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Test MOVA Rover X10 : le robot piscine qui veut remplacer l’épuisette, la brosse et votre samedi

Nettoyer une piscine à la main, c’est un peu comme faire sa déclaration d’impôts : tout le monde vous jure que « ça prend dix minutes », et vous y passez finalement votre samedi. L’épuisette rate systématiquement la feuille collée à trois centimètres du bord. Le balai remue parfois plus d’algues qu’il n’en retire. Quant à la ligne d’eau, elle semble capable de retrouver sa couche grasse quelques heures seulement après avoir été frottée à quatre pattes. Cette routine-là, personne ne la regrettera.

L’arrivée des robots nettoyeurs avait tout de la libération domestique annoncée. Après avoir colonisé nos salons avec des aspirateurs capables de cartographier une maison, puis nos jardins avec des tondeuses qui naviguent sans câble périphérique, la robotique s’attaque désormais au dernier territoire hostile de la maison connectée : la piscine.

Et hostile, le mot n’est pas trop fort. Un salon, c’est plat, sec et relativement prévisible. Un jardin ajoute le relief, la météo et les obstacles imprévus. Une piscine cumule à peu près tout ce qu’un robot peut redouter : de l’eau sous pression à gérer en permanence, des parois verticales à escalader, une ligne de flottaison qui exige un traitement particulier, des marches qui n’ont jamais deux fois la même forme et des produits chimiques qui ne pardonnent aucune faiblesse d’étanchéité.

Chaque contrainte supplémentaire constitue une bonne raison pour faire grimper la facture , et une occasion de plus pour le marketing de promettre davantage que ce que la mécanique peut réellement tenir.

C’est exactement le pari du MOVA Rover X10. Cartographie 3D, propulsion à quatre jets, nettoyage annoncé en sept zones, base de recharge sans fil et six heures d’autonomie théorique : sur le papier, la machine ressemble à la transposition aquatique des meilleurs robots aspirateurs du marché.

Dans la pratique, après plusieurs semaines à le regarder parcourir mon bassin, la réponse est plus nuancée. Le Rover X10 est très bon, parfois franchement impressionnant, mais pas tout à fait là où sa fiche technique voudrait nous le faire croire.

Le flagship qui ne vient pas casser les prix (ou peut être que si finalement)

Sur la fiche produit, le Rover X10 ne fait preuve d’aucune modestie. Le robot est présenté comme une solution tout-en-un capable de remplacer l’épuisette, la brosse et le robot filaire que vous traîniez jusqu’ici autour du bassin. La promesse tient dans un chiffre marketing bien senti : le « 7-en-1 ». Fond, parois, ligne d’eau, surface, angles, marches et zones peu profondes doivent être traités au cours d’un même cycle.

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Pour y parvenir, MOVA sort l’artillerie lourde. La brosse EdgeDrive doit aller chercher les saletés dans les angles. Le système AquaScan 360° cartographie le bassin comme un sonar de sous-marin. L’algorithme PoolNavi planifie les trajectoires afin de limiter les passages inutiles. Enfin, la propulsion FloatDrive s’appuie sur quatre jets pour déplacer le robot et le maintenir contre les parois.

Ajoutez une aspiration annoncée à 10 000 GPH, une base de recharge par induction et une autonomie pouvant atteindre six heures, et vous obtenez le genre de tableau Excel qui donne envie de sortir la carte bleue avant même d’avoir remis la bâche sur la piscine.

Dans la gamme MOVA, le Rover X10 ne joue clairement pas les seconds rôles. Il vient s’installer au-dessus de l’AquaSense X et du Diver A10, comme le vaisseau amiral chargé de montrer ce que la marque sait faire lorsqu’elle cesse de regarder les coûts.

C’est un positionnement presque contre-nature pour MOVA. Sur le marché des robots aspirateurs, la marque s’est fait connaître en jouant les trouble-fêtes face aux Roborock et Dreame premium. Ici, le scénario s’inverse : le Rover X10 attaque frontalement les modèles les plus ambitieux de Beatbot et d’Aiper, sans chercher à les battre sur le prix.

À 2 499 € lors de son lancement, on n’est plus devant le petit challenger venu démocratiser une technologie hors de prix. MOVA se paie un aller simple vers le segment premium, avec le risque d’être comparé sans ménagement aux meilleures machines de la catégorie.

Design et construction : le poids du haut de gamme

Dans le carton, rien de renversant : le robot, sa base de recharge, l’AquaSonar, une petite brosse destinée à l’entretien et une notice qui finira probablement au fond d’un tiroir sans avoir été lue.
On ne va pas se mentir, personne n’achète un robot piscine à 2 499 € pour vivre une expérience de déballage digne d’un nouvel iPhone.

 

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Ce qui frappe en revanche dès que l’on pose les mains sur le Rover X10, c’est son poids. MOVA annonce 15,8 kg pour un gabarit de 54 × 46 × 32 cm, et les chiffres ne trichent pas : la machine est lourde. Très lourde, même, surtout lorsqu’il faut la sortir du bassin encore remplie d’eau.

On ne manipule pas le Rover X10 d’une seule main en discutant tranquillement avec son voisin. Il faut prendre appui, utiliser correctement sa poignée et accepter que la séance de nettoyage se termine par quelques secondes de musculation improvisée.

Cette masse inspire néanmoins confiance. Les plastiques ne donnent jamais l’impression d’avoir été choisis dans le catalogue des économies de dernière minute. Les assemblages sont propres, les finitions sérieuses et l’ensemble semble conçu pour supporter autre chose qu’un été passé à barboter dans une piscine gonflable.

Le Rover X10 ressemble à un produit premium parce qu’il est construit comme tel. Heureusement, vu le tarif.

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La base de recharge sans fil constitue également un vrai confort. Plus besoin d’ouvrir un capuchon humide ou de brancher un connecteur en espérant que quelques gouttes d’eau ne se soient pas invitées dans la prise. On pose le robot sur son socle, et la recharge commence.

Ce fonctionnement ne supprime toutefois pas la principale contrainte physique du produit : il faut toujours transporter près de 16 kg entre le bassin et la base. Le sans-fil libère la piscine de son câble, pas vos lombaires.

Installation : simple, à condition de faire les choses dans l’ordre

La configuration initiale doit être effectuée avec le robot à portée du routeur. Ne pensez donc pas le paramétrer a coté de la piscine si celle si se trouve hors de porté du WiFi. Le plus simple consiste à le laisser posé sur sa base pendant l’ajout dans l’application MOVAhome, plutôt que de le promener dans la maison en espérant accrocher deux barres de réseau entre la cuisine et la baie vitrée.

L’appairage Bluetooth avec le smartphone ne pose pas de difficulté particulière. Une fois cette étape bouclée, direction la piscine. Le Rover X10 détecte automatiquement son immersion et comprend qu’il vient de passer de la terre ferme à son environnement de travail, sans demander de manipulation supplémentaire.

 

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Il existe néanmoins un piège à éviter : le repérage initial de l’AquaSonar, le module qui permet de communiquer en temps reel avec son robot, doit impérativement être effectué avant de mettre le robot à l’eau. Une fois la machine immergée, impossible de revenir sur cette étape sans ressortir tout le matériel.

La notice le mentionne, certes, mais avec la discrétion d’une clause importante cachée au milieu d’un contrat d’assurance. Une alerte beaucoup plus visible dans l’application n’aurait pas été de trop.

La mise en route reste donc globalement simple, mais pas totalement inratable. Sur un appareil vendu comme le nec plus ultra de l’automatisation, ce petit rituel initial manque encore de pédagogie.

MOVAhome : le hardware nage plus vite que le logiciel

L’application MOVAhome est probablement l’élément qui trahit le plus la jeunesse du Rover X10.

La connexion, parfaitement stable au démarrage, m’a abandonné à plusieurs reprises en cours d’utilisation, sans raison claire. Rien de dramatique pour le nettoyage lui-même, puisque le robot continue sa mission de manière autonome, mais l’expérience connectée perd rapidement de son intérêt lorsqu’elle ne permet plus de savoir ce que fait la machine.

La cartographie initiale du bassin laisse également une drôle d’impression. L’AquaScan tourne, le robot explore, les capteurs travaillent… mais l’application ne dit presque rien.

Impossible de déterminer clairement si la machine est toujours en train de scanner, si la carte est terminée ou si elle est déjà passée à la phase de nettoyage. L’utilisateur contemple une interface avare en informations pendant qu’un robot à plusieurs milliers d’euros mène une opération sous-marine dont lui seul connaît visiblement l’avancement.

Le contraste est assez savoureux : le hardware promet la précision d’un sonar militaire, tandis que le logiciel communique parfois comme une imprimante Wi-Fi de 2012.

MOVA maîtrise déjà des applications beaucoup plus complètes sur ses robots aspirateurs et ses tondeuses. Le problème ne semble donc pas structurel, mais lié à la maturité de cette branche aquatique de l’écosystème. Une ou deux mises à jour bien pensées pourraient corriger une grande partie de ces frustrations.

En l’état, l’application accompagne le Rover X10. Elle ne le sublime pas.

Nettoyage du fond : presque rien à lui reprocher

Une fois au travail, le Rover X10 commence heureusement à justifier son imposante fiche technique.

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Sur le fond du bassin, sa trajectoire est cohérente d’un bout à l’autre. Le robot avance méthodiquement, sans donner l’impression de choisir ses directions en lançant une pièce virtuelle. Les passages redondants restent rares et aucune zone importante n’a été oubliée pendant mes cycles.

Sable, feuilles, insectes et petits débris disparaissent sans discussion. La puissance d’aspiration annoncée peut sembler abstraite sur une fiche produit, mais son effet est parfaitement visible une fois le cycle terminé : le fond ressort propre, sans amas déplacés d’un endroit à l’autre ni traînée laissée derrière les brosses.

Le Rover X10 ne se contente pas non plus d’avaler tout ce qui se trouve sur son chemin. Lorsqu’un jouet plus volumineux est resté au fond, le robot l’a correctement identifié et contourné plutôt que d’essayer de le digérer jusqu’au blocage mécanique. De mon coté il a su repérer une flechette plastique d’un pistolet pour enfant sans aucun problème. C’est plutot impressionnant.

Ma piscine présente un fond relativement plat avec une légère pente, sans relief particulièrement vicieux. Dans cette configuration, la navigation s’est montrée parfaitement stable.

Parois : la montée ne lui fait pas peur

Sur les parois, le Rover X10 réalise une démonstration tout aussi convaincante.

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La propulsion à quatre jets n’est pas qu’un joli nom ajouté pour occuper une ligne de plus sur le site du constructeur. Le robot grimpe avec assurance et conserve une stabilité rassurante pendant toute l’ascension.

Il ne donne jamais l’impression de lutter pour rester plaqué contre la surface. Pas de décrochage brutal, pas de demi-tour paniqué à mi-hauteur, pas de trajectoire hésitante. Il monte, brosse et poursuit son parcours jusqu’en haut.

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Dans mon bassin, la couverture verticale s’est révélée excellente. Le Rover X10 traite toute la hauteur disponible et enchaîne les montées avec une régularité qui finit presque par rendre le spectacle banal.

C’est probablement le meilleur compliment que l’on puisse faire à une technologie de ce type : après quelques cycles, on ne regarde plus le robot grimper parce que l’on sait qu’il va y arriver. Je n’ai pas pu évaluer son comportement face à une échelle, faute d’en avoir une installée dans le bassin.

Ligne d’eau : son véritable argument de vente

La ligne de flottaison est longtemps restée le boss final des robots piscine.

Le fond se nettoie avec de l’aspiration. Les parois se grimpent avec suffisamment de motricité. Mais la ligne d’eau impose au robot de stabiliser sa position à la frontière entre deux milieux, puis de longer précisément le bassin tout en brossant une zone où les résidus gras aiment particulièrement s’installer.

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C’est ici que le Rover X10 livre sa prestation la plus impressionnante.

Le nettoyage est net, régulier et complet. Le robot atteint correctement la surface, se stabilise, puis longe le bassin sans abandonner après quelques dizaines de centimètres. À la fin du cycle, rien ne flotte derrière lui et la ligne d’eau ressort réellement traitée.

Ce résultat compte davantage que plusieurs fonctionnalités exotiques de la fiche technique. Beaucoup de robots savent donner l’impression d’avoir travaillé en laissant un fond visuellement propre. Beaucoup moins réduisent réellement la corvée manuelle sur la ligne de flottaison.

Sur ce terrain, le Rover X10 ne se contente pas d’être bon. Il transforme un ancien point faible de la catégorie en argument d’achat.

Marches et angles : le septième mode reste au vestiaire

Il fallait bien que la belle mécanique rencontre son niveau impossible.

Dans mon bassin, le Rover X10 ne s’est pratiquement jamais aventuré sur les marches à proprement parler. Il a nettoyé le rebord des plus profondes lorsqu’elles se trouvaient dans sa trajectoire, mais sans remonter méthodiquement vers les niveaux supérieurs.

Le fameux nettoyage « 7-en-1 » devient alors un 6-en-1 très solide, accompagné d’un septième mode davantage présent dans la brochure que dans la piscine.

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Le problème ne vient pas d’un manque général d’intelligence. Sur le fond et les parois, le tandem AquaScan et PoolNavi montre justement que le robot sait parfaitement se localiser et organiser ses trajectoires. Il ne repasse pas au même endroit sans raison et ne semble jamais perdu.

Sur les marches, cette intelligence s’arrête simplement en cours de route. Le robot sait probablement où elles se trouvent, mais décide visiblement qu’elles ne méritent pas l’expédition.

Toutes les piscines ne réagiront pas de la même manière. La forme, la largeur, la profondeur et la hauteur des marches jouent nécessairement sur la capacité d’un robot à les aborder. Il serait donc injuste d’affirmer que le Rover X10 échouera systématiquement dans tous les bassins.

Dans ma configuration, en revanche, la promesse n’est pas tenue. Et à ce niveau de prix, on ne peut pas transformer une zone oubliée en simple détail de compatibilité.

Les angles restent également moins impeccables que le centre du bassin. La brosse EdgeDrive améliore le traitement des bordures accessibles, mais elle ne permet pas au robot de se transformer en créature articulée capable d’épouser chaque recoin. Une intervention ponctuelle à la brosse restera nécessaire pour les piscines aux formes complexes.

Navigation et obstacles : le cerveau fonctionne, mais choisit ses batailles

Le Rover X10 adopte un comportement intéressant face aux différents éléments disposés dans le bassin.

Les feuilles, insectes et petits débris sont aspirés sans distinction. Les objets suffisamment volumineux pour représenter un véritable obstacle sont en revanche détectés et contournés.

Pendant mes essais, le robot n’est jamais resté coincé et n’a pas adopté de mouvement erratique après avoir rencontré quelque chose sur sa trajectoire. Il ralentit, adapte son parcours, puis reprend sa mission.

Cette gestion confirme que la cartographie 3D ne sert pas uniquement à imprimer un joli schéma dans l’application. Sous l’eau, les capteurs permettent réellement au robot de comprendre son environnement.

Le paradoxe reste donc entier : cette intelligence est suffisamment efficace pour différencier une feuille d’un jouet, mais pas toujours assez audacieuse pour explorer une marche.

Filtration : un bac qui voit grand

La capacité du bac à débris constitue une autre excellente surprise.

Après trois semaines d’utilisation sur une piscine de taille moyenne, je n’avais toujours pas eu besoin de le vider. Il n’était même pas plein.

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Ce résultat doit évidemment être remis dans son contexte : le bassin avait été entretenu avant le début du test et ne ressemblait pas à une mare abandonnée depuis trois hivers. Il ne faut donc pas traduire cette observation en promesse universelle de plusieurs semaines sans entretien.

La marge offerte par le bac reste néanmoins impressionnante. Le Rover X10 peut enchaîner les cycles sans imposer une vidange après chaque sortie, ce qui correspond précisément à l’usage attendu d’une machine autonome.

Je n’ai constaté aucun colmatage du filtre pendant la période de test. Le système anti-colmatage mis en avant par MOVA semble donc remplir sa mission, au lieu de rester un énième logo déposé destiné à décorer la fiche produit.

L’accès au panier est simple et son nettoyage ne demande pas de cérémonie particulière. On l’ouvre, on retire les débris, on rince l’ensemble au jet d’eau et le robot est prêt à repartir.

Autonomie et silence : il sait se faire oublier

MOVA annonce jusqu’à six heures d’autonomie selon le programme sélectionné et les conditions d’utilisation.

Mes sessions ont atteint environ trois heures sans le moindre accroc. Aucun ralentissement perceptible, aucune interruption impromptue et aucun retour prématuré lié à une batterie fatiguée.

Dans une piscine de taille moyenne, cette endurance suffit largement pour couvrir le bassin au cours d’un seul cycle. La promesse d’autonomie ne devient donc jamais une inquiétude quotidienne, même si je n’ai pas reproduit les six heures maximales annoncées par la marque. Une fois immergé, le Rover X10 devient également presque totalement silencieux depuis l’extérieur du bassin. On oublie rapidement qu’il travaille.

C’est un avantage plus important qu’il n’y paraît. Un appareil autonome n’allège réellement la charge mentale que lorsqu’il peut effectuer sa tâche sans demander une surveillance permanente et sans transformer le jardin en atelier mécanique. Le Rover X10 se lance, disparaît sous l’eau et travaille. Exactement ce que l’on attend de lui.

Entretien : l’autonomie ne signifie pas l’abandon

Aucun robot piscine n’est totalement exempt d’entretien, et le Rover X10 ne fait pas exception. Il faut vider son bac, nettoyer le filtre et rincer les brosses afin d’éviter que les résidus et les produits présents dans l’eau ne s’accumulent. La bonne nouvelle, c’est que ces opérations prennent peu de temps et n’imposent aucune manipulation particulièrement désagréable.

Un passage au jet suffit dans la majorité des cas. Je n’ai rencontré ni pièce fragile à démonter, ni mécanisme exagérément complexe, ni recoin transformé en composteur miniature. Le vrai effort reste donc la sortie du bassin. À près de 16 kg à sec, le Rover X10 rappelle son gabarit à chaque manipulation. La poignée aide, mais elle ne fait pas disparaître les lois de la physique.

Rapport Qualité/Prix : tout dépend du chiffre retenu

À son tarif de lancement de 2 499 €, le Rover X10 pose un problème assez simple.

Oui, il nettoie remarquablement le fond. Oui, il grimpe parfaitement aux parois. Oui, sa gestion de la ligne d’eau figure parmi les meilleures prestations que j’ai observées. Mais à ce prix, la promesse « 7-en-1 » doit être tenue dans son intégralité. Or les marches restent largement ignorées dans ma configuration, tandis que l’application manque encore de maturité. Deux concessions difficiles à balayer lorsqu’un produit se présente comme un flagship sans compromis.

La situation change toutefois considérablement avec les prix déjà observés au moment de ce test. Autour de 1 500 € sur le site de Mova lors d’une campagne de promotion, soit près de 1 000 € de moins que le tarif initial, le calcul devient beaucoup plus favorable. À 2 499 €, on juge chaque marche oubliée. À 1 500 €, on regarde davantage l’excellence du fond, des parois et de la ligne d’eau. Le robot ne devient pas meilleur grâce à une promotion, mais ses défauts deviennent nettement plus faciles à accepter.

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Notre avis

Le MOVA Rover X10 tranche assez clairement le débat posé au début de ce test. Ce n’est ni une révolution totale ni une simple surpromesse marketing. C’est un excellent robot piscine qui réussit brillamment les tâches les plus importantes, tout en trébuchant précisément sur les fonctions censées justifier son positionnement le plus ambitieux. À 2 499 €, le Rover X10 ne manque pas vraiment de capteurs ni de puissance. Il lui manque surtout les services qui donnent du sens à cet arsenal. Beatbot ajoute un traitement clarifiant, un véritable écrémage pilotable, une gestion dédiée des plateformes et une application plus démonstrative. MOVA possède peut-être le robot le plus spectaculaire sous l’eau ; ses concurrents proposent encore l’écosystème le plus complet autour du bassin. Ces défauts empêchent le Rover X10 d’atteindre l’excellence absolue. Si Mova décide de repositionner le X10 autour de 1 500 €, ils deviennent des compromis beaucoup plus raisonnables face à ce que la machine accomplit réellement.
Note : 7.5  /  10

Les plus

  • Nettoyage du fond particulièrement efficace
  • Navigation cohérente et bonne détection des obstacles
  • Nettoyage remarquable de la ligne d’eau
  • Bonne autonomie en conditions réelles

Les moins

  • Marches largement ignorées dans notre bassin
  • Application peu claire pendant la cartographie
  • Pertes de connexion ponctuelles
  • Angles complexes nécessitant encore une intervention manuelle

Mode