Révélé aux Game Awards 2025 puis remis en lumière lors du dernier Nintendo Direct, Orbitals est développé par Shapefarm, un studio indépendant installé à Tokyo, et édité par Kepler Interactive. Vous connaissez forcément ce dernier, c’est l’éditeur derrière Clair Obscur Expedition 33, le jeu de l’année 2025, mais aussi de Sifu, Scorn ou Pacific Drive. Autant dire une belle carte de visite. Le tout tourne sous Unreal Engine 5, et le jeu débarque le 3 septembre 2026 en exclusivité sur Switch 2.
Plongée directe dans les animés des années 80
La direction artistique rappelle directement les grands animés japonais des années 80, du côté d’Ulysse 31 ou d’Albator. Les couleurs franches, les lignes claires, ce parfum de space opera vintage, tout y est. Les cinématiques sont d’ailleurs dessinées à la main, en collaboration avec le Studio Massket (saison 3 de To Your Eternity, The Weakest Tamer…) et le rendu est superbe. Celui-ci tranche radicalement avec la vague de AAA au look ultra-réaliste.

On incarne Maki et Omura, deux explorateurs qui doivent coopérer sans relâche pour sauver leur station spatiale en ruine, piégée dans une tempête cosmique surnaturelle. Le duo enchaîne les décors : champs d’astéroïdes, cavernes, stations abandonnées et bien d’autres lieux, entre phases de plateforme, séquences d’action, énigmes environnementales et mini-jeux. La variété est au rendez-vous, et chaque environnement apporte sa propre mécanique. On ne s’ennuie pas une seconde.

Ah, on peut choisir ici !
C’est un détail qui change tout. Avant chaque début de mission, les deux joueurs choisissent leur rôle et leurs armes. Ça peut paraître anodin, mais ça règle un vrai problème du genre. Dans It Takes Two, on se retrouve parfois coincé avec un perso dont le gimmick est moins agréable à jouer, et il faut refaire l’aventure en changeant de personnage pour profiter du gameplay dans son intégralité. Ici, pas de frustration. Ici, on s’entend sur qui prend en quoi en alternant, et personne ne se sent lésé à sa condition d’être raisonnable.

Et niveau outils, il y a de quoi faire. L’Attrapeur permet de saisir et déplacer des plateformes pour ouvrir de nouvelles routes à son partenaire, l’Arroseur envoie un jet d’eau sous pression pour activer des mécanismes à distance et refroidir les surfaces brûlantes, et le Canon à rayon libère un flux de chaleur intense pour détruire les obstacles et faire fondre les éléments métalliques. On sent que Shapefarm a réfléchi à des combinaisons d’outils qui forcent les deux joueurs à se parler en permanence. On alterne les rôles, on se relaie, on se coordonne. C’est du vrai jeu coopératif, pas deux solos qui avancent en parallèle.
Une VF de qualité, comme au bon vieux temps
Cerise sur le gâteau, le studio a pris la peine de proposer une VF de qualité. Et ça, ça renforce encore ce parfum de belle époque 80/90. À l’heure où tant de jeux se contentent d’un simple sous-titrage, l’effort mérite d’être salué. On retrouve un casting solide pour donner vie à Maki, Omura, Togen, Kinakoko et Jaga, avec les voix d’Amandine Barbier, Victor Niverd, Pascal Gimenez, Brigitte Lecordier et Jean-Christophe Acquaviva. Un doublage français soigné, ça change tout dans l’immersion, surtout pour un jeu qui joue à fond la carte de la nostalgie.
Prévoyez un partenaire qui a la manette bien en main
Ce que j’ai testé avec un confrère demande quand même pas mal de dextérité et de réflexion. Difficile de juger avant le test complet, mais je vous préviens tout de suite, n’espérez pas boucler Orbitals avec quelqu’un qui ne touche pas régulièrement à une manette. Ce n’est pas un party game qu’on lance entre deux verres, c’est une vraie aventure coop qui exige de la coordination et de bons réflexes. Certaines séquences réclament un timing précis entre les deux joueurs, et une erreur de l’un peut coûter cher à l’autre.

Et c’est justement ce qui me plaît. La coop à deux, la vraie, celle qui te force à collaborer en temps réel, reste bien trop rare dans le jeu vidéo. Hazelight en est le pilier et a prouvé, avec notamment It Takes Two et Split Fiction qu’il y avait de la place et un vrai public pour ce genre d’expérience. Orbitals arrive avec ses propres idées, sa patte visuelle et beaucoup de charme. Ce n’est pas juste un clone de plus, il apporte sa personnalité et cette liberté dans le choix des rôles qui manquait clairement au genre.
Une édition physique intégrale, cartouche comprise
Bonne nouvelle pour les collectionneurs et les allergiques au tout dématérialisé, Orbitals sera proposé dès sa sortie en édition physique. Ce n’est pas un game key card, ici, le jeu sera intégralement présent sur la cartouche. Un vrai geste, surtout à une époque où certains éditeurs multiplient les jaquettes vides ou les cartouches partielles sur Switch 2. Ceux qui aiment réellement posséder leurs jeux apprécieront.
En attendant, notez la date
Orbitals sera jouable en local sur une même console en écran partagé, ou en ligne via le GameShare de la Switch 2. Avec un seul exemplaire, vous pourrez le partager avec un ami sur Switch ou Switch 2 en local, ou sur Switch 2 en ligne. Rendez-vous le 3 septembre 2026, en exclusivité sur Nintendo Switch 2. Évidemment, nous vous proposeront un test complet du titre d’ici là.
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