Dossier

Les meilleurs films et séries fantastiques à voir en ce moment sur Netflix

Cinéma

Par Henri le

Le géant du streaming propose une pléthore de films et séries fantastiques. Vous n’aurez probablement pas le temps de tout voir alors on vous a concocté une petite sélection des œuvres immanquables.

On dit souvent que le catalogue français des films Netflix est famélique, et il faut bien avouer que certains genres ne sont effectivement pas gâtés. C’est notamment le cas de la fantasy qui n’est pas très bien représenté. L’histoire sans fin, Hook ou Le Seigneur des anneaux manquent actuellement à l’appel. Cependant le genre fantastique dans son sens plus large s’en sort beaucoup mieux.

Après nous être penchés sur la science-fiction et l’horreur, c’est désormais sur ce dernier que nous allons nous focaliser. L’occasion de constater que la frontière entre les genres est parfois mince et que ces derniers ne sont pas tous hermétiques. Le fantastique se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit. Il est donc différent de la science-fiction et des dystopies, qui entendent créer un univers rationnel, même dans le futur. Mais cela ne l’empêche cependant pas de se mêler à l’angoisse ou la comédie pour fonctionner ! Voici donc quelques films/séries qu’il faut avoir vu sur la plateforme quand on s’intéresse au genre.

La saga Harry Potter

Difficile de ne pas évoquer Harry Potter dans cette sélection, tant l’univers créé par J.K Rowlings a accompagné de jeunes lecteurs et spectateurs. Heureusement pour les amateurs de cinéma, l’adaptation de ce succès phénoménal s’est déroulée sans couacs, même si certains épisodes sont largement meilleurs que d’autres. On pense notamment à l’épisode d’Alfonso Cuaron (Le Prisonnier d’Azkaban) ou ceux de David Yates.

Ces 8 longs-métrages sortis sur une période de dix ans permettent de suivre l’évolution du petit sorcier, qui grandit en même temps que ses fans. Mais c’est aussi l’occasion de découvrir un univers d’une grande richesse, balancé entre lieux maudits et faune magique. De quoi éblouir les plus (ou moins) jeunes.

La Famille Adams

Puisqu’on vous dit que le rire peut se mêler au macabre ! La Famille Adams a bientôt trente ans, mais conserve un charme tout particulier. Le film de Barry Sonnenfeld se base certes sur un scénario cousu de fil blanc, mais son intérêt n’est pas là. En effet, la mise en scène de ce dernier, qui insuffle une vraie poésie au genre, aura inspiré de nombreuses œuvres par la suite.

Difficile de ne pas y voir de références dans d’autres longs-métrages comme L’étrange Noël de Mr. Jack ou des jeux comme Medievil. Une sympathique entrée en matière, qui prouve que l’obscurité n’est pas toujours synonyme de danger.

Sleepy Hollow

L’œuvre de Tim Burton est intimement liée au fantastique, mais Sleepy Hollow fait tout de même office de diamant noir dans sa filmographie. Le réalisateur donne vie à un univers gothique majestueux, qui fait véritablement hommage à la nouvelle homonyme de Washington Irving dont il est issu. Johnny Deep y incarne un inspecteur de police délicieusement flegmatique dont le but est de résoudre une série de meurtres commis en 1799. Il va très vite se rendre compte que le cavalier sans tête dont il entend sans cesse parler n’est peut-être pas une légende…

La mise en scène, sublimée par la partition de Danny Elfman, mélange sans cesse cauchemar et conte de fées, et évoque la question existentielle de la recherche de nos origines.

Hellboy

Pour évoquer Guillermo del Toro, on aurait pu vous citer l’excellent Labyrinthe de Pan… Mais il n’est plus sur la plateforme. Qu’à cela ne tienne, pourquoi ne pas vous plonger dans l’univers d’Hellboy ? Sous ses airs de super-héros générique, ce colosse créé par Mike Mignola évolue dans un univers saisissant, que le mexicain a su retranscrire avec talent. Invoqué par des chercheurs nazis, Anung Un Rama (de son vrai nom) est finalement récupéré par l’armée américaine, qui le surnomme Hellboy, et en fait le fer de lance du Bureau de lutte contre les menaces paranormales.

Accompagné de Liz Sherman, qui possède des talents de pyrokynesie, et d’Abraham Sapien, un homme amphibien (qui fait beaucoup penser à la créature de la Forme de l’Eau), il combat les démons qui veulent envahir la terre. Les deux épisodes de del Toro nous font voyager dans un monde inspiré, qui fourmille de détail. L’occasion de croiser des créatures impressionnantes, qui donnent lieu à des combats assez jouissifs. Une vraie proposition de cinéma, qui fait plaisir face à l’habituelle tiédeur de ce type de productions hollywoodiennes.

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

Michel Gondry dispose d’un style qui lui est propre, où le fantastique tend souvent vers l’onirique. Eternal Sunshine of the Spotless Mind est encore aujourd’hui considéré comme un de ses meilleurs films. On y découvre l’histoire de Joel et Clementine, un couple qui bat sérieusement de l’aile. Bien décidé à passer à autre chose, Clementine décide de faire effacer tous les souvenirs de cette relation de sa mémoire. Ce dernier va alors aller voir le docteur Mierzwiak, l’inventeur de ce procédé pour faire de même.

Il va alors plonger dans ses souvenirs et se rappeler pourquoi il est tombé amoureux d’elle. Commence alors une bataille très originale contre la machine du docteur… Porté par les excellents Jim Carrey et Kate Winslet, le film enchaine les idées ingénieuses de mise en scène et offre aux spectateurs une histoire d’amour vraiment singulière. À ne pas… Oublier !

Charlie et la Chocolaterie

Le conte de Roald Dahl a été plusieurs fois adapté au cinéma, mais la version de Tim Burton (toujours lui !) lui rend un hommage vibrant. L’inclusion du fantastique se fait de manière progressive, comme si l’histoire d’Oliver Twist prenait doucement une tournure délirante. Charlie est un enfant pauvre, qui ne peut se payer le luxe de manger des friandises. Par miracle, il trouve un des cinq tickets d’or que Willie Wonka a caché dans ses tablettes de chocolat. Il va ainsi pouvoir découvrir l’établissement de cet excentrique patron, et gagner une vie de bonbons. Mais petit à petit, il se rend compte que la visite ne se déroule pas comme prévu.

Johnny Deep excelle dans le rôle du chocolatier, et livre une nouvelle fois une prestation pleine de malice. Burton quitte cette fois-ci son univers lugubre pour se tourner vers un univers bariolé, mais tout de même inquiétant ! Il laisse néanmoins filtrer une intéressante réflexion sur la filiation, qui insuffle une touche d’émotion bienvenue à l’ensemble.

Psychokinesis

Psychokinesis est un film coréen qui est passé plutôt inaperçu, mais il vaut tout de même le détour. Réalisé par Sang-Ho Yeon, qui s’est déjà occupé du très sympathique Train pour Busan, il revisite la figure du super-héros de façon assez singulière. On suit l’histoire de Seok-hyeon, un homme pas très courageux qui officie en temps que gardien de sécurité dans une banque. Il découvre brusquement qu’il possède des pouvoirs de télékinésie, et y voit une opportunité d’arrondir ses fins de mois. Mais lorsque la pègre locale s’en prend à sa fille Roo-Mi, il va devoir utiliser les grands moyens.

Une fois n’est pas coutume, le cinéma coréen mélange les genres. Si cela est moins réussi que lors de sa précédente œuvre, on apprécie tout de même le discours sous-jacent qui s’attaque à la corruption des villes et dénonce le capitalisme urbain qui les rend difformes. Un anti-Avengers plutôt réjouissant.

La plateforme propose également différentes séries qui lorgnent vers le fantastique. Beaucoup d’entre elles sont de qualité discutable mais certaines sortent évidemment du lot. Alors n’attendez plus !

Stranger Things

Série phénomène depuis la sortie de la première saison en 2016, Stranger Things nous offre une immersion aussi rafraîchissante que nostalgique dans la petite ville d’Hawkins, où des phénomènes pour le moins étranges se produisent. Marqués par la disparition de Will Byers, ses amis et sa famille vont se lancer à sa recherche, aidés par la mystérieuse Eleven, une pré-ado sortie de nulle part, et visiblement dotée de capacités hors du commun.

Véritable déclaration d’amour à la belle époque Spielbergienne et aux années 80, Strangers Things est un des plus gros succès de Netflix, ou du moins l’un des plus médiatisés. Aujourd’hui, la série vient de livrer sa troisième saison, et deux jeux vidéo sont en cours de développement par le géant de la SVOD.

Dark

Alors que la deuxième saison est désormais disponible, pourquoi ne pas donner une chance à Dark ? Cette série allemande a pris de nombreux spectateurs par surprise grâce à son atmosphère sombre et sa mise en scène aux petits oignons. Certains la perçoivent comme une sorte de Stranger Things plus adulte, ce qui en dit long sur la qualité du show.

Elle se focalise sur la disparition mystérieuse de plusieurs enfants, survenue dans la petite ville de Winden tous les 33 ans. Alors que quatre familles ont été brisées à travers les époques, les enquêteurs de la police vont comprendre que les faits sont liés. Mais pour tenter de résoudre l’affaire, ils vont devoir mettre leurs croyances de côté.

On tire notre chapeau aux jeunes acteurs, qui donne une belle profondeur à ce récit tortueux qui joue avec le public comme une marionnette. Il faudra cependant être bien concentré lors du visionnage, car la notion de temps est cruciale pour apprécier l’ensemble.

Under the Dome

Quand on parle de fantastique, le nom de Stephen King revient souvent. Et cela se comprend. L’écrivain américain a abreuvé ses lecteurs d’histoires devenues cultes, qui ont rapidement connu des adaptations plus ou moins réussies au cinéma. Si des films comme Misery et Shining ont clairement opté pour l’horreur, d’autres de ses œuvres laissent plus de place à l’imaginaire. C’est notamment le cas de The Mist, qui fut déjà habilement adapté par Frank Darabont en 2007 avant que Netflix ne le décline en série. Mais on préfère vous conseiller les trois saisons d’Under the Dome, qui ont réussi à nous tenir en haleine. Ce show, dont les producteurs délégués se nomment Stephen King et Steven Spielberg, se veut plus mystérieux qu’angoissant.

Il narre l’histoire d’un petit village qui, du jour au lendemain, se retrouve piégé à l’intérieur d’un dôme translucide. Coupés du monde, les habitants vont devoir s’organiser pour survivre. Certains d’entre eux voient dans cet étrange phénomène un moyen de prendre le pouvoir. Les dissensions débutent alors. Une fois n’est pas coutume, King a voulu utiliser un élément extérieur fantastique pour nous faire réfléchir sur nos comportements. Et ça fait mouche !