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[Impressions] Champions of Anteria : Ubisoft sait toujours surprendre

Par Fabio le

À côté de ses grosses licences, lucratives à souhait mais un peu trop balisées à notre gout, Ubisoft a su aussi accoucher de « plus petits » projets réjouissants tels que Soldats Inconnus ou Grow Home. Et le jeu de stratégie Champions of Anteria, développé par Ubisoft Blue Byte, pourrait bien être de ceux-là.

Champions of Anteria mixe plusieurs types de jeu dans une même expérience. On peut dire qu’il reprend le concept général de Total War : des décisions stratégiques à effectuer au tour par tour sur une « carte du monde » et du combat tactique en temps réel à l’ancienne.

Mais point d’armées à produire ou de ressources à récolter dans les phases en temps réel, seulement trois héros à choisir (parmi un panel de cinq) avant de partie en guerre et du combat tactique à coups de clics de souris. Chacun de ces combattants dispose de plusieurs capacités, à la manière d’un champion de League of Legends, et les combats se déroulent tout comme dans un RTS à l’ancienne : vue de trois/quart, on déplace ses (trois) unités à la souris, on utilise au mieux leurs compétences (régies par des cooldown) et on remplit les objectifs qui nous ont été assignés en préambule (défendre telle zone, assassiner telle unité, escorter tel convoi…).

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Ah, et détail non des moindres, le jeu permet la pause active, histoire de laisser à chacun le soin d’établir son plan d’attaque. Cette pause active, à moins d’avoir un cerveau bionique, elle est même vitale, parce que le système de combat est un poil plus complexe qu’un bête pierre/feuille/ciseaux. Toutes les unités, les vôtres comme celles de vos ennemis, sont liées à un élément, qui sont au nombre de cinq : foudre, métal, nature, feu et eau. Sur la tête de chaque troupe, un petit symbole indique à quel élément l’unité en question est liée. En plus de devoir jeter un œil aux points de vie de vos héros, de juger des dégâts de base de chacun, d’utiliser à bon escient et au bon moment leurs compétences, vous allez devoir aussi prendre en compte la famille d’appartenance de chacune des unités sur le champ de bataille.

Dernière sous-couche de gameplay : la partie gestion, héritée de l’expertise du studio en la matière (Blue Byte, c’est The Settlers). Entre chaque mission, vous aurez l’occasion de développer votre village (construire des habitations, des bâtiments à vocation économique et/ou militaire) pour améliorer vos héros et leurs équipements.