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[Sélection] Les 10 jeux vidéo de l’année 2017 de la rédaction

Jeux Vidéo

Par Redac JDGe le

Fin d’année oblige, nous dressons ici notre sélection – subjective – des œuvres culturelles qui nous ont le plus marqués ces 12 derniers mois. Nous débutons avec les jeux vidéo, nous poursuivrons avec les séries et les films d’ici quelques jours.

Assassin’s Creed Origins marque un joli rebond pour la série

Il est toujours difficile de dire, à chaud, de quelle couleur exacte a été cette année. Ce qui est sûr, c’est qu’elle a été animée, par la sortie de la Switch en mars et d’un nouveau The Legend of Zelda, par le retour d’un Assassin’s Creed canonique en octobre, après deux ans d’absence, ou par le phénomène multi PlayerUnknown’s Battlegrounds qui aujourd’hui tutoie – en popularité – les mastodontes multi que sont League of Legends ou Dota 2.

À y regarder de plus près, notre sélection est variée ; on a trouvé du plaisir sur tous les genres : RPG à l’ancienne ou moderne, Action/Aventure, hardcore platformer ou encore FPS. Bien évidemment, il a fallu faire des choix, et certaines belles choses ont dû être laissées sur le bas-côté. On pense à Persona 5, What Remains of Edith Finch, Uncharted The Lost Legacy ou encore Endless Space 2. On ne les oublie pas !

N’hésitez pas à donner votre propre sélection dans les commentaires ou sur Twitter en mentionnant notre compte !

[nextpage title= »Ceux que la rédaction attendait »]

Super Mario Odyssey (Switch)

Pour sa première grande aventure solo sur Switch, Mario ne nous met pas la claque qu’a pu nous mettre Link avec The Legend of Zelda : Breath of the Wild mais il n’en démérite pas le moins du monde pour autant. Fort d’un game design brillant, Super Mario Odyssey rivalise d’ingéniosité et de surprises. Surtout, il nous prouve que Nintendo est toujours capable de repenser et aborder ses licences avec un regard neuf. Malgré quelques combats de boss qui se répètent ad nauseum, Super Mario Odyssey ravira les joueurs qui cherchent une aventure à chaque tournant, les vétérans en manque de Super Mario 64, les complétistes forcenés et les speedrunners de tout poil.

The Legend of Zelda : Breath of the Wild (Switch, Wii U)

Que dire de ce Breath of the Wild, sinon qu’il a illuminé ce début d’année 2017, rassurant aussi bien ceux qui l’attendaient ardemment qu’un public plus circonspect par les capacités de la Switch. Fidèle à ses aînés sur ses thèmes, son humour, il s’est démarqué (notamment) par la liberté qu’il a proposé à chaque aventurier, liberté d’explorer, d’expérimenter et de progresser dans un immense terrain de jeu. Ce Breath of the Wild est plus qu’un grand The Legend of Zelda, c’est tout simplement un très grand jeu. Auréolé d’un 9,5/10 chez nous, Nintendo a trouvé en lui la rampe de lancement idéale pour sa nouvelle console.

Horizon Zero Dawn (PS4)

Horizon Zero Dawn est bien plus que la promesse annoncée lors de l’E3 2015. Le jeu de Guerrilla Games est une réussite en tous points qui vous fera passer de nombreuses heures devant votre PS4. Somptueux visuellement, le jeu est une vitrine technologique mais pas que. Doté d’un monde ouvert vivant, d’un scénario intriguant et de personnages charismatiques, il réussit là où d’autres n’avaient pas rempli la totalité du contrat. Un must-have à consommer sans modération qui s’est même déjà doté d’un DLC de grande qualité : The Frozen Wilds. Très certainement la meilleure exclusivité de la PS4 en 2017.

–>> Notre test d’Horizon Zero Dawn

Assassin’s Creed Origins (PS4, XBO, PC)

La série Assassin’s Creed a bien fait de se reposer. En répondant à certaines questions sur les fondements de la confrérie des Assassins via un épisode soigné, Origins apporte un vent nouveau dans la franchise. Si Ubisoft s’appuie toujours sur les mécaniques qui caractérisent la série, il a en plus construit un monde ouvert sublime fait de graphismes de haut vol. Malgré un manque de clarté dans sa narration et une difficulté associée à une I.A. parfois étrange, ce nouvel opus est bien l’ambitieux et séduisant titre qu’on était en droit d’attendre après cette parenthèse d’un an.

Nier : Automata (PS4, PC)

S’il fallait décerner un prix au jeu qui a fait pleurer le plus de joueurs cette année, Nier : Automata serait sans aucun doute le gagnant incontestable. Nier : Automata a beaucoup de défauts : c’est un beat them all ultra-répétitif (mais pêchu), son monde ouvert est très limité et il est techniquement à la traîne par rapport à la concurrence. Au point que le joueur non-averti peut facilement passer à côté d’une des plus belles histoires de l’année. Une histoire qui nécessite de recommencer le jeu cinq fois (avec cinq points de vue différent et 26 fins différentes !) pour découvrir ce que cache cette sombre fable mêlant fin de l’humanité, androïdes conscients et des personnages terriblement attachants. Un titre pour les joueurs patients, motivés et sensibles.

[nextpage title= »Ceux qui nous ont surpris »]

Prey (PC, XBO, PS4)

Après nous avoir fait rêver via la série Dishonored, Arkane s’attaquait à un autre gros morceau cette année avec Prey. En nous plongeant dans une aventure originale et très soignée, le jeu a plus que réussi son pari. Savant mélange d’action, d’aventure mais aussi un peu d’horreur, le titre nous a surtout convaincu grâce à son atmosphère géniale et sa direction artistique sublime. Si le scénario manque un peu d’épaisseur et qu’on aurait apprécié plus de risques en ce qui concerne les mécaniques du gameplay, il faut tout de même avouer que Prey reste une très belle aventure qu’on ne se lasse pas de parcourir, manette à la main.

Divinity : Original Sin II (PC)

Les Belges de Larian studios sont décidément très forts. Après avoir imposé le respect des amateurs de RPG avec Divinity : Original Sin en 2014, voilà qu’ils récidivent avec une suite encore meilleure que son aînée. C’est avec la volonté de faire ressentir les mêmes émotions que dans une partie de JDR papier que les Belges ont attaqué ce second opus. Ce dernier améliore l’expérience originelle sur presque tous les points, et notamment sur la partie combat, qui propose dorénavant des affrontements plus variés mais aussi plus intenses. Immersif, inventif, écrit avec talent, ce Divinity Original Sin II est sans conteste la crème de la crème du RPG old school cette année.

PlayerUnknown’s Battlegrounds (en accès anticipé sur PC, sortie le 20 décembre – sortie prévue sur XBO également)

Officiellement, PlayerUnknown’s Battlegrounds (ou PUBG de son petit nom) n’est pas sorti. Mais c’est sans conteste le jeu de l’année tant on a entendu parler de lui cette année. Le roi du Battle Royale est arrivé pile au bon moment. Non seulement il a bénéficié de l’effet Twitch – à qui il doit sa notoriété – mais il est surtout le vrai précurseur d’un genre encore pratiquement inconnu au début de l’année. Qu’on ne s’y trompe d’ailleurs pas : si son gameplay repose sur un équilibre entre tension et action maîtrisée, c’est encore un titre sacrément pété, avec des bugs à la pelle et un contenu limité. De toute façon, vous savez déjà tout ça parce qu’il y a de bonne chance que vous l’avez déjà acheté sous la pression de votre meilleur pote.

Sonic Mania (PC, XBO, PS4, Switch)

Avant d’être une véritable douceur rétro capable d’arracher une larme aux anciens possesseurs de MegaDrive, Sonic Mania est un aveu. Un aveu d’échec pour la Sonic Team qui ne parvient plus depuis Sonic Adventure à livrer un jeu décent mettant en scène son hérisson bleu. Car Sonic Mania est incontestablement le meilleur Sonic de ces vingt dernières années. Et Sonic Mania a été entièrement développé par un fan. Jouissant d’une direction artistique magnifique et d’une bande originale orgasmique, Sonic Mania cultive le côté rétro des premiers Sonic tout en intégrant ce qu’il faut de nouveauté pour rendre l’expérience toujours plus agréable.

Cuphead (XBO, PC)

Plus que par son gameplay nerveux et pointilleux et sa difficulté particulièrement élevée, c’est au travers de sa direction artistique originale que Cuphead a su briller cette année. Il faut dire que pendant les sept années de son développement, le studio MDHR s’est appliqué à reproduire l’esthétique des cartoons des années 30. Et ce sans jamais tomber dans la parodie grossière.