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[Dossier] Qui sont donc les membres de la Justice League du film ? Notre revue d’effectif

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Par Feel le

Si je vous parle d’un mec qui s’habille en chauve-souris, d’un autre qui passe son temps à courir dans tous les sens, d’un troisième fétichiste de la chirurgie plastique et des prothèses, qu’un de leurs copains parle aux poissons et que la seule nana de leur groupe se balade en slip en prétendant être une déesse, on est d’accord que je vous décris une bande de malades enfermés en hôpital psychiatrique, hein ? Et pourtant…

Eh bien non, car tous ces malades sont en fait en liberté, se prennent pour des super héros, et défient les lois pour aller poutrer du méchant qui menace la survie de la planète. L’ego, des gars, déjà. Et voilà que le plus malade de tous, un certain Bruce Wayne, décide en plus de les réunir au sein de ce qu’il appelle la Justice League. On notera d’ailleurs que pour le film, la JLA a perdu son A, ce qui pourrait signifier qu’ils ne comptent pas se limiter au territoire américain. Du coup, je me demande si Aquaman va pouvoir embarquer son trident en cabine avec lui. Mais trêve de diversion, et entrons dans le vif du sujet : Quelle est donc cette Justice League ? Qui sont celles et ceux qui la composent ? Une nouvelle équipe de super héros a-t-elle sa place au cinéma ? Ou est Superman ? Qu’est-ce qui est jaune et qui attend ? À l’occasion de la sortie de Justice League au cinéma, nous vous proposons un petit décryptage des forces en présence.

[nextpage title= »Une belle bande de bras… musclés »]

Suite à sa rencontre avec Superman, Bruce Wayne, qu’on ne présente plus, comprend qu’il existe dans l’univers des dangers un peu plus importants que la simple petite racaille de Gotham qu’il prend habituellement plaisir à torturer. Il décide alors de réunir tout un tas de gens aux capacités incroyables, parce que quand ton seul pouvoir c’est ton pognon, ce n’est pas impossible que tu aies besoin de copains pour te défendre dans la cour de récré, surtout si elle est pleine d’extraterrestres qui cassent des petites planètes à coup de poing. Malin, le gars.

Le voilà donc parti à la recherche d’une super équipe, au final assez différente de celles que l’on a pu voir au sein des comics DC. On notera par exemple l’absence de gros noms tels que Green Arrow, Black Canary, Martian Manhunter ou encore Green Lantern. Si on peut aisément comprendre l’absence de J’onn J’onzz (aucun lien avec le junkie pratiquant de MMA et spécialiste des doigts dans les yeux), le martien métamorphe, il est bien dommage qu’on ne retrouve ni Green Arrow, ni Black Canary. Pour ce qui est de Green Lantern, les rumeurs vont bon train et n’ayant pas encore vu le film au moment de la rédaction de cet article, nous ne pouvons rien vous dire. Et puis spoiler, c’est mal. Concentrons-nous donc sur celles et ceux qui sont bien présents.

[nextpage title= »Amérique Five »]

Les membres fondateurs de la Justice League du DC Movieverse sont donc Batman, Wonder Woman, Aquaman, Flash et Cyborg. Batman, tout le monde le connaît, sauf peut-être ma tata Simone, mais elle ne connaît personne parce qu’elle ne sort jamais de chez elle. Petit rappel tout de même. Héritier de la fortune des Wayne, le jeune Bruce assiste, impuissant, à l’assassinat de ses parents dans une allée sombre, alors qu’il n’est qu’un enfant et qu’ils sortaient tous trois joyeusement du cinéma après être allés voir Les Tuches 2. Traumatisé par l’événement (non, tu crois ?), Bruce décide quelques années plus tard de dédier sa vie à protéger les opprimés et à péter des fémurs de délinquants. Sa rencontre avec des chauve-souris dans une cave sous le manoir Wayne scellera son destin (et finira sans doute d’aliéner son esprit déjà affaibli par la perte de ses parents, mais ce n’est pas le sujet), et il deviendra Batman, le chevalier sombre, défenseur de la veuve, de l’orphelin… et des intérêts de la fortune de Bruce Wayne.

Contrairement à une grande majorité de super héros, Brune Wayne n’a pas de super pouvoirs. Il est juste très riche et très intelligent, et est considéré comme le meilleur détective au monde. Encore plus fort que Sherlock Holmes, le gars. C’est aussi un athlète de haut niveau, capable de se battre dans une combi blindée moulante et avec une cape qui traîne par terre. Rien que ça, déjà, ça force le respect. Armé de tout un tas de gadgets qu’il a pu se payer avec sa fortune, Bruce Wayne est un peu monomaniaque des chauvesouris et colle le mot « bat » partout. Batmobile, Batcave, Batslip, Batarang, Batagada tsoin tsoin… Leader né, et même alors que Superman faisait partie de la JLA dans les comics, Batman a souvent été vu comme le chef de la bande. Et quand on voit la direction que prend le film, on imagine totalement que cet aspect aura été conservé. Pas mal, pour un petit gosse de riches fragile.

[nextpage title= »Super nana »]

Second membre de cette équipe de joyeux drilles, Diana Prince, plus connue sous le sobriquet de Wonder Woman, est une déesse, créée par sa maman à partir d’un morceau de glaise, auquel Zeus insuffle la vie. Hein ? Ouais. Donc déjà, on sait que dans l’univers des films DC, les dieux existent. Diana grandit sur Temiscyra, sorte de station balnéaire-slash-paradis sur terre, uniquement composé de femmes. Ne me demandez pas comment elles se reproduisent, ce n’est pas le sujet. Ces Amazones vivent le parfait bonheur, jusqu’à ce qu’une bande d’hommes armés ne viennent foutre le bordel. Classique.

Diana est dotée de capacités assez hallucinantes. Outre le fait qu’elle ait passé le plus clair de sa vie à s’entraîner à la baston, elle dispose d’une force incroyable, équivalente à celle de Superman. Tout comme lui, elle peut voler (pas encore dans les films, mais ça viendra), et résiste à beaucoup de choses (mais pas au charme des beaux yeux bleus de Kal-El).
Niveau accessoires, elle utilise des bracelets qui lui permettent de parer tout un tas de projectiles, des balles les plus simples aux lasers les plus technologiquement avancés, et elle utilise un lasso magique, appelé le Lasso de Vérité. Si elle vous enlace avec, vous lui direz tout ce qu’elle veut entendre. Ne cherchez pas, je ne ferai pas de vanne sur ce sujet. Non.
Passez au paragraphe suivant, je vous dis.

[nextpage title= »L’homme qui murmurait à l’oreille des hippocampes »]

S’il est bien un héros qui a toujours été raillé, aussi bien par de nombreux fans, que par d’autres super héros ou super vilains, c’est bien Arthur Curry. Seigneur du royaume immergé d’Atlantis, Arthur Curry est le fils d’un explorateur humain et d’une Atlante. Super fort, super doué avec un trident, Aquaman (oui parce que vous aurez bien compris qu’il s’agissait de lui) est capable de parler sous l’eau sans faire de bulles. Et franchement, si ça c’est pas le meilleur pouvoir de tous les membres de la Justice League…
Au-delà de ça, Aquaman est doté d’une sorte de lien télépathique avec les animaux marins, et peut donc en théorie appeler dauphins, baleines, bibifocs et morses à la rescousse. Bon, en plein milieu d’un pays désertique, ce n’est pas hyper utile, mais à la plage ça impressionne toujours les nanas.

Sans doute le personnage le plus différent physiquement parlant de sa version comic book, Aquaman est interprété dans le film par Jason Momoa, un tas de muscles bien bankable en ce moment. Couvert de tatouages pour l’occasion, et le cheveu bien brun, Aquaman est ici bien loin du blondinet à la main coupée que l’on a l’habitude de voir dans les comics. Mais pourquoi pas. De toutes façons, il y a peu de chances de le voir sortir de l’eau à dos de Flipper, donc autant moderniser la chose jusqu’au bout. Et puis la cote de mailles orange ne va pas à tout le monde.

[nextpage title= »01110000 01110010 01101111 01110101 01110100″]

Dans les comics, Victor Stone n’est pas un membre fondateur de la JLA. Il fait partie des Teen Titans. Ou tout du moins c’est le cas avant le reboot de 2011, après quoi il devient membre fondateur de la Justice League. Oui, c’est compliqué. En même temps, on parle de comic books, pas de la bio de Cyril Hanouna. Joueur de football américain universitaire, Victor Stone a des parents vachement rigolos. Des scientifiques qui se servent de lui comme cobaye pour leurs expériences sur des projets d’augmentation du QI. Et comme c’est un gars très reconnaissant, il en veut à ses parents d’avoir fait de lui un génie. Tout à fait le genre de famille qui aurait pu avoir sa série du midi sur M6 dans les années 90.

Suite à un vilain accident dans le laboratoire de son paternel, Victor se retrouve grassement amputé de la majeure partie de ses membres, et bien entendu défiguré, sinon c’est pas drôle. Pour se racheter, parce qu’il se sent un tout petit peu coupable d’avoir oublié de fermer le gaz en sortant, son père décide de le reconstruire, à l’aide de prothèses cybernétiques dernier cri. Et puis ça fait toujours une nouvelle expérience avec laquelle tenter de chopper un financement. C’est ainsi que nait Cyborg, mi-homme mi-machine, et 100% en colère. Ses prothèses étant faites d’un alliage comme on n’en trouve que dans les comics ou dans les ordinateurs des spécialistes de la CGI, il peut à loisir modifier certaines parties de son corps, faisant apparaître canons soniques, missiles et autres couteau Suisse pour décapsuler les bières quand Batman n’est pas dans le coin.

Très certainement un des personnages qui va avoir le plus de mal à se faire une place dans ce film, beaucoup de monde s’est interrogé sur la pertinence de sa présence, alors que d’autres personnages plus emblématiques sont absents. Le mec, non seulement il n’est plus qu’un morceau de lui-même et sent un peu ce cochon frit, mais en plus personne ne l’aime.

La vie est moche.

[nextpage title= »A-ah, savior of the universe »]

Last but not least, Barry Allen l’homme le plus rapide du monde. Doté du très adapté sobriquet The Flash, Barry a lui aussi subi un accident dans un laboratoire (note pour plus tard : toujours éviter les laboratoires, surtout les nuits d’orage). Mais lui n’a été ni défiguré, ni charcuté. Au lieu de ça, Flash court désormais vite, très vite. D’ailleurs il ne fait pas que courir, il est simplement extrêmement rapide. Capable de tout faire beaucoup plus vite que les autres (ne ricanez pas), Barry Allen a même –en tout cas dans les comics- la capacité de traverser la matière, en faisant résonner son corps à une certaine fréquence. Et ça c’est quand même archi la classe. Du coup, esquiver une balle, un coup d’épée ou un Batarang qui passe par là est un jeu d’enfant pour celui qui semble jouer dans Justice League le rôle du nerd de service. Il peut aussi voyager dans le temps, comme on a pu le voir dans Batman v Superman…

Nous voilà donc avec l’équipe au complet. Au complet ? Pas si l’on en croit certaines rumeurs, qui annoncent le retour d’un certain Kryptonien.

[nextpage title= »Back in black »]

Il est en effet plus que probable que Justice League voit le retour de Superman. « Mais il est pas mort, lui ? » me demandez-vous. Bon sang, quelle ignorance. On parle de héros de comics, quand même. Et pas n’importe lequel. Le mec est capable d’entendre dans l’espace, de parcourir des années lumières en moins de temps qu’il n’en faut pour faire Paris-Nantes en train, ou encore de soulever le poids de l’infini. Alors ce n’est pas une petite créature de rien du tout et à la CGI horriblement mal faite qui va le garder sous terre.
Non, Superman va revenir, même si ce n’est que pour le combat final, mais il va revenir. Après tout, c’est un des membres les plus importants de la JLA dans les comics, et il serait plus que surprenant qu’il ne soit pas un des membres fondateurs de la Justice League du Movieverse DC.

Et c’est peut-être la raison de l’absence de personnages plus humains tels que Green Arrow ou Black Canary. Quelle place peuvent avoir des humains dans une équipe qui accueille déjà Superman et Wonder Woman ? La légitimité de Batman n’est pas à mettre en doute, vu que c’est lui qui paye toujours la note au resto, et qui prête ses jouets, mais QUID d’autres humains sans pouvoirs ?

Quand à ce qui est jaune et qui attend, c’est Sinestro, caché dans un coin.