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[Impressions] Thief : Décoiffant ou rasoir ? [PS4]

Par Henri le

Ancienne grosse monture de l’infiltration, Thief, développé par Eidos Montréal, tente un retour en trombe sur nos consoles next-gen et PC. Une incursion agréable, dont émanent encore de nombreuses interrogations.

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L’univers de Thief n’a jamais rimé avec la joie de vivre et l’entraide entre les peuples, et cette refonte de la série ne risque pas de changer la donne. Dans cet opus, la ville où évolue notre bon vieux Garrett est en proie à une mystérieuse maladie, que les habitants appellent « La Grisaille ». Une dénomination bien trouvée, tant l’ambiance et la température locale font regretter les paysages les plus pluvieux d’Angleterre. C’est dire.

Cette cité aux allures médievalo-steampunk est évidemment tenue d’une main de fer par un baron tyrannique, qui se moque bien du sort de ses contemporains. Si bien que même les voleurs pointent à l’ANPE locale, un filou du nom de Basso. Vous pourrez rendre visite à ce dernier à chaque fin de mission, lorsque le jeu vous laisse quartier libre dans la cité. Ce HUB de liberté, présenté comme une des grandes nouveautés du jeu, vous permet de vous infiltrer dans certaines demeures afin de dérober moult écus, d’acheter des munitions ou encore d’effectuer de petites quêtes annexes.

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Si l’ensemble n’est pas transcendant, ces escapades vous permettront d’admirer cette ville, peuplée principalement par des mendiants. Aveugles visiblement, tant les pièces d’or et autres calices d’argent ornent le chemin de Garrett. Testée sur PS4, cette preview affichait de beaux effets de lumière, mais des textures parfois grossières. Les PCistes devraient bénéficier d’une expérience un poil plus jolie, mais les versions Xbox 360 et PS3 risquent de faire grise mine.

Qui dit voleur dit agilité. Et de ce côté-là, Thief s’en sort très honorablement. Le jeu se prend rapidement en main et les phases de crochetage (qui utilisent les vibrations du joystick droit) offrent un challenge plaisant. On constate avec plaisir que l’ADN du jeu de base n’a pas été modifié. Le challenge est axé sur l’infiltration ou la fuite, et le combat frontal est souvent synonyme de mort.

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Mais avant d’imaginer ce destin funeste, il faut d’abord que les gardes vous voient. En mode normal, ces derniers ne vous remarquent pas tant que vous vous trouvez dans l’ombre. Autant dire qu’il y a de quoi faire pour se cacher. Ajouter à cela que la plupart des sources de lumière peuvent être éteintes, et vous comprendrez que les joueurs qui veulent un vrai défi devront se tourner vers le mode difficile. À ce niveau-là, les soldats sont plus alertes, rallument leurs torches… bref, se doutent de quelque chose.

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Chaque mission vous demande de remplir un objectif principal, et le game design du jeu est censé nous laisser le choix du chemin à prendre. Rusher furtivement derrière un garde, ou monter par le toit ? Si ces alternatives sont effectivement possibles, les chemins semblent un peu trop balisés pour étonner le joueur. Cerise sur le gâteau, Garrett possède un pouvoir lui permettant de mettre en surbrillance les endroits « interactifs » de la map. Si bien que les errances semblent quasiment impossibles. Au final, on aurait aimé un peu plus de diversité, mais rien ne dit que cette linéarité dure tout au long du jeu. On sent malgré tout que Dishonored est passé par là.

Ce Thief a réussi à piquer notre curiosité. Sans transcender le gameplay du genre, il propose une direction artistique assez intéressante pour séduire. Le parti pris du refus de l’action pourrait bien être son meilleur atout. Eidos n’a peut-être pas la licence de l’année, mais pourrait bien susciter de l’intérêt chez les possesseurs de consoles next-gen qui cherchent un jeu sympathique… à la volée !

Thief sortira le 28 fevrier 2014 sur PC, PS4, Xbox One, PS3 et Xbox 360.

 

 

Ancienne grosse monture de l’infiltration, Thief, développé par Eidos Montréal, tente un retour en trombe sur nos consoles next-gen et PC. Une incursion agréable, dont émanent encore de nombreuses interrogations.

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L’univers de Thief n’a jamais rimé avec la joie de vivre et l’entraide entre les peuples, et cette refonte de la série ne risque pas de changer la donne. Dans cet opus, la ville où évolue notre bon vieux Garrett est en proie à une mystérieuse maladie, que les habitants appellent « La Grisaille ». Une dénomination bien trouvée, tant l’ambiance et la température locale font regretter les paysages les plus pluvieux d’Angleterre. C’est dire.

Cette cité aux allures médievalo-steampunk est évidemment tenue d’une main de fer par un baron tyrannique, qui se moque bien du sort de ses contemporains. Si bien que même les voleurs pointent à l’ANPE locale, un filou du nom de Basso. Vous pourrez rendre visite à ce dernier à chaque fin de mission, lorsque le jeu vous laisse quartier libre dans la cité. Ce HUB de liberté, présenté comme une des grandes nouveautés du jeu, vous permet de vous infiltrer dans certaines demeures afin de dérober moult écus, d’acheter des munitions ou encore d’effectuer de petites quêtes annexes.

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Si l’ensemble n’est pas transcendant, ces escapades vous permettront d’admirer cette ville, peuplée principalement par des mendiants. Aveugles visiblement, tant les pièces d’or et autres calices d’argent ornent le chemin de Garrett. Testée sur PS4, cette preview affichait de beaux effets de lumière, mais des textures parfois grossières. Les PCistes devraient bénéficier d’une expérience un poil plus jolie, mais les versions Xbox 360 et PS3 risquent de faire grise mine.

Qui dit voleur dit agilité. Et de ce côté-là, Thief s’en sort très honorablement. Le jeu se prend rapidement en main et les phases de crochetage (qui utilisent les vibrations du joystick droit) offrent un challenge plaisant. On constate avec plaisir que l’ADN du jeu de base n’a pas été modifié. Le challenge est axé sur l’infiltration ou la fuite, et le combat frontal est souvent synonyme de mort.

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Mais avant d’imaginer ce destin funeste, il faut d’abord que les gardes vous voient. En mode normal, ces derniers ne vous remarquent pas tant que vous vous trouvez dans l’ombre. Autant dire qu’il y a de quoi faire pour se cacher. Ajouter à cela que la plupart des sources de lumière peuvent être éteintes, et vous comprendrez que les joueurs qui veulent un vrai défi devront se tourner vers le mode difficile. À ce niveau-là, les soldats sont plus alertes, rallument leurs torches… bref, se doutent de quelque chose.

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Chaque mission vous demande de remplir un objectif principal, et le game design du jeu est censé nous laisser le choix du chemin à prendre. Rusher furtivement derrière un garde, ou monter par le toit ? Si ces alternatives sont effectivement possibles, les chemins semblent un peu trop balisés pour étonner le joueur. Cerise sur le gâteau, Garrett possède un pouvoir lui permettant de mettre en surbrillance les endroits « interactifs » de la map. Si bien que les errances semblent quasiment impossibles. Au final, on aurait aimé un peu plus de diversité, mais rien ne dit que cette linéarité dure tout au long du jeu. On sent malgré tout que Dishonored est passé par là.

Ce Thief a réussi à piquer notre curiosité. Sans transcender le gameplay du genre, il propose une direction artistique assez intéressante pour séduire. Le parti pris du refus de l’action pourrait bien être son meilleur atout. Eidos n’a peut-être pas la licence de l’année, mais pourrait bien susciter de l’intérêt chez les possesseurs de consoles next-gen qui cherchent un jeu sympathique… à la volée !

Thief sortira le 28 fevrier 2014 sur PC, PS4, Xbox One, PS3 et Xbox 360.