Dossier

Les objets high-tech les plus emblématiques des années 90

Chronique

Par Henri le

Alors que Captain Marvel s’illustre au box-office, nous continuons notre voyage générationnel au cœur des années 90.

« Oh non, ça craint ! J’ai confondu ma banane avec celle de mon petit frère. Résultat des courses : il a mon tatoo et moi son tamagotchi ! » Une phrase presque gênante, qui nous parait appartenir au néolithique. Et pourtant, elle paraissait tout à fait normale il y a moins de trente ans. Comme prévu, la technologie n’a cessé d’effectuer des bonds de géant, favorisée par le déploiement rapide d’internet.

Votre smartphone a désormais la puissance d’un ordinateur, vous pouvez accéder à des millions de titres via Spotify ou encore voir vos films en 4K… Les choses ont bien changé. Alors, laissez-vous emporter par un vent de nostalgie en (re)découvrant quelques-uns des objets tech les plus emblématiques de cette décennie qui rime avec insouciance pour nombreux d’entre nous.

Le Gameboy

Le Gameboy est probablement le seul objet que vous pourriez ressortir dans le bus sans avoir honte. C’est dire la réussite extraordinaire de Nintendo. Cette console portable mythique a traversé les âges et est encore aujourd’hui considérée comme une des meilleures machines de l’histoire du jeu vidéo. Face à une Game Gear plus puissante, mais qui coûtait un SMIC en pile, ce bloc de plastique gris a su offrir des heures de bonheur aux gamers nomades. Super Mario Land 2, Wario Land, Zelda : Link’s Awakening, Metroid II… N’en jetez plus.

Les pagers

Bien avant l’avènement des portables, c’est la famille des pagers qui régnait en maitre dans les cours des lycées. Kobby, Tatoo, Tam-Tam, autant de noms qui ont accompagné les adolescents et adultes au milieu des années 90. Ces petits boitiers utilisaient un service d’envoi de message par radio aux destinataires. Le Tatoo permettait de recevoir un message (d’abord numérique puis alphanumérique !) afin d’aller à la cabine téléphonique pour rappeler le numéro reçu.

Les modèles qui ont suivis permettaient même de lire jusqu’à 80 caractères d’un message de l’envoyeur, qu’il avait précédemment dicté à une opératrice. Les pagers se sont raréfiés lors de l’arrivée du SMS mais le système a encore été longtemps utilisé par les pompiers et le personnel hospitalier, car la plage de transmission radio est extrêmement large.

Le Tamagotchi

Apparu en 1996, le Tamagotchi a provoqué une véritable déferlante chez les plus jeunes. Ce petit gadget qui permettait de s’occuper d’un animal de compagnie virtuel a connu un succès fou dans le monde. Au départ destiné aux jeunes filles japonaises se sentant seules, ce petit programme informatique demandait aux acheteurs de nourrir et faire jouer votre compagnon à l’aide de trois boutons situés sous l’écran.

Une tache à prendre au sérieux puisque ce dernier pouvait mourir en cas d’oubli. On s’étonne encore du niveau d’attachement de certains pour un simple écran LCD. Les temps étaient différents on vous dit.

3Dfx Voodoo

Tous les gamers ayant joué sur PC dans la décennie 90 se rappellent la Voodoo. En 1996, les constructeurs de cartes graphiques sont sûrs d’une chose : L’avenir du jeu vidéo est en 3D. Une petite compagnie composée d’ingénieurs de chez Silicon Graphics, nommée 3Dfx, sort un GPU spécialement dédié à cette tâche.

Elle connait un grand succès surtout grâce à des titres comme Quake et Tomb Raider, bien qu’elle ait besoin d’être connectée à une carte 2D pour l’affichage. Le résultat est impressionnant. Il est possible de jouer en 640 x 480 pixels (!) en 60 fps à de nombreux titres ! Sa successeur permettra même d’en faire fonctionner deux en SLI. Une ère extraordinaire du jeu PC. Regardez cette vidéo de la chaîne PhilsComputerLab pour comprendre.

Le (maudit) MiniDisc

La guerre des formats musicaux et vidéo a particulièrement fait rage dans la décennie 90. D’autant plus que les marchés grand public n’étaient pas tous égaux en termes d’offre. Le Mini Disc illustre bien cette période. Alors qu’il a connu un joli succès au Japon (notamment avec le célèbre Sony MZ1) il est resté assez confidentiel en Occident, notamment à cause d’un coût élevé et de l’arrivée du mp3 (pourtant de moins bonne qualité).

Cette technologie magnéto-optique, qui fonctionnait de manière assez similaire au Compact-Disc, permettait d’enregistrer jusqu’à 80 minutes de musique (en numérique). Une façon de combiner les avantages du disque et de la cassette, tout en étant beaucoup plus compact que les lecteurs dédiés à ces derniers. Malgré tous ces avantages, les gens ont été réticents à changer l’intégralité de leur collection pour en profiter.

La disquette

Vous pestez, car votre smartphone ne dispose que de 64 Go de stockage ? Et bien, sachez qu’il y a quelques années de cela, nous stockions encore nos documents sur des disquettes (en 5,25 ou 8 pouces s’il vous plait). Cette dernière reste encore l’icône de choix pour signaler un enregistrement.

Inventée à la fin des années 60 (elle est donc un peu à part dans ce classement), elle pouvait initialement contenir 80 000 caractères soit une journée de frappe. Elle s’est par la suite développée et a bercé de nombreux geeks durant les années 90. Il faut dire qu’avec 1,44 Mo de stockage (et parfois bien plus à condition de mettre le prix), il était déjà possible de conserver de nombreux documents. Une relique du passé !

Encarta

Il fut un temps où il ne suffisait pas de « googler » pour clouer le bec de vos amis qui pensaient qu’Istanbul était la capitale de la Turquie. Mais on ne vous demandait pas non plus d’aller fouiller dans un livre. Non ! La révolution de la connaissance se nommait Encarta. Crée par Microsoft en 1993, cette encyclopédie numérique payante sur CD-ROM était une véritable révolution. Les informations étaient agrémentées de vidéos, d’audio, mais aussi de liens hypertextes qui renvoyaient… Vers d’autres articles Encarta ! Mais la démocratisation du net, et l’arrivée de Wikipedia, à mis fin à son règne.

La VHS et le Magnetoscope

La cassette VHS (pour Video Home System) est apparue bien avant les années 90, mais ce format s’est imposé massivement et connaissait encore son heure de gloire à cette période. Visant résolument le marché familial, les cassettes étaient composées d’une bobine de bande magnétique enroulée autour d’un tambour, capable de lire, mais aussi (et surtout !) d’enregistrer des signaux vidéo ou audio.

Couplée à un magnétoscope, elles permettaient ainsi de conserver les programmes ou films qui passaient à la télévision. Une facilité d’utilisation, associée à un fort engagement des studios de cinéma, qui a grandement contribué à son succès… Et à nos souvenirs.