Dossier

[Dossier] Moon Knight ou le culte de la (multiple) personnalité

La folie des grandeurs ?

L’idée de développer un super héros schizophrène n’est pas nouvelle, et même DC a par le passé timidement tenté d’explorer les recoins sombres de la psyché de Batman. Mais Moon Knight nous apporte quelque chose que l’on a jamais vraiment vu avant : Un héros mainstream, complètement pété, qui le sait, vit avec, et tente de faire au mieux. Alors oui, vous allez me dire que Deadpool est aussi pété, mais c’est encore différent. Là où Deadpool joue le clown pour masquer une tristesse et une peine inconsolables mais est au final bien ancré dans la réalité, Spector, lui, vit dans un monde à part dans sa tête, et tout ce qu’il vit, pense, ressent, est potentiellement le fruit de son imagination. Cela apporte une pression constante, du genre qui empêche de respirer correctement.

Là où de nombreux super héros sont un peu chiants comme la mort, d’une platitude absolue et souffrent d’une absence totale d’originalité, Moon Knight fait figure d’uppercut au foie. Un peu à la manière de l’excellent Fight Club, auquel il prend d’ailleurs quelques codes, le nouveau Moon Knight nous montre qu’il reste de l’espoir pour des histoires culottées, originales, et adultes, dans le monde des merveilleux culturistes en collants moulants.

Ah et oui, il fera beau demain. Pas forcément chez vous, mais quelque part, statistiquement, y’a des chances.