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[Test] Hyrule Warriors – En réalité, ce jeu aurait dû s’appeler Hyrule Catharsis [Wii U]

Notre avis
7 / 10

Par webcontact le

Tapeeeeeerrrr ! Tueeeeeeeerrrrrr ! Cogner mobliiiiiinnnnns ! Hyrule Warriors Uéééééééé ! Fraper tooouuuuuuut ! *Generic rap music playing in the distance*

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Autant vous le dire tout de suite : Hyrule Warriors ne fait pas dans la finesse. C’est même presque son argument de vente. N’ayant jamais touché à un Dynasty Warriors de ma vie, je ne me prononcerai pas sur les subtilités des autres épisodes plus classiques de la série, mais celui-là n’y va pas dans la dentelle et permet, comme ses aînés, de fracasser des soldats par pelletées entières à l’aide de personnages démesurément puissants.

Mais alors, vous allez me demander : “Hé, où c’est qu’il se place dans la timeline officielle ? Parce que tu comprends, c’est de première importance tant Zelda, c’est #sérieux !” Ce à quoi je vais vous répondre : “Arrêtez de vous masturber intellectuellement sur la soi-disant cohérence de la série alors qu’on sait tous pertinemment qu’elle a été pondue en trois coups de cuiller à pot par Aonuma et ce, uniquement pour calmer les fans excités sur Tumblr.

Aussi, Hyrule Warriors l’a très bien compris et vous balance en plein visage un scénario tellement débile et dégoulinant de fan service qu’il en devient génial. Tous les univers des jeux Zelda sont mélangés grâce à de sombres truchements scénaristiques à base de déchirements dans le continuum espace-temps d’Hyrule. Le scénario de l’Émissaire Subspatial dans Super Smash Bros. Brawl à côté de celui d’Hyrule Warriors, c’est du Hitchcock.

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Et ça, j’adore. C’est un énorme imbroglio sans aucune logique qui saura plaire aux vrais fans de Zelda : ceux qui s’en foutent. Et vas-y que je balance des lunes de Majora’s Mask sur la tronche de mes adversaires, et ce six fois d’affilée ! Et vas-y que je fais pousser des dizaines de vénérables Arbres Mojos d’Ocarina of Time pour tuer 40 ennemis en plus ! Car la logique derrière ce rappel quasi permanent à l’univers de Zelda, c’est exactement la même que celle derrière Super Smash Bros. Elle est juste là pour faire vibrer la fibre nostalgique en accompagnant un gameplay simple et efficace.

Tiens, puisqu’on est sur le gameplay, parlons un peu du bouton B. Vous avez intérêt à savoir où il se trouve parce que vous allez passer toutes vos parties à le masher comme un sale. Le système de combo dans Hyrule Warriors est on ne peut plus simple. Vous martelez B (coup faible) un certain nombre de fois et, à un moment donné, vous concluez cet enchaînement en appuyant sur Y (coup fort). C’est simple comme bonjour et ça permet d’entrer très vite dans le bain d’un nouveau personnage sans avoir à réapprendre toute une fastidieuse move list. Dès que vous en essayez un nouveau, vous regardez ce que fait B>Y, puis B>B>Y, puis B>B>B>Y, etc. Le plaisir est ainsi immédiat, mais le jeu en ressort forcément moins profond. Ah, et il vous arrivera parfois d’appuyer sur X ou R, aussi. Histoire de déclencher les deux furies différentes dont les jauges se remplissent au fur et à mesure des cadavres que vous semez derrière vous.

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Mais qui a besoin de profondeur de gameplay quand tout ce qu’on veut, c’est faire valdinguer dans les airs une trentaine de Gorons apathiques qui n’essayent même plus de vous attaquer ? Personne. Car Hyrule Warriors est un sac de frappe. Il est là pour vous venger des mecs dans le bus qui ont ENCORE mis les haut-parleurs de leurs téléphones pour écouter leur musique pourrie. Il est là pour se venger des hommes politiques qui enchaînent les scandales, qui monopolisent les chaines d’infos en continu et qui vous énervent. Il est là pour se venger de vos voisins qui frappent à votre porte dès qu’ils entendent ne serait-ce que le son de votre plancher qui grince à 22h01. En réalité, ce jeu aurait dû s’appeler Hyrule Catharsis.

Enfin, niveau contenu, le mode histoire se boucle assez rapidement, surtout en mode difficulté normal, mais le jeu propose en plus de son mode libre (pour frapper sans pression dans les niveaux qu’on veut avec les personnages qu’on veut) un mode “Aventure” pas mal fichu et qui consiste en l’exploration de la carte du tout premier Zelda. Chaque case représente ainsi une épreuve et vos possibilités de déplacements seront déterminées en fonction de votre rang. Après avoir réussi une mission, si vous obtenez un rang trop bas, vous ne pourrez pas vous déplacer sur l’intégralité des cases limitrophes par la suite. Bien pensé pour rajouter un peu d’intérêt au jeu sans trop d’effort. Et puis, si vous vous ennuyez à jouer tout seul, il y a toujours le mode co-op.

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Hyrule Warriors atteint les objectifs qu’il s’est fixés : faire un jeu hommage-débile à Zelda avec le côté défouloir des Dynasty Warriors. Ça ne vole pas haut, mais le jeu, plutôt léché et techniquement bien réalisé, le fait sans trop chercher plus loin. Maintenant, vous l’aurez compris, c’est n’est pas un jeu pour :

• Les gens qui n’aiment pas Zelda.
• Les gens pour qui Zelda est une sorte de bible intouchable.
• Les gens qui recherchent de la finesse dans le gameplay.

Vous retirez un point au jeu par condition remplie ci-dessus. D’autant que Bayonetta 2 arrive bientôt, et côté beat them all qui fait dans la surenchère, il promet d’être un peu plus subtil.

Hyrule Warriors sera disponible le 19 septembre prochain sur Wii U et coutera 50 euros environ

NB : les images qui illustrent cet article sont des images éditeur

Tapeeeeeerrrr ! Tueeeeeeeerrrrrr ! Cogner mobliiiiiinnnnns ! Hyrule Warriors Uéééééééé ! Fraper tooouuuuuuut ! *Generic rap music playing in the distance*

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Autant vous le dire tout de suite : Hyrule Warriors ne fait pas dans la finesse. C’est même presque son argument de vente. N’ayant jamais touché à un Dynasty Warriors de ma vie, je ne me prononcerai pas sur les subtilités des autres épisodes plus classiques de la série, mais celui-là n’y va pas dans la dentelle et permet, comme ses aînés, de fracasser des soldats par pelletées entières à l’aide de personnages démesurément puissants.

Mais alors, vous allez me demander : “Hé, où c’est qu’il se place dans la timeline officielle ? Parce que tu comprends, c’est de première importance tant Zelda, c’est #sérieux !” Ce à quoi je vais vous répondre : “Arrêtez de vous masturber intellectuellement sur la soi-disant cohérence de la série alors qu’on sait tous pertinemment qu’elle a été pondue en trois coups de cuiller à pot par Aonuma et ce, uniquement pour calmer les fans excités sur Tumblr.

Aussi, Hyrule Warriors l’a très bien compris et vous balance en plein visage un scénario tellement débile et dégoulinant de fan service qu’il en devient génial. Tous les univers des jeux Zelda sont mélangés grâce à de sombres truchements scénaristiques à base de déchirements dans le continuum espace-temps d’Hyrule. Le scénario de l’Émissaire Subspatial dans Super Smash Bros. Brawl à côté de celui d’Hyrule Warriors, c’est du Hitchcock.

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Et ça, j’adore. C’est un énorme imbroglio sans aucune logique qui saura plaire aux vrais fans de Zelda : ceux qui s’en foutent. Et vas-y que je balance des lunes de Majora’s Mask sur la tronche de mes adversaires, et ce six fois d’affilée ! Et vas-y que je fais pousser des dizaines de vénérables Arbres Mojos d’Ocarina of Time pour tuer 40 ennemis en plus ! Car la logique derrière ce rappel quasi permanent à l’univers de Zelda, c’est exactement la même que celle derrière Super Smash Bros. Elle est juste là pour faire vibrer la fibre nostalgique en accompagnant un gameplay simple et efficace.

Tiens, puisqu’on est sur le gameplay, parlons un peu du bouton B. Vous avez intérêt à savoir où il se trouve parce que vous allez passer toutes vos parties à le masher comme un sale. Le système de combo dans Hyrule Warriors est on ne peut plus simple. Vous martelez B (coup faible) un certain nombre de fois et, à un moment donné, vous concluez cet enchaînement en appuyant sur Y (coup fort). C’est simple comme bonjour et ça permet d’entrer très vite dans le bain d’un nouveau personnage sans avoir à réapprendre toute une fastidieuse move list. Dès que vous en essayez un nouveau, vous regardez ce que fait B>Y, puis B>B>Y, puis B>B>B>Y, etc. Le plaisir est ainsi immédiat, mais le jeu en ressort forcément moins profond. Ah, et il vous arrivera parfois d’appuyer sur X ou R, aussi. Histoire de déclencher les deux furies différentes dont les jauges se remplissent au fur et à mesure des cadavres que vous semez derrière vous.

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Mais qui a besoin de profondeur de gameplay quand tout ce qu’on veut, c’est faire valdinguer dans les airs une trentaine de Gorons apathiques qui n’essayent même plus de vous attaquer ? Personne. Car Hyrule Warriors est un sac de frappe. Il est là pour vous venger des mecs dans le bus qui ont ENCORE mis les haut-parleurs de leurs téléphones pour écouter leur musique pourrie. Il est là pour se venger des hommes politiques qui enchaînent les scandales, qui monopolisent les chaines d’infos en continu et qui vous énervent. Il est là pour se venger de vos voisins qui frappent à votre porte dès qu’ils entendent ne serait-ce que le son de votre plancher qui grince à 22h01. En réalité, ce jeu aurait dû s’appeler Hyrule Catharsis.

Enfin, niveau contenu, le mode histoire se boucle assez rapidement, surtout en mode difficulté normal, mais le jeu propose en plus de son mode libre (pour frapper sans pression dans les niveaux qu’on veut avec les personnages qu’on veut) un mode “Aventure” pas mal fichu et qui consiste en l’exploration de la carte du tout premier Zelda. Chaque case représente ainsi une épreuve et vos possibilités de déplacements seront déterminées en fonction de votre rang. Après avoir réussi une mission, si vous obtenez un rang trop bas, vous ne pourrez pas vous déplacer sur l’intégralité des cases limitrophes par la suite. Bien pensé pour rajouter un peu d’intérêt au jeu sans trop d’effort. Et puis, si vous vous ennuyez à jouer tout seul, il y a toujours le mode co-op.

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Hyrule Warriors atteint les objectifs qu’il s’est fixés : faire un jeu hommage-débile à Zelda avec le côté défouloir des Dynasty Warriors. Ça ne vole pas haut, mais le jeu, plutôt léché et techniquement bien réalisé, le fait sans trop chercher plus loin. Maintenant, vous l’aurez compris, c’est n’est pas un jeu pour :

• Les gens qui n’aiment pas Zelda.
• Les gens pour qui Zelda est une sorte de bible intouchable.
• Les gens qui recherchent de la finesse dans le gameplay.

Vous retirez un point au jeu par condition remplie ci-dessus. D’autant que Bayonetta 2 arrive bientôt, et côté beat them all qui fait dans la surenchère, il promet d’être un peu plus subtil.

Hyrule Warriors sera disponible le 19 septembre prochain sur Wii U et coutera 50 euros environ

NB : les images qui illustrent cet article sont des images éditeur

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La bagarre

7 / 10

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