Test

[Impressions] Battleborn : le cousin de Borderlands peut-il s’imposer ?

Par Fabio le

Ce n’est pas la première fois que nous voyons/touchons à Battleborn (voir ici et ici) mais si cette troisième présentation nous a apporté quelques réponses, sur les modes de jeu ou sur les personnages notamment, elle a plus que jamais suscité des questions.

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Au fil des annonces, des interviews et des présentations, Battleborn s’est largement découvert depuis la première fois où on a entendu parler de lui, en juillet 2014. Aussi, à trois mois de sa sortie (calée au 9 février), il est possible de se faire une idée assez précise de ce FPS en arène qui devra bientôt composer avec les Overwatch et autres Paladins. Un créneau qui s’annonce ultra-concurrentiel (sur PC du moins, mais Battleborn sortira également sur PS4 et Xbox One) et qui en laissera probablement quelques-uns sur le carreau

On a donc pu tester la plupart des modes de jeu de Battleborn la semaine dernière :
– Une mission de la campagne solo, où il s’agissait de nettoyer un niveau « habité » de nombreux ennemis, niveau ponctué par un combat contre une araignée géante. On nous a parlé d’une expérience narrative, avec une intrigue par chapitre, on a eu droit qu’à la séance de nettoyage. À voir, donc, de quel métal sera fait un périple qui ne devrait pas uniquement servir à se familiariser avec les techniques de combats des différents héros.
– 2 des 3 modes multi : dans le mode Conquête, à 5 contre 5, il fallait contrôler et tenir 3 points névralgiques sur une carte pour gagner des points et, in fine, remporter la partie. Dans le mode Fusion, dynamique quoiqu’un peu bordélique, il s’agissait de 1) protéger des sbires contrôlés par l’I.A. dans leur promenade d’un point A au point B 2) dégommer les sbires de son adversaire pour les empêcher de rejoindre leur point B en toute quiétude. Du combat non stop garanti, sachant que les deux points B mais aussi les combattants alliés et ennemis se trouvent tous dans un périmètre réduit. Dans le mode Incursion, enfin, les deux équipes doivent défendre leur base des vagues de sbires et détruire la base de leurs adversaires.

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Si vous prenez le train en marche, sachez également que chaque combattant (25 en tout) débute une partie au niveau 1 et peut atteindre le niveau 10. À chaque niveau gagné, vous avez le choix entre deux améliorations, liées aux capacités ou aux caractéristiques de vos combattants (vitesse, vie, etc.). Chaque héros possède aussi 3 types d’attaques, 2 capacités spéciales et une capacité ultime qui se débloque au niveau 5.

Quant au style graphique, je vous laisse juger avec les jolis visuels qui illustrent ce test. L’avantage de cette direction artistique, c’est que les visuels ne mentent pas, ou peu. Battleborn a un look plus que sympathique.

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[nextpage title= »Le précédent Evolve »]

Voilà, vous savez tout, ou presque. Ce que vous savez moins, c’est que j’ai un peu peur pour Battleborn. Il me rappelle Evolve, ce FPS multi plein de bonnes idées, graphiquement solide, chapeauté par un studio aguerri, et qui n’a pourtant pas réussi à s’imposer (et également édité par 2K Games). La somme des qualités d’un jeu n’est pas toujours égale à son impact.

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Battleborn lui, souffre pour le moment de défauts qu’il lui faudra impérativement gommer avant sa sortie : à commencer par l’équilibrage de ses combattants, totalement inégaux en termes de puissance et d’intérêt, mais également le manque de feedback sur la partie shoot. Avec certains combattants, j’ai eu l’impression de manier une sarbacane alors qu’on me vendait « une volée horizontale de 5 flèches, infligeant chacune de lourds dégâts ».

Plus globalement, le FPS de Gearbox manque de caractère. En laissant de côté les larges environnements et l’aspect coopératif de Borderlands pour adopter le point de vue compétitif dans une arène, Gearbox a perdu la magie de son univers, ses personnages hauts en couleur et son humour, qui ne réside plus que dans le look de ses personnages et ses trailers.

Allez, rien n’est perdu, il reste 3 mois aux équipes américaines pour me prouver le contraire. En attendant, vous pouvez toujours lire l’avis plus enthousiaste d’Henri, qui a également tâté du Battleborn il y a quelques semaines.

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Battleborn, ce sera sur PC (49,99 euros), Xbox One et PS4 (69,99 euros), sortie le 9 février 2016