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Dossier – La Switch un an après : comment on a appris à apprécier la console et à ne plus s’en faire pour Nintendo

Jeux-Video

Par Jules le

Ce mois-ci, la Nintendo Switch a soufflé sa première bougie. A la fois objet de rédemption du constructeur japonais (qui veut nous faire oublier la Wii U) et preuve de ce que Nintendo aime jouer sur un autre terrain que ses concurrents, la console hybride a connu un succès pour le moins fulgurant. Un an après, l’engouement n’est toujours pas retombé. Pourtant Nintendo ne s’est pas reposé sur ses lauriers et a profité de l’année passée pour offrir un petit coup de polish à son bébé. Retour sur un an d’évolution.

“Nintendo est mort”, c’est toujours les mêmes jeux”, personne ne veut développer sur la Wii U”, Nintendo ne fait que des jeux pour gamins”. Ces invectives, si vous tâtez un tant soit peu la manette, vous les connaissez. Les détracteurs de Nintendo et autres trolls les ont répétés à cœur joie durant toute la durée de vie de la Wii U, moquant tour à tour les limites techniques de la console, sa faible ludothèque, ses ventes en-deçà des prévisions de Nintendo, ou les fans qui la défendait corps et âme. Car malgré toute la bonne volonté de ces derniers, les faits sont là. La première machine de la huitième génération de console ne s’est écoulée, en cinq ans de vie, qu’à 14 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui est moins bien que la PS Vita sur la même période (15,2 millions de ventes).

Entre temps, le 17 mars 2015, le regretté Satoru Iwata annonce l’arrivée prochaine du projet NX. Puis la NX s’est muée en Switch le 20 octobre 2017, lors de sa première présentation officielle, le même jour que l’annonce de Red Dead Redemption 2. Sans vous refaire toute l’histoire, l’audace du design choisi par Nintendo a autant fait rire les détracteurs qu’elle a enchanté les fans. Une console portable que l’on peut docker pour la transformer en console de salon ? Une console de salon que l’on peut emporter partout avec soit comme une console portable ? Nombreux sont ceux qui ont vu dans la Switch une énième Wii U qui allait rapidement faire un four après sa sortie.

Des angoisses qui ne se sont pas allégées après la seconde présentation qui se tenait en janvier 2017. Outre un prix de 300 euros, les joueurs ont surtout retenu les capacités techniques limitées de la console (un écran 720p en 2017) et son line-up de lancement rachitique, ne comportant qu’une seule grosse licence (The Legend of Zelda : Breath of the Wild) et 13 jeux indés (dont l’horrible bouse qu’était 1-2 Switch). Vous le concéderez, rien de bien rassurant.

Finalement, la Switch a rejoint les étals des revendeurs le 3 mars 2017, et nous voilà un an plus tard, en mars 2018. Et les moqueries énoncées plus haut sont encore en usage de nos jours. Cependant, elles ne sortent plus des mêmes bouches. En effet, ce sont désormais les fans du constructeur japonais, et autres trolls (car par définition, le troll n’a pas de camps) qui en usent pour se moquer de ceux qui avaient prédit la fin de Nintendo. Car la Switch est un véritable carton.