce qui se tramait sous nos yeux, même si c’était parfois trop. On retient forcément le combat de Tortue Géniale contre Frost, Hit contre Jiren, Vegeta contre Toppo, Gohan contre Dypso et bien évidemment, Gokû contre Jiren. On pense aussi aux plus «petits» et notamment l’affrontement entre Piccolo et les Nameks de l’univers 6.

Impossible de ne pas apprécier ce character design

Cet Arc a surtout été l’occasion de voir Gokû dépasser, une fois encore, ses propres limites. Aperçu le temps d’un épisode double, l’Ultra Instinct a rappelé aux bons souvenirs de l’époque «La légende du Super Saiyan». Ce pouvoir, difficile à maîtriser même pour les Dieux, est arrivé un peu comme un cheveu sur la soupe, mais a finalement vite fait l’unanimité. Si le nombre de « power-up » de Dragon Ball Super fait réagir (déjà 5 nouvelles transformations si l’on compte le Blue KaïoKen), il faut bien avouer que l’Ultra Instict et sa forme maîtrisée ont la classe. Ces nouvelles transformations permettent surtout de donner un sens à l’importance qu’ont les Dieux dans cette nouvelle série et les questions qui étaient celles de Beerus au début de l’histoire (l’existence d’un Super Saiyan God).

Surtout, malgré cette overdose de surpuissance, la nouvelle forme de Gokû permet d’assister à un affrontement simplement génial contre Jiren, un ennemi dont on ne connaît pas encore toute la complexité (cela devrait être mieux présenté dans le manga éponyme). Si les animations ne se valent pas toutes, il faut bien avouer que les épisodes dirigés par Yuya Takahashi sont simplement les plus beaux de l’histoire de l’animé Dragon Ball. Que ce soit en termes d’émotions des personnages, de traits ou de mise en scène, certains passages étaient vraiment marquants.

Gokû, ne nous quitte pas

Alors oui, nous avons aimé Dragon Ball Super malgré les critiques, assez justes, qui ont été fait l’encontre de la série. La voir se terminer est un petit déchirement, mais on le sait, il y aura forcément une suite. Reste à savoir ce que nous préparent vraiment les dirigeants de la Toei, mais aussi nos amis Toriyama et Toyotarō qui planchent actuellement sur le manga, plus complet que l’animé, mais aussi le long-métrage attendu pour décembre prochain. Ce dernier sera un Arc à lui seul qui fera suite à la série et qui devrait nous en apprendre bien plus sur les origines des Saiyans. Alors, qu’est-ce que cela signifie ? Va-t-on assister à un événement majeur dans l’histoire de Dragon Ball ? Que va-t-il advenir de Gokû, Vegeta et leurs amis ? Autant de questions qui ne trouveront pas de réponses avant la fin de l’année puis plus tard avec, on l’espère, une nouvelle saison de Dragon Ball Super.