Test

Skullcandy Crusher 360 : notre test du casque aux basses vibrantes

Notre avis
7 / 10
Audio

Par Camille Suard le

Le Crusher 360 marque l’arrivée de Skullcandy dans le marché haut de gamme des casques filaires et sans fil. Vendu à 299 euros, il espère tirer son épingle du jeu en proposant une immersion sonore grâce à la fonction de basses haptiques.

Skullcandy a sorti le Crusher 360, un casque tout particulier qui, comme son prédécesseur, propose une expérience auditive immersive. L’amélioration de son système de vibrations n’est pas la seule nouveauté : la marque américaine se lance désormais dans le haut de gamme. Le Crusher Wireless de 2016 occupait confortablement le marché des accessoires à 150 euros, le Crusher 360 double son prix et ne trompe pas sur les ambitions du fabricant. Un peu moins onéreux que le récent casque WH-1000XM3, il doit tout de même se confronter au WH-1000XM2, précédent produit de Sony qui a vu son tarif baisser ou le AKG Harman N60, qui restent des références. Après une semaine d’utilisation, voici notre verdict sur ce Skullcandy qui mise beaucoup sur son confort et ses basses haptiques.

Le casque est livré dans un joli coffret noir, tamponné du logo à tête de mort et nombreuses inscriptions porteuses du nom de la marque. Cette boîte annonce déjà la couleur : elle renferme un produit qui souhaite se donner une allure des plus premiums. À l’intérieur, le fabricant a intégré bien évidemment son casque Crusher 360 mais aussi un étui de qualité, un câble micro USB pour la recharge, un câble mini-jack comprenant un micro pour le kit mains libres et des commandes basiques ainsi qu’un livret et des stickers à l’effigie de Skullcandy.

Design et Ergonomie

Pour son Crusher 360, Skullcandy a apporté un soin tout particulier dans le choix des matériaux employés. Adieu le plastique, ce nouveau casque peut désormais compter sur du métal pour l’arceau et ses charnières. Cela apporte plus de rigidité et l’effet de solidité qui en découle rassure. Néanmoins, le fabricant s’est assuré de maintenir une certaine souplesse pour son produit afin de garantir la possibilité de tordre ce dernier sans risquer de le casser. Le caoutchouc présent sur l’arceau du Crusher Wireless a disparu lui aussi, au profit d’une imitation cuir qui épouse parfaitement les formes.

Si on regarde de plus près l’arceau, on remarque les différents éléments d’assemblage, dont les petites vis. En effectuant quelques torsions, et malgré les apparences, rien ne semble indiquer la moindre fragilité. Bien sûr, il faudrait vérifier ces dires sur une plus longue durée. Mais en tout cas, ce casque respire la qualité. Son étui, tout aussi solide, devrait d’ailleurs lui permettre de résister dans le temps.

Impossible de douter sur la montée en gamme du casque, il se trouve plus agréable aussi bien pour les yeux que pour la tête. Notons tout de même que cet effort s’accompagne d’une petite prise de poids. En effet, avec ce modèle nous sommes passés de 275 à 320 grammes. C’est vrai, une fois posé sur la tête, impossible de l’oublier. Le Crusher 360 fait partie des appareils qui en imposent par leur carrure, mais sa perte de légèreté ne m’a pas non plus posé problème au quotidien. D’autant plus que les coussinets moelleux sur l’arceau et les oreilles apportent un véritable confort, en tout cas pour les petites oreilles. Puisqu’on parle de taille, l’arceau profite d’un réglage non pas cranté comme c’était le cas par le passé, mais n glissement : précis, pratique et rapide.

Disponible en noir ou en bicolore noir et camel, c’est avec cette dernière version que nous avons effectué ce test. Ce mariage de couleur fonctionne très bien, mais il faut avouer que les parties en noir ont la nette tendance à vite se salir. Et comme l’une des oreilles comporte une commande tactile… je vous laisse imaginer les jolies traces de doigt à la fin de la journée !

Si vous êtes un habitué des casques sans-fil de la marque, vous allez vite trouver vos marques. Le Crusher 360 reprend à peu de chose près exactement les mêmes contrôles et connectiques : le réglage du volume et le Play/Pause à droite, le bouton de mise en tension et de connexion Bluetooth avec un voyant à LED (batterie, état de marche et de connexion Bluetooth) et les ports pour prise jack et micro USB à gauche. La face extérieure de l’oreille gauche accueille un pavé tactile pour la fonctionnalité phare du casque : les basses haptiques. Un simple glissement vers le haut l’active, et inversement pour la désactiver. Nous reviendrons sur les apports de cette technologie dans la partie suivante consacrée à l’expérience audio de l’appareil.

Bien que ces contrôles sont très bien placés et faciles à trouver du premier coup, ils souffrent d’un cruel manque de réactivité. Qu’il s’agisse du volume ou même de mettre en pause le morceau en cours de lecture, il faut un certain laps de temps pour que l’action soit effective. C’est un point assez désagréable au quotidien, d’autant plus que la plupart de ses concurrents n’ont pas ce problème-là. L’absence de bouton pour passer d’une piste audio à l’autre m’a également manqué. C’est le type de petites fonctions pour lesquelles on s’habitue vite…

Mais quand est-il du câble pour prise jack avec sa télécommande ? Rien de spécial à mentionner, il offre la possibilité d’utiliser le casque en kit mains libres pour vos coups de fil et cela fonctionne bien. Le bloc comporte aussi un bouton Lecture/Pause ainsi qu’un petit levier pour régler le volume.