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[Impressions] Battleborn : Monsieur Borderlands et Madame League of Legends ont un fils… [PC]

Par webcontact le

Comme la Dame blanche ou le monstre du Loch Ness, l’annonce de Battleborn a soulevé beaucoup de questions et a donné peu de réponses. Il était temps que nous rencontrions les équipes de Gearbox pour éclaircir tout ça. Du moins, on a essayé.

CompetitiveMulti-DesertRath

Lorsque Gearbox Software a annoncé en juillet dernier l’arrivée prochaine d’un nouveau FPS de son cru, baptisé Battleborn, nous avons, comme beaucoup de nos confrères, eu deux réactions : la première fut de se dire qu’en bons capitalistes, et à l’instar de beaucoup d’autres acteurs du monde vidéoludique, les responsables de Gearbox s’étaient enfin décidé à réclamer une part du gros gâteau de dollars que représente l’univers du MOBA. Une réaction logique, puisque cette nouvelle licence a très vite été associée par ses géniteurs à des concepts propres au genre, comme par exemple, une arène compétitive mettant en opposition deux équipes de 5 héros, ou des monstres neutres pour l’habiller, droïdes ou araignées mécaniques géantes qui ressemblaient à s’y méprendre à une variation futuriste des sbires et des tours de League of Legends. Quant à la seconde interrogation, elle tenait pour l’essentiel à ce que le studio allait bien pouvoir nous réserver en termes de qualité, lui qui s’est montré par le passé capable du meilleur (Borderlands), comme du pire (Duke Nukem Forever, ou Aliens Colonial Marines), selon le sens du vent et l’alignement des planètes.

Nous ne dirions évidemment pas que ces deux réflexions nous ont empêché de dormir durant tout l’été (Hearthstone et Wasteland 2 s’en sont bien chargés), mais tout de même : c’est avec un certain soulagement que nous avons vu arriver la semaine dernière l’invitation du développeur et de son éditeur, 2K Games, à venir en découvrir un peu plus sur ce titre au parfum d’incertain. Et devinez quoi ? Après quelques démonstrations live pilotées par les game designer, force est de constater qu’on a encore du mal à se faire une idée précise sur le potentiel du titre, même si, reconnaissons-le, nous avons maintenant une vision plus claire de ce que sera Battleborn.

Campaign-Amenine

Commençons par ce côté MOBA, que les développeurs revendiquent volontiers mais auquel ils ne veulent pas réduire leur jeu. Oui, sur la base du seul mode compétitif qu’il nous a été permis d’observer, le mode Incursion, Battleborn a tout du MOBA. Outre les éléments mentionnés plus haut, on retrouve également une progression sur deux niveaux, et tandis que les personnages héros recommenceront inlassablement leur ascension à chaque nouvelle partie, le joueur, lui aussi, se verra octroyer des points d’expérience pour récompenser ses victoires et hauts faits, points qu’il pourra utiliser pour peaufiner son style de jeu. La notion d’ « ulti » a également été reprise, on a la minimap dans un coin de l’écran, et le système de marquage au sol qui permet de positionner nos sorts fait indéniablement penser à SMITE, un autre MOBA qui avait lui opté pour la vue TPS.

Pour autant, il faut reconnaître qu’il serait injuste de le considérer simplement comme le « MOBA de Gearbox ». Déjà, parce qu’il se distingue sur quelques points : en dehors du fait qu’il s’agisse d’un FPS, le champ de bataille proposé par le mode Incursion est beaucoup moins rigide que ce que le genre connaît habituellement. Pas de chemins bien définis par lesquels nos petits droïdes pourraient se faufiler, au contraire : les environnements sont ouverts et font la part belle à la notion de verticalité. Dans le même ordre d’idée, shooter oblige, pas question de se confiner dans une configuration tactique type tank / carry / support, les développeurs voulant mettre en valeur des matchs qui ne se jouent pas dès la constitution de l’équipe. La notion du support demeure, mais tous les héros ont plus ou moins une composante offensive, la différence entre chacun se situant sur la manière de l’exprimer : flingue, fusil ou arc pour jouer sur les cadences de tirs, le rechargement, ou le recul, avec des montées en niveau qui permettront de choisir diverses compétences ou bonus d’aptitude, et d’accentuer tel ou tel parti pris offensif. Enfin, la gestion de l’inventaire disparaît plus ou moins, même s’il nous a été confié que le loot sur les monstres neutres ne serait pas absent, pour alimenter un système de crafting encore mystérieux.

Campaign-Trammel

Seconde raison pour laquelle on ne peut pas parler que de MOBA concernant Battleborn : en parallèle de l’aspect compétitif, le titre propose une partie coopérative, qui dépassera de loin le cadre de la simple séance d’entraînement contre des bots. Cette dernière sera en effet scénarisée, proposera à 5 héros d’unir leur force pour vaincre robots et boss, et ne sera pas sans rappeler le mode multi d’un certain Borderlands. D’ailleurs, on notera que la filiation avec le dernier succès de Gearbox transpire dans chaque pixel et dans chaque réplique de héros, laissant espérer une ambiance au moins aussi fun et convaincante.

De l’espoir, oui, il y en a concernant ce Battleborn, mais de nombreuses questions restent encore en suspens sur le fond : y aura-t-il d’autres modes compétitifs et d’autres environnements au menu ? Sur le long terme, la partie coopérative reposera-t-elle sur un modèle de type Diablo, avec différents niveaux de difficultés à conquérir ? Et comment les développeurs vont-ils gérer l’évolution du titre et le roster de héros, sachant qu’il sera vendu en boite, et non disponible en free to play comme de nombreux jeux multi actuels ?

Réponses d’ici quelques mois, puisque Battleborn vise 2015 comme fenêtre de sortie, sur PC, Xbox One et PS4.

Comme la Dame blanche ou le monstre du Loch Ness, l’annonce de Battleborn a soulevé beaucoup de questions et a donné peu de réponses. Il était temps que nous rencontrions les équipes de Gearbox pour éclaircir tout ça. Du moins, on a essayé.

CompetitiveMulti-DesertRath

Lorsque Gearbox Software a annoncé en juillet dernier l’arrivée prochaine d’un nouveau FPS de son cru, baptisé Battleborn, nous avons, comme beaucoup de nos confrères, eu deux réactions : la première fut de se dire qu’en bons capitalistes, et à l’instar de beaucoup d’autres acteurs du monde vidéoludique, les responsables de Gearbox s’étaient enfin décidé à réclamer une part du gros gâteau de dollars que représente l’univers du MOBA. Une réaction logique, puisque cette nouvelle licence a très vite été associée par ses géniteurs à des concepts propres au genre, comme par exemple, une arène compétitive mettant en opposition deux équipes de 5 héros, ou des monstres neutres pour l’habiller, droïdes ou araignées mécaniques géantes qui ressemblaient à s’y méprendre à une variation futuriste des sbires et des tours de League of Legends. Quant à la seconde interrogation, elle tenait pour l’essentiel à ce que le studio allait bien pouvoir nous réserver en termes de qualité, lui qui s’est montré par le passé capable du meilleur (Borderlands), comme du pire (Duke Nukem Forever, ou Aliens Colonial Marines), selon le sens du vent et l’alignement des planètes.

Nous ne dirions évidemment pas que ces deux réflexions nous ont empêché de dormir durant tout l’été (Hearthstone et Wasteland 2 s’en sont bien chargés), mais tout de même : c’est avec un certain soulagement que nous avons vu arriver la semaine dernière l’invitation du développeur et de son éditeur, 2K Games, à venir en découvrir un peu plus sur ce titre au parfum d’incertain. Et devinez quoi ? Après quelques démonstrations live pilotées par les game designer, force est de constater qu’on a encore du mal à se faire une idée précise sur le potentiel du titre, même si, reconnaissons-le, nous avons maintenant une vision plus claire de ce que sera Battleborn.

Campaign-Amenine

Commençons par ce côté MOBA, que les développeurs revendiquent volontiers mais auquel ils ne veulent pas réduire leur jeu. Oui, sur la base du seul mode compétitif qu’il nous a été permis d’observer, le mode Incursion, Battleborn a tout du MOBA. Outre les éléments mentionnés plus haut, on retrouve également une progression sur deux niveaux, et tandis que les personnages héros recommenceront inlassablement leur ascension à chaque nouvelle partie, le joueur, lui aussi, se verra octroyer des points d’expérience pour récompenser ses victoires et hauts faits, points qu’il pourra utiliser pour peaufiner son style de jeu. La notion d’ « ulti » a également été reprise, on a la minimap dans un coin de l’écran, et le système de marquage au sol qui permet de positionner nos sorts fait indéniablement penser à SMITE, un autre MOBA qui avait lui opté pour la vue TPS.

Pour autant, il faut reconnaître qu’il serait injuste de le considérer simplement comme le « MOBA de Gearbox ». Déjà, parce qu’il se distingue sur quelques points : en dehors du fait qu’il s’agisse d’un FPS, le champ de bataille proposé par le mode Incursion est beaucoup moins rigide que ce que le genre connaît habituellement. Pas de chemins bien définis par lesquels nos petits droïdes pourraient se faufiler, au contraire : les environnements sont ouverts et font la part belle à la notion de verticalité. Dans le même ordre d’idée, shooter oblige, pas question de se confiner dans une configuration tactique type tank / carry / support, les développeurs voulant mettre en valeur des matchs qui ne se jouent pas dès la constitution de l’équipe. La notion du support demeure, mais tous les héros ont plus ou moins une composante offensive, la différence entre chacun se situant sur la manière de l’exprimer : flingue, fusil ou arc pour jouer sur les cadences de tirs, le rechargement, ou le recul, avec des montées en niveau qui permettront de choisir diverses compétences ou bonus d’aptitude, et d’accentuer tel ou tel parti pris offensif. Enfin, la gestion de l’inventaire disparaît plus ou moins, même s’il nous a été confié que le loot sur les monstres neutres ne serait pas absent, pour alimenter un système de crafting encore mystérieux.

Campaign-Trammel

Seconde raison pour laquelle on ne peut pas parler que de MOBA concernant Battleborn : en parallèle de l’aspect compétitif, le titre propose une partie coopérative, qui dépassera de loin le cadre de la simple séance d’entraînement contre des bots. Cette dernière sera en effet scénarisée, proposera à 5 héros d’unir leur force pour vaincre robots et boss, et ne sera pas sans rappeler le mode multi d’un certain Borderlands. D’ailleurs, on notera que la filiation avec le dernier succès de Gearbox transpire dans chaque pixel et dans chaque réplique de héros, laissant espérer une ambiance au moins aussi fun et convaincante.

De l’espoir, oui, il y en a concernant ce Battleborn, mais de nombreuses questions restent encore en suspens sur le fond : y aura-t-il d’autres modes compétitifs et d’autres environnements au menu ? Sur le long terme, la partie coopérative reposera-t-elle sur un modèle de type Diablo, avec différents niveaux de difficultés à conquérir ? Et comment les développeurs vont-ils gérer l’évolution du titre et le roster de héros, sachant qu’il sera vendu en boite, et non disponible en free to play comme de nombreux jeux multi actuels ?

Réponses d’ici quelques mois, puisque Battleborn vise 2015 comme fenêtre de sortie, sur PC, Xbox One et PS4.