Les deux vedettes de TRON : Ares, Greta Lee et Jodie Smith, nous ont parlé de leur expérience de tournage, de l’importance de cette suite et des difficultés inattendues qu’elles ont rencontrées sur le plateau. Le monde virtuel de la franchise s’est montré particulièrement complexe à retranscrire dans le monde réel. Voici les secrets de production qui ont permis de signer cette véritable réussite visuelle.
Les prémices de cette suite risquée
Journal du Geek : Comment avez-vous réagi lorsque l’on vous a approché pour travailler sur TRON : Ares ? C’est une franchise si importante, que les fans ne pensaient jamais revoir. Comment avez-vous abordé ce revival de TRON ?
Greta Lee : Je n’avais jamais fait de science-fiction auparavant. Je n’avais jamais fait de film d’action, ni fait partie d’une franchise, et celle-ci est massive. J’étais tellement ravie de rejoindre cette production. Je me souviens avoir rencontré Jodie Smith lors d’une projection de Past Lives où elle était modératrice, et elle est venue me voir après en me disant qu’elle avait entendu des rumeurs selon lesquelles j’allais travailler sur TRON. Jodie, elle, avait déjà rejoint le projet. Cette discussion m’a fait prendre conscience de l’ampleur de cette production.
Jodie Smith : Pour ma part, rejoindre ce genre de franchise ne m’est pas étranger (Jodie Smith est d’abord passée par la franchise Star Wars via la série The Acolyte). C’est toujours une aventure. J’étais vraiment ravie de faire partie de quelque chose qui a un héritage culturel aussi énorme. Rejoindre une telle production est l’un de ces objectifs que l’on souhaite à tout prix accomplir en tant qu’acteur. Mais il faut être vigilant et se poser les bonnes questions : Quel est le scénario ? Qui est sur le projet ? Qui le réalise ?
Journal du Geek : Et le scénario a-t-il été un facteur décisif dans votre décision de rejoindre le projet ?
Jodie Smith : Je me souviens avoir lu le scénario et m’être dit : “j’aime vraiment ce que je vois”. Quand on m’a parlé de TRON : Ares pour la première fois, je leur ai dit : “D’accord, laissez-moi lire le scénario.” Et après l’avoir lu, j’ai tout de suite été conquise. C’était très drôle, mais aussi touchant, avec beaucoup de cœur. Nous tenons parfois ces éléments pour acquis dans un projet de cette envergure. Mais cette fois-ci, les qualités du long-métrage m’ont vraiment prise par surprise. J’ai tout de suite compris à quel point ce projet m’intéressait. Et puis quand on m’a proposé de rouler sur l’une de ces motos lumineuses, je n’ai pas hésité une seule seconde !

Comment le monde de TRON a-t-il pris vie lors du tournage ?
Journal du Geek : Le thème principal du film étant d’intégrer le monde de TRON au nôtre, j’aimerais vous poser des questions sur la manière dont cet univers virtuel a été concrétisé sur le plateau. Vous avez mentionné les motos. Ces véhicules sont réels ou s’agissait-il d’effets spéciaux ?
Jodie Smith : Ils ont construit énormément de choses. Une grande partie de ce que vous voyez existait réellement, ils ont mis le paquet sur les décors physiques. Greta Lee disait que chaque plateau était comme un mini parc d’attractions à part entière. Quand nous sommes dans la Grille, nous y sommes réellement. Je pense que vous pouvez vraiment le ressentir dans le film : c’était si important pour Joachim Rønning et nos designers de s’assurer que nous puissions réellement jouer dans ces environnements. Je me souviens encore du moment où j’ai découvert la moto. Sa couleur était un magnifique rouge acajou qui m’a bluffé.
Journal du Geek : Et quelles autres technologies ont été mises en place sur le plateau ?
Jodie Smith : Oui, c’est incroyable parce que, maintenant, les plateaux The Volume nous évitent d’avoir à regarder un écran vert ou bleu. Nous pouvons véritablement voir les paysages et environnements sur ces écrans géants.

Des costumes difficiles à porter
Journal du Geek : Comment était-ce de porter les combinaisons ? J’ai entendu dire qu’il y avait eu des soucis avec TRON : L’Héritage avec les lumières embarquées notamment. Les costumes étaient lourds ? J’imagine que toute l’électronique nécessaire était intégrée quand le costume.
Jodie Smith : Cette combinaison, c’était mon costume de tous les jours. Alors au bout d’un moment, on s’y habitue. Ils ont dépensé tellement d’argent pour fabriquer ces combinaisons. Ils voulaient que les costumes aient des effets bien réels, donc toutes les lumières que vous voyez… il fallait les brancher et s’assurer que tout fonctionne à chaque fois que l’on enfilait le costume.
Greta Lee : Les combinaisons sont lourdes, peu maniables, et vous devez courir avec, faire toutes vos scènes dans cet attirail. Mais les sentiments qu’elles nous procuraient en les portant en valaient la peine.
Jodie Smith : Jared Leto voulait vraiment que notre apparence dans ce film paraisse un peu plus agressive et ressemble davantage à une armure, plutôt qu’à une simple combinaison moulante. J’aurais préféré qu’il choisisse juste le côté moulant ! Elles sont taillées sur mesure pour votre corps avec tant de précision et de détails. J’avais ces sortes de tapis de gym sur lesquels je m’allongeais pour soulager la pression que mon corps subissait à cause de la combinaison. Je pensais que j’allais m’entraîner pour faire des cascades, mais, en réalité, je me suis entraînée pour porter la combinaison !
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