Dossier

[E3, les meilleurs moments] Retour sur 20 ans de pipeautage

Par killy le

Un grand hall déshumanisé dans un bâtiment à l’architecture vague, chapeau haut-de-forme perdu au milieu de quatre palmiers. Une zone grise dans laquelle se retrouvent des hommes d’affaires, des entrepreneurs aux costumes hors de prix, parlant à des actionnaires à l’œil torve. Et tout ça pour la passion du fric. Ce n’est pas sexy, pourtant c’est l’E3 et il risque encore une fois d’être suivi par de nombreux joueurs en quête de sensations. Et paradoxalement, il y en a.

e3

Événement se déroulant – quasiment – tous les ans à Los Angeles depuis une vingtaine d’années, l’Electronic Entertainment Expo regroupe éditeurs et studios de développement dans un but simple, présenter, rassurer et générer des pépettes. Interdisant parallèlement toute juxtaposition des mots « grand » et « messe » dans une même phrase, l’E3 est pour les joueurs une ouverture vers ce que sera l’horizon du jeu vidéo dans la ou les 2 année(s) à venir. La dimension professionnelle passe alors au second plan, ne laissant qu’une gigantesque pochette surprise à plusieurs milliards de dollars qui comme sa version à 2 balles contient aussi bien des promesses de bonheur sucré que des machins en plastoc informes. Autant source d’analyses via des stratégies qui se mettent en place pour définir une future communication ou des orientations du marché bien claires, que source de moqueries devant certains comportements inexplicables cliniquement, l’E3 concentre beaucoup de moments marquants. Avant le début des pré-conférences le 14 juin prochain et avant les applaudissements forcés aux frontières de l’hystérie, retour sur un peu plus de 20 ans de pipeautage artistique.