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Impressions: Wolfenstein II: The New Colossus: Second tour dans le troisième Reich pour B.J.

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Par Jules le

Trois ans après la sortie de Wolfenstein: The New Order, William J. Blazkowicz doit reprendre du service, et libérer les États-Unis du joug nazi. Annoncé en grande pompe lors de l'E3 dernier, Wolfenstein II: The New Colossus doit reprendre le flambeau là où The New Order l'a laissé. Pour faire mieux ?

Cinq mois après la fin de The New Order, William J. Blazkowicz n’est plus que l’ombre de lui-même. Elle est loin l’époque où notre héros défaisait le général Wilhem Strasse et son mécha, après avoir massacré du nazi à travers l’Europe, et même sur la Lune. Du héros américain de la résistance, il ne reste qu’un homme dans le coma, au corps martyrisé, et forcé d’utiliser une poche en plastique pour se soulager.

Mais sa convalescence est de courte durée puisque le sous-marin dans lequel il voyage est découvert et attaqué par les troupes de Frau Engel (général nazi aperçue dans le précédent volet). Il est donc temps de reprendre du service, mais voilà, vous êtes dans l’incapacité de bouger. Pour vous frayer un chemin à travers la horde fasciste, une seule solution: utiliser cette foutue chaise roulante qui trône dans un coin de la pièce.

La mort en scheiss roulante

Vous allez vite vous rendre compte (dans une moindre mesure) que la vie des personnes contraintes d’user de ce type de fauteuil n’est en rien facile – qui plus est quand une brochette de nazis veut vous faire la peau. Cette première mission est intéressante, car elle propose d’aborder le niveau d’une manière inhabituelle. Les escaliers sont inaccessibles, tout comme certains couloirs et quelques portes. Qui plus est, les déplacements en fauteuil sont plus lents. Pour progresser, le joueur doit dénicher des chemins détournés (qui restent néanmoins en évidence).

Autre contrainte, l’armement. B.J. ne peut embarquer qu’un petit pistolet mitrailleur, ce qui rend les affrontements plus compliqués. Une impression de galère qui est renforcée par une santé particulièrement basse. Heureusement, vous avez la possibilité d’utiliser votre environnement, sous la forme de pièges magnétiques, pour vous débarrasser des soldats nazis.

I did nazi that coming

Avec cette mission introductive (qui fait aussi office de tutoriel), on sent que MachineGames cherche à casser la répétitivité des longs couloirs propres aux FPS, et plus particulièrement à la saga Wolfenstein.

“Ce niveau en chaise roulante est un pari”, nous confie Lubna Cecillon, productrice sur Wolfenstein II: The New Colossus. “Si nous étions sceptiques au début, concevoir ce niveau s’est révélé être très fun. Adopter ce type de gameplay permet de faire ressentir au joueur à quel point B.J. est brisé”

En espérant que MachineGames ait multiplié ce genre de trouvailles pour sortir des sentiers battus.

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Haus der aufgehenden Sonne

Bien que la bande-annonce de l’E3 dernier nous promet une brûlante cavalcade à dos de Panzerhound (un chien robot allemand), l’autre niveau qui nous a été donné d’essayer par Bethesda lors de cette prise en main est, lui, d’un classicisme pur. L’objectif est on ne peut plus simple : infiltrer une base secrète nazie et la faire exploser. Mais attention, on ne parle pas d’une petite explosion de gueux dans n’importe quelle fête au village. Non, ici, il faut y implanter une bombe atomique, histoire de bien tout raser sur 15 kilomètres à la ronde.

D’autant que cette base se situe non loin de la petite ville américaine de Roswell, et qu’on y mène des expériences pas très glop (sur de la technologie alien, si l’on en croit un PNJ complotiste). Car oui, le nouveau terrain de jeu de B.J. est le territoire de l’Oncle Sam, devenu la terre de l’Oncle Adolf après que les nazis ont conquis le pays. Avant d’entamer les festivités, le joueur se retrouve donc au milieu de cette bourgade du Nouveau-Mexique, où la Star-Spangled Banner a laissé sa place à la croix gammée, le Ku Klux Klan collabore étroitement avec les nazis et la population vit au rythme du 3e Reich.

“C’est assez fun de nazifier l’environnement, de prendre des éléments d’architecture et de jouer avec, raconte Lubna Cecillon, mais nous avons fait particulièrement attention à ne pas transformer l’exercice en apologie du nazisme”.

Nazi only one around here

Pour le reste, une fois le pied dans la base nazie, les vétérans de The New Order seront en terrain connu. Le niveau jongle entre couloirs et zones plus larges (qui ne sont pas sans rappeler les “arènes” de Doom). Le gameplay est peu ou prou similaire à celui de son prédécesseur. Le joueur peut une nouvelle fois aborder le niveau comme il l’entend, en étant discret, en ayant une approche plus brutale, ou même en alternant les deux.

Libre à vous donc de vous infiltrer pour coller un coup de hachette (qui remplace le couteau de The New Order) dans la carotide d’un officier afin de l’empêcher d’appeler des renforts, ou bien de traverser une salle toutes armes dehors, en flinguant tout ce qui bouge.

Par ailleurs, le choix de la violence pure constituera un challenge plus intéressant que la discrétion. Il faut dire que certains ennemis ont la fâcheuse tendance à souffrir d’une cécité visuelle, ce qui rend l’infiltration un brin trop facile. D’autant que les véritables différences vis-à-vis de The New Order se situent dans le bestiaire et la gestion de l’armement.

Un arsenal Reich en améliorations

Les troupes nazies, pour commencer, on été renforcées par des androïdes particulièrement véloces. Croyez-nous, vous n’avez pas envie de vous retrouver face à plus de trois de ces saloperies, tant elles bougent et tirent vite. Pour ceux qui mangent des robots au petit-déjeuner, des méchas lourdement armés font également leur apparition.

Concernant les joujoux pour voyous, quelques armes grossissent l’arsenal et le dual-welding (l’utilisation de deux armes en même temps) fait son retour avec un changement significatif. Dorénavant, B.J. est capable de se servir d’une arme différente dans chaque main, et n’est plus obligé d’user de la même pétoire en double. À vous les joies des combos pistolet/fusil d’assaut ou fusil à pompe/laser.

On nous promet également que les améliorations d’armes offrent, dans la plupart des cas, l’occasion d’être encore plus violent, mais nous sommes incapables de vous en dire plus, le journaliste en charge de cette preview n’ayant pas cherché à les activer, trop occupé qu’il était à bousiller du nazi au fusil à pompe et à la hachette.

Notre avis

À défaut de faire radicalement mieux que The New Order, Wolfenstein II: The New Colossus est parti pour faire tout aussi bien que son prédécesseur. Les quelques changements vis-à-vis du dernier opus promettent un peu de fraîcheur dans un gameplay déjà convenable. En l'état, The New Colossus souffre de graphismes moyens et d'une I.A un peu en deçà, mais rien de bien grave qui ne puisse être corrigé d'ici la sortie du jeu dans 3 mois.

Wolfestein II: The New Colossus sera disponible le 27 octobre 2017 sur PC, Xbox One et PS4.