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Preview de Doom Eternal : on prend les mêmes, etc

Jeux-Video

Par Benjamin Benoit le

La suite de Doom 2016, vous l’avez deviné, « s’inscrit dans la continuité ». Avec une telle recette, nul besoin de révolution, mais quid des nouveautés ?

Vous cherchez un jeu relaxant où rentrer dans la mêlée est le maître mot ? Doom, sorti en 2016, n’a pas vieilli d’un poil. Mais c’était il y a trois ans, et Bethesda nous a gentiment invité à faire un saut de puce à Londres pour essayer sa suite à venir, Doom Eternal. Il vient d’être présenté lors de la conférence E3 de Bethesda : deux fois plus de streums, un passage sur Terre, et une expérience similaire avec quelques nouveautés. Pour l’instant, rien de révolutionnaire, mais il est compréhensible de ne pas bousculer une recette déjà bien enlevée.

Un peu plus dur, un peu plus avare

L’expérience DOOM reste la même. Le but du jeu est probablement de proposer une version « harder, better, faster, stronger » du hit de 2016 : vous êtes un super soldat lâché en plein enfer, et devez survivre en bottant des culs, généralement plusieurs par entités infernales.

Et au coeur du coeur de l’expérience Doom Eternal, on retrouverait les tables de la lois qui commencent par « si tu ne bouges pas, tu meurs » et « chaque mort devrait être source d’une leçon ». Le gameplay est extrêmement nerveux, les streums ne laissent pas le moindre répit et viendront vous déloger. Il faut aller au contact, même dans les situations désespérées. Mal jouer à Doom, ou jouer avec un niveau de difficulté en trop, c’est s’exposer à être en permanence sur le fil. Il faut mobiliser toute son énergie.

Le jeu reste généreux dans sa démarche. Même dans les situations les plus désespérées, il y a toujours un outil qui devrait être là pour vous sauver les miches. Votre mobilité, en premier lieu. Mais le jeu nous a littéralement été vendu comme « plus avare en munitions », ce qui s’est avéré pertinent dans cette démo.

Cependant, vous avez plus d’outils : mettez le feu à un monstre, tirez-lui dessus, et vous grattez son armure. Les fameux glory kills – qui s’activent d’un coup de pression s’ils sont assez affaiblis – redonnent un peu de santé. Un coup de tronçonneuse, rare mais souvent salvateur, redonne quelques munitions.

De la santé traîne partout, surtout dans des arènes très ouvertes. Si vous chopez une « vie », parfois peu facile d’accès ou demandant une certaine gymnastique, vous aurez, au lieu de trépasser, un moment ralenti et boosté pour vous sortir du pétrin. Une bonne idée qui équilibre un peu la donne.

Cependant, le jeu semble un peu difficile pour les nouveaux venus… ou les mals réveillés. Il est facile de s’enfermer dans les mêmes schémas, de tenter la force brute, et de ne jamais vraiment comprendre comment s’en sortir. Quelques frustrations pourraient être à prévoir.

Attention, le parapet !

D’autant plus que le tronçon exposé avait, en son milieu, un exercice de plate-forme un peu hors-sujet et frustrant. On comprend la logique : ce sont des boosters qui vous envoient valdinguer sur des morceaux de terre, cinquante mètre plus loin. Plus rapide, plus mobile. Mais seulement voilà : on a vite fait d’appuyer sur un bouton inopportun, se désaxer et atterrir dans le vide cosmique… on de se prendre un tir de méchant sans rien pouvoir faire.

Bref, la plate-forme dans le jeu de tir bourrin, pourquoi pas, mais avec une plus grande cohérence dans le gameplay, ce serait chouette. Autre petite frustration, le mapping des touches est un peu nébuleux en ce qui concerne les gâchettes – chaque arme propose une action supplémentaire, un tir alternatif qui propose de belles possibilités et des réactions en chaîne amusantes. Mais on a vite fait de la griller dans la confusion, il faudra s’adonner à une petite gymnastique mentale.

Sinon, rien de nouveau sous le soleil de Satan : ambiance craspec, son métallique qui accompagne l’action, graphismes-qui-sont-les-mêmes. C’est aussi simple que ça : vous avez aimé l’original, vous aimerez la suite. Vous voulez découvrir la suite ? Commencez donc par l’original. Intelligence, polish et bons curseurs sont toujours là.