Test

[Épopée-Test] On a passé les 7 derniers jours avec Destiny ; voici notre récit [XBO]

Par Pierre le

Destiny, on était tous les deux destinés à voir nos chemins se rencontrer. Car oui, je t’attendais, Destiny. J’ai été séduit par ton univers, ton positionnement de MMOFPS et par le CV de tes créateurs. Est-ce que tu vaux le coût ? Nous allons très vite le savoir. Et si tu m’as menti, ça va chauffer pour ton matricule, mon cher Destiny.

travelers_vale_desktop

Jour 1 

Ca y est, je l’ai enfin : Destiny. Je rentre chez moi, j’enfourne délicatement le CD dans le gosier de ma Xbox One et je lance le jeu. A ce moment, je me surprends à hurler : « A nous deux, Destiny ! Voyons ce que t’as dans le ventre ! » Le menu apparaît. Je crée mon personnage tranquillou, sans trop me poser de questions. Trois classes me sont alors proposées. Etant un lâche, j’écarte très rapidement la classe Titan, sorte de super soldat de l’espace dont l’armure n’a rien à envier à une boite de conserve. Moi, je veux me battre à distance, comme un planqué. Le chasseur ? Nan. Trop de corps à corps selon la description. L’arcaniste, un magicien qui ne dit pas son nom, remporte donc mes suffrages. Je me rendrai compte plus tard que les classes ont bien plus à offrir que le classique combo tank/dps/heal. Après cela, je donne un visage à mon héros. Drame : je n’arrive pas à lui  donner plus de charisme qu’une tomate farcie. Ce n’est pas grave, me dis-je, c’est un FPS, après tout.
Une cinématique fort jolie se lance, Bungie voulant m’en mettre plein la vue. Ensuite, c’est un tutorial d’une dizaine de minutes qui m’apprend les bases du gameplay. Un gameplay très…. haloien. Bungie ne veut pas changer une formule qui marche et cela se ressent dès les premières secondes. Ah oui, c’est beau, aussi. C’est très beau, même. Mais le jeu démarre vraiment au moment où j’arrive à la tour, sorte d’Orgrimmar du pauvre. C’est ici, dans ce HUB social, que je pourrais vendre mes objets et en acheter d’autres. D’autres joueurs sont également présents. Première désillusion : je constate que les interactions sociales sont plus que limitées. Je tente de parler dans mon micro, mais personne ne m’entend. La seule façon de communiquer passe par les émotes.

Je me lance donc dans les premières missions qui m’emmènent dans la toundra soviétique. Une toundra arpentée par des méchants qui veulent ma peau. Finalement, la Russie, ça n’a pas trop changé…

Tower_Bounty

Jour 2

Je viens de terminer les missions sur Terre et un premier constat s’impose : c’est assez fun. Destiny me propose un gameplay classique mais efficace. Je suis lâché dans un énorme HUB où des joueurs font leurs petites affaires (traduire par défoncer de l’alien à coups de bottes). Les missions, elles, se situent dans de petites zones instanciées faites rien que pour moi. La plupart d’entre elles me proposent d’aller faire des câlins à des boss avec mon fusil d’assaut ou de défendre un point donné pendant un certain laps de temps.
Après avoir nettoyé la Russie, je me lance dans une instance. Une instance à trois qui me déçoit un peu, je l’avoue. La difficulté tient en effet dans la durée des combats, les boss étant de vrais sacs à PV. J’essaie d’élaborer des stratégies avec mes compagnons mais je constate que ces derniers ne veulent pas communiquer. En effet, afin qu’ils puissent entendre ma voix suave au travers du micro, il faut créer une escouade. Pas de bol, ils ne veulent pas et me voilà obligé de collaborer avec ce qui s’apparente à des bots muets. Douche froide.

Jour 3

Je m’ennuie. Les missions de la Lune, la deuxième zone, manquent cruellement d’imagination. Là encore, je dois tuer des boss et défendre des points. « Tu ne serais pas en train de te foutre de moi ? Destiny ? », me dis-je. Je profite de ces moments d’ennuis pour regarder un peu les décors. Pas de doute, Bungie a fait de l’excellent boulot. Les textures sont fines, les animations bien fichues et les décors… mes aïeux, les décors, ils sont magnifiques. Destiny fait ce que de rares jeux de SF font : me transporter dans des décors magnifiques et surréalistes. Un vrai régal.
Lassé, je décide de tester les champs de bataille. Mode Domination, Deathmatch par équipe et Free for all. Dans les arènes fermées, le tout ressemble à Caloffe Douty, mais sans les pickboules. En revanche, ce mode devient intéressant sur les maps plus ouvertes. Là, nous retrouvons la patte Halo. Véhicules, snipers, sauts millimétrés et stratégies sont les maîtres mots. C’est affreusement classique, mais diablement jouissif.

Earth_twilightgap_rumble

Jour 4

Aujourd’hui, je me suis fait un copain : Mordrake. Et ce bon Mordrake veut monter de niveau en ma compagnie. Nous faisons donc les missions de Vénus et de Mars ensemble. Alors que je pestais contre ces quêtes sans imagination, je me rends compte qu’elles deviennent de plus en plus longues et de plus en plus intéressantes. Les objectifs varient et je concède que le jeu se montre rigolo et fendard à plusieurs. Je crois que je touche la substantifique moelle de Destiny. Ce n’est pas original, ce n’est pas révolutionnaire, ce n’est même pas non plus extraordinaire. Mais je m’amuse. Et j’aime m’amuser…

Jour 5

En revanche, je ne comprends toujours rien au scénario. Rien de rien. J’aimerais que quelqu’un m’explique. Mais les personnes que je rencontre sont soit aussi larguées que moi, soit s’en tapent comme de leur première babouche. Pourquoi y-a-t-il plusieurs races ? Qui sont les Eveillés ? Pourquoi ils m’accueillent comme un étranger alors que je suis un des leurs (c’est pas sympa d’ailleurs, les mecs) ? C’est quoi cette histoire de jardin noir ? Je suis paumé. Je décide donc d’aller me renseigner sur le site officiel et sur les différents Wiki qui fleurissent déjà sur le net. J’aime quand un jeu adopte un univers fouillé. Mais ce que j’aime encore plus, c’est quand le jeu m’explique cet univers. Je décide donc de laisser tomber les recherches et je me crée ma propre histoire : si je tue des aliens, c’est parce qu’ils sont trop moches pour vivre.

Venus_Gatelord

Jour 6

Mon copain Mordrake ainsi que Kana Riz, que j’ai rencontrée la veille, enchaînent les donjons en ma délicieuse compagnie afin de grappiller quelques loots. Certes, les donjons ne sont qu’au nombre de cinq. Mais le gameplay nerveux s’avère assez intéressant pour élaborer différentes stratégies à chaque fois. De même, je constate que les classes ne sont en réalité pas ce qu’elles semblent être au départ. Certes, les Titans ont plus de vie et les chasseurs sont plus rapides, mais cela est négligeable en PVE. Pas de stratégie Tank/heal/DPS, tout le monde doit tout faire. Les principales différences se situent dans les sorts ultimes, l’utilisation des grenades et le corps à corps. De même, un arbre de talent simple mais fouillé me permet de jouer mon personnage comme je l’entends. Par exemple, je hais quand une grenade loupe son but. J’ai alors choisi un skill qui me donne des grenades à têtes chercheuses. Malin, hein ?

Jour 7

Me voilà niveau 20. Niveau « maximum » selon le jeu. Mais en réalité, il ne fait que commencer. En effet, je me rends très vite compte que pour atteindre le vrai niveau maximum (c’est-à-dire 30), il va falloir continuer le pex. Mais pas de façon traditionnelle. Ici, c’est le loot qui me donnera du niveau, et pas l’inverse. Un système intéressant qui pousse donc les joueurs à continuer à enchaîner les instances et les BG. J’attends impatiemment de pouvoir faire les raids à six joueurs, qu’on me promet dantesques.

Moon_Story_The-Dark-Beyond_04

Après 7 jours de jeu, et en dépit de quelques doutes survenus ça et là dans mon parcours, je peux dire que j’ai pris plaisir à arpenter cet immense décor virtuel. Si j’aurais bien du mal à donner une note à Destiny – en raison de ces mêmes doutes, et du fait qu’un jeu multi dans un univers persistant évolue en permanence – je peux en tout cas dire que je vais continuer à jouer dans les jours qui viennent. Plutôt qu’une note, ce sera une appréciation donc, et elle est positive.

_ Akshel, Arcaniste Eveillé de niveau 24

Destiny, disponible sur PS3, PS4, Xbox 360 et Xbox One
PS : Les visuels qui accompagnent ce carnet de bord sont des visuels éditeur.

Destiny, on était tous les deux destinés à voir nos chemins se rencontrer. Car oui, je t’attendais, Destiny. J’ai été séduit par ton univers, ton positionnement de MMOFPS et par le CV de tes créateurs. Est-ce que tu vaux le coût ? Nous allons très vite le savoir. Et si tu m’as menti, ça va chauffer pour ton matricule, mon cher Destiny.

travelers_vale_desktop

Jour 1 

Ca y est, je l’ai enfin : Destiny. Je rentre chez moi, j’enfourne délicatement le CD dans le gosier de ma Xbox One et je lance le jeu. A ce moment, je me surprends à hurler : « A nous deux, Destiny ! Voyons ce que t’as dans le ventre ! » Le menu apparaît. Je crée mon personnage tranquillou, sans trop me poser de questions. Trois classes me sont alors proposées. Etant un lâche, j’écarte très rapidement la classe Titan, sorte de super soldat de l’espace dont l’armure n’a rien à envier à une boite de conserve. Moi, je veux me battre à distance, comme un planqué. Le chasseur ? Nan. Trop de corps à corps selon la description. L’arcaniste, un magicien qui ne dit pas son nom, remporte donc mes suffrages. Je me rendrai compte plus tard que les classes ont bien plus à offrir que le classique combo tank/dps/heal. Après cela, je donne un visage à mon héros. Drame : je n’arrive pas à lui  donner plus de charisme qu’une tomate farcie. Ce n’est pas grave, me dis-je, c’est un FPS, après tout.
Une cinématique fort jolie se lance, Bungie voulant m’en mettre plein la vue. Ensuite, c’est un tutorial d’une dizaine de minutes qui m’apprend les bases du gameplay. Un gameplay très…. haloien. Bungie ne veut pas changer une formule qui marche et cela se ressent dès les premières secondes. Ah oui, c’est beau, aussi. C’est très beau, même. Mais le jeu démarre vraiment au moment où j’arrive à la tour, sorte d’Orgrimmar du pauvre. C’est ici, dans ce HUB social, que je pourrais vendre mes objets et en acheter d’autres. D’autres joueurs sont également présents. Première désillusion : je constate que les interactions sociales sont plus que limitées. Je tente de parler dans mon micro, mais personne ne m’entend. La seule façon de communiquer passe par les émotes.

Je me lance donc dans les premières missions qui m’emmènent dans la toundra soviétique. Une toundra arpentée par des méchants qui veulent ma peau. Finalement, la Russie, ça n’a pas trop changé…

Tower_Bounty

Jour 2

Je viens de terminer les missions sur Terre et un premier constat s’impose : c’est assez fun. Destiny me propose un gameplay classique mais efficace. Je suis lâché dans un énorme HUB où des joueurs font leurs petites affaires (traduire par défoncer de l’alien à coups de bottes). Les missions, elles, se situent dans de petites zones instanciées faites rien que pour moi. La plupart d’entre elles me proposent d’aller faire des câlins à des boss avec mon fusil d’assaut ou de défendre un point donné pendant un certain laps de temps.
Après avoir nettoyé la Russie, je me lance dans une instance. Une instance à trois qui me déçoit un peu, je l’avoue. La difficulté tient en effet dans la durée des combats, les boss étant de vrais sacs à PV. J’essaie d’élaborer des stratégies avec mes compagnons mais je constate que ces derniers ne veulent pas communiquer. En effet, afin qu’ils puissent entendre ma voix suave au travers du micro, il faut créer une escouade. Pas de bol, ils ne veulent pas et me voilà obligé de collaborer avec ce qui s’apparente à des bots muets. Douche froide.

Jour 3

Je m’ennuie. Les missions de la Lune, la deuxième zone, manquent cruellement d’imagination. Là encore, je dois tuer des boss et défendre des points. « Tu ne serais pas en train de te foutre de moi ? Destiny ? », me dis-je. Je profite de ces moments d’ennuis pour regarder un peu les décors. Pas de doute, Bungie a fait de l’excellent boulot. Les textures sont fines, les animations bien fichues et les décors… mes aïeux, les décors, ils sont magnifiques. Destiny fait ce que de rares jeux de SF font : me transporter dans des décors magnifiques et surréalistes. Un vrai régal.
Lassé, je décide de tester les champs de bataille. Mode Domination, Deathmatch par équipe et Free for all. Dans les arènes fermées, le tout ressemble à Caloffe Douty, mais sans les pickboules. En revanche, ce mode devient intéressant sur les maps plus ouvertes. Là, nous retrouvons la patte Halo. Véhicules, snipers, sauts millimétrés et stratégies sont les maîtres mots. C’est affreusement classique, mais diablement jouissif.

Earth_twilightgap_rumble

Jour 4

Aujourd’hui, je me suis fait un copain : Mordrake. Et ce bon Mordrake veut monter de niveau en ma compagnie. Nous faisons donc les missions de Vénus et de Mars ensemble. Alors que je pestais contre ces quêtes sans imagination, je me rends compte qu’elles deviennent de plus en plus longues et de plus en plus intéressantes. Les objectifs varient et je concède que le jeu se montre rigolo et fendard à plusieurs. Je crois que je touche la substantifique moelle de Destiny. Ce n’est pas original, ce n’est pas révolutionnaire, ce n’est même pas non plus extraordinaire. Mais je m’amuse. Et j’aime m’amuser…

Jour 5

En revanche, je ne comprends toujours rien au scénario. Rien de rien. J’aimerais que quelqu’un m’explique. Mais les personnes que je rencontre sont soit aussi larguées que moi, soit s’en tapent comme de leur première babouche. Pourquoi y-a-t-il plusieurs races ? Qui sont les Eveillés ? Pourquoi ils m’accueillent comme un étranger alors que je suis un des leurs (c’est pas sympa d’ailleurs, les mecs) ? C’est quoi cette histoire de jardin noir ? Je suis paumé. Je décide donc d’aller me renseigner sur le site officiel et sur les différents Wiki qui fleurissent déjà sur le net. J’aime quand un jeu adopte un univers fouillé. Mais ce que j’aime encore plus, c’est quand le jeu m’explique cet univers. Je décide donc de laisser tomber les recherches et je me crée ma propre histoire : si je tue des aliens, c’est parce qu’ils sont trop moches pour vivre.

Venus_Gatelord

Jour 6

Mon copain Mordrake ainsi que Kana Riz, que j’ai rencontrée la veille, enchaînent les donjons en ma délicieuse compagnie afin de grappiller quelques loots. Certes, les donjons ne sont qu’au nombre de cinq. Mais le gameplay nerveux s’avère assez intéressant pour élaborer différentes stratégies à chaque fois. De même, je constate que les classes ne sont en réalité pas ce qu’elles semblent être au départ. Certes, les Titans ont plus de vie et les chasseurs sont plus rapides, mais cela est négligeable en PVE. Pas de stratégie Tank/heal/DPS, tout le monde doit tout faire. Les principales différences se situent dans les sorts ultimes, l’utilisation des grenades et le corps à corps. De même, un arbre de talent simple mais fouillé me permet de jouer mon personnage comme je l’entends. Par exemple, je hais quand une grenade loupe son but. J’ai alors choisi un skill qui me donne des grenades à têtes chercheuses. Malin, hein ?

Jour 7

Me voilà niveau 20. Niveau « maximum » selon le jeu. Mais en réalité, il ne fait que commencer. En effet, je me rends très vite compte que pour atteindre le vrai niveau maximum (c’est-à-dire 30), il va falloir continuer le pex. Mais pas de façon traditionnelle. Ici, c’est le loot qui me donnera du niveau, et pas l’inverse. Un système intéressant qui pousse donc les joueurs à continuer à enchaîner les instances et les BG. J’attends impatiemment de pouvoir faire les raids à six joueurs, qu’on me promet dantesques.

Moon_Story_The-Dark-Beyond_04

Après 7 jours de jeu, et en dépit de quelques doutes survenus ça et là dans mon parcours, je peux dire que j’ai pris plaisir à arpenter cet immense décor virtuel. Si j’aurais bien du mal à donner une note à Destiny – en raison de ces mêmes doutes, et du fait qu’un jeu multi dans un univers persistant évolue en permanence – je peux en tout cas dire que je vais continuer à jouer dans les jours qui viennent. Plutôt qu’une note, ce sera une appréciation donc, et elle est positive.

_ Akshel, Arcaniste Eveillé de niveau 24

Destiny, disponible sur PS3, PS4, Xbox 360 et Xbox One
PS : Les visuels qui accompagnent ce carnet de bord sont des visuels éditeur.