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Prise en main du Samsung Galaxy A6 : rendez-vous dans 6 mois ?

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Par Gaël Weiss le

« Attention… Question ! Je suis un smartphone de 5,6 pouces dont l’écran est au ratio 18:9. Je dispose d’un capteur photo de 16 MP, d’un capteur d’empreinte dorsale et d’une puce de milieu de gamme qui font de moi une pièce de choix pour les petits budgets. Je suis sorti récemment et mon tarif de lancement est supérieur à 300 euros. Je suis… Je suis ? Le Galaxy A8 ? Hé non mon bon Patrice, quel dommage. Nous parlions du Samsung Galaxy A6. Mais il faut dire que la question n’était pas évidente. »

Si comme Patrice vous recherchez un smartphone Samsung de milieu de gamme avec un grand écran et qui ne dépasse pas les 300 euros, il y a de bonnes chances que vous ayez confondu le Galaxy A6 et le Galaxy A8. Et pour cause, les deux smartphones se ressemblent beaucoup du point de vue du design et des caractéristiques. Mais le second peut aujourd’hui se trouver aux alentours de 300 euros alors qu’il était commercialisé à plus de 400 euros lors de son lancement, en février dernier. Et c’est bien le problème principal de ce Galaxy A6. Mais nous y reviendrons un peu plus tard.

Un appareil à la limite de l’entrée et du milieu de gamme.

Si l’on se concentre sur le design, le Galaxy A6 et A8 sont pourtant bien différents. Certes, ils partagent la même diagonale d’écran, pratiquement la même puce et le même capteur photo. Mais il suffit de les retourner pour bien les différencier. Le Galaxy A6 dispose en effet d’une coque en métal de laquelle ressortent deux antennes, en haut et en bas. Une coque légèrement arrondie qui tient très bien en main et qui respire vraiment la solidité. Voilà un smartphone qui pourra faire une ou deux chutes sans voir sa coque se briser.

Le Galaxy A6 est un appareil situé entre l’entrée et le milieu de gamme. Son écran est de loin la pièce la plus emblématique de ce positionnement bâtard. Samsung a ainsi intégré un écran Super Amoled à la qualité irréprochable du point de vue des couleurs ou de l’affichage. Mais il ne dispose que d’une définition HD+. Ce qui est « un peu » juste en 2018. Samsung a également radiné sur le port USB, qui est encore un port micro-USB et non un port USB Type-C. Là encore, c’est purement scandaleux en 2018.

Pour autant, le téléphone peut accueillir deux SIM, dispose d’un port jack mais aussi d’un haut-parleur situé sur le côté droit (pour éviter de boucher le son quand on tient le smartphone en mode portrait). Sur notre Galaxy A6 de test, le placement des boutons physiques est parfait : ils tombent toujours sous les doigts.

Un appareil solide du point de vue des performances… pour qui ne joue pas

Pas de surprise concernant l’interface, il s’agit de Samsung Experience en version 9.0 qui vient habiller Android 8.0 Oreo. Une interface légère et efficace qui est très proche de ce que l’on peut voir sur Android Stock. On y trouve un tiroir d’application, des icônes facilement reconnaissables (et qui ne tentent pas de copier iOS) et bon nombre d’applications préinstallées. Mais entre les applications Office de Microsoft, une application email de Samsung, un navigateur Samsung et les traditionnelles app de Google, toutes se révèlent au final assez utiles. Reste que tout cela se paye : une fois le téléphone déballé et entièrement mis à jour, il ne reste plus que 20 Go sur les 32 Go que contient la mémoire interne du téléphone.

 

Un mot sur les performances : elles sont largement suffisantes pour un appareil de prix. La petite puce Exynos 7870 et ses 3 Go de RAM font parfaitement tourner le téléphone, que ce soit pour des applications basiques (navigation sur le web, réseaux sociaux, vidéo) ou sur le mode multitâche. Évidemment, ne comptez pas sur elle pour faire tourner des jeux gourmands en 3D avec tous les taquets des options graphiques à fond. L’autonomie du téléphone est quant à elle correcte, sans être miraculeuse. Avec ses 3000 mAh de batterie, le Galaxy A6 est capable de tenir une bonne journée et demi sans avoir besoin d’être rechargé. C’est dans la moyenne, ni plus, ni moins.

Un appareil photo décevant

Je suis en revanche franchement perplexe quand il s’agit de l’appareil photo. Les quelques clichés pris dans les rues de Paris sous un soleil écrasant de plein été sont au mieux correctes, mais souvent de médiocre qualité. Manque de détail, couleurs délavées et gestion des contrastes à la rue ne rendent pas vraiment hommage au centre de Paris. Un appareil photo qui se révélera utile pour des fonctions pratiques, à condition de ne pas regarder ce qu’il se passe de près. J’aborde à peine la qualité des clichés pris en basse luminosité, indigente. Sans être extrêmement mauvais, on aurait pu s’attendre à mieux, surtout après un Galaxy A8 qui faisait parfaitement le job lorsque les conditions lumineuses sont correctes.

Un appareil qui vaudra le coup dans 6 mois

Le problème de ce Galaxy A6 ce n’est finalement ni son design – plutôt réussi au demeurant -, ni ses performances et encore moins son appareil photo médiocre. Non, son véritable problème, c’est qu’il est aujourd’hui vendu officiellement au prix de 309 euros. Pour ce tarif, il est aujourd’hui relativement aisé de trouver un Galaxy A8, qui le surpasse dans quasiment tous les domaines.

Comme d’habitude avec les appareils de Samsung, ce Galaxy A6 ne vaudra réellement le coup que dans 6 mois, lorsque son prix aura chuté d’une bonne centaine d’euros. Aux alentours de 200 euros, ce Galaxy A6 sera alors une pièce de choix pour qui veut un appareil solide, doté d’un très bel écran Super Amoled (très probablement l’un des meilleurs dans le monde des smartphones à moins de 300 euros) et de performances honnêtes.