L’entrée dans le monde Android d’un constructeur comme BlackBerry au détriment de son OS maison est un signe fort et nous prouve que BlackBerry a encore de belles ambitions concernant le grand public et essaie de mettre toutes les chances de son côté avec le meilleur de BlackBerry et le meilleur d’Android.
Les Caractéristiques et le Packaging
Pour rappel sur les caractéristiques, le nouveau BlackBerry Priv vous propose :
– Android 5.1.1 Lollipop avec une surcouche BlackBerry
– Ecran AMOLED Gorilla Glass 4 de 5,4”
– Définition Quad HD de 1440×2560 soit une densité de 540ppp
– Boîtier avec un dos en fibre de verre
– Processeur 64-bit hexa-core Qualcomm Snapdragon 808
– GPU Adreno 418
– 32Go de mémoire interne
– Port mémoire MicroSD (jusquà 2To)
– 3Go de RAM
– APN avec un capteur rétro-éclairé de 18 Mégapixels
– Dual-flash LED
– Autofocus à Détection de Phase
– Objectif grand angle
– Stabilisation optique
– Enregistrement de vidéos jusqu’en 4K30
– Caméra visio avec un capteur de 2 Mégapixels
– 3G/3G+, H+, 4G LTE Cat 6
– Port nano-SIM
– WiFi a/b/g/n/ac (2.4GHz et 5GHz)
– Bluetooth 4.1 LE, NFC, A-GPS+GLONASS
– Port USB 2.0 compatible SlimPort
– Baromètre, Gyroscope, Accéléromètre
– Capteur de proximité et de luminosité
– Batterie de 3410 mAh
– Taille de 147 (184 ouvert)x77,2×9,4mm
– Poids de 190g.
Au niveau du packaging, on retrouve une boîte assez classique en soi, noire. Sans surprise, on retrouve un câble USB Type-A vers Micro-USB, un chargeur USB, un kit main-libre, des notices pour une première prise en main et le Priv.
Disponible pour l’instant chez Orange, il arrivera chez les autres opérateurs d’ici peu, ce n’est pas une exclusivité Orange. Comptez à partir de 299€ avec abonnement ou 799€ hors abonnement.
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Après l’enchantement de l’écran incurvé, on est agréablement surpris par le dos fait de fibre de verre avec une texture dire “soft touch” et rassemblement étrangement à de la fibre de carbone. Je ne sais pas si c’est un choix délibéré ou pas mais je pense que j’aurais préféré de la fibre de carbone, tout aussi solide mais, surtout, ne craque pas sous la pression. En effet, quand vous tenez fermement le smartphone pour saisir avec le clavier physique, le smartphone aura tendance à craquer et c’est plutôt désagréable. Je n’y fais pas forcément attention mais quand on l’entend, c’est super désagréable. Je l’ai passé à des amis et la première chose qu’ils ont noté, c’était ce dos qui craque… Le pire, c’est que ça craque vraiment, comment BlackBerry a pu laisser passer un tel défaut, surtout sur un smartphone à 800 euros. J’attends confirmation pour avoir un autre exemplaire de test mais en attendant bah, ça craque 😛 C’est d’autant plus dommage que le BlackBerry Priv représente sans doute le plus beau BlackBerry à ce jour.
Dans le même registre de doléances, j’aurai aimé des boutons plus épais ou qui sortent mieux de la coque. Dans le cas du BlackBerry Priv, on ne fait pas spécialement de différences entre les boutons des tranches et la tranche en elle-même. Du coup, en aveugle, c’est assez difficile de sentir les boutons. En plus de cela, BlackBerry a eu la mauvaise idée de mettre le bouton de veille et/ou de mise sous tension sur la tranche gauche et non la tranche droite. Il faudra vous y habituer.
Concernant le clavier physique, il tombe plutôt bien dans cette ère où tous les nouveaux smartphones ne font plus confiance qu’aux claviers virtuels. Très honnêtement, je ne pense avoir de soucis particuliers avec les claviers virtuels, ce qui fait que je ne suis pas forcément le premier à demander un clavier physique. Maintenant, j’avoue avoir été surpris moi-même parce que je me suis mis à l’utiliser plus souvent que je ne l’aurais cru. En fait, ce n’est pas tant une question d’ergonomie, je pense même pouvoir taper plus vite avec une clavier virtuel mais j’ai apprécié avoir un affichage du contenu dans sa globalité quand j”utilisais un clavier physique. En plus de cela, le clavier physique sert aussi de trackpad pour naviguer et vous pourrez attribuer un raccourci pour chacune des touches physiques, ce qui est plutôt pratique. Je suis assez impressionné par le fait que BlackBerry ait réussi à intégrer un clavier similaire à ce que la firme a pu faire par le passé et ce, sans proposer un produit final foncièrement épais. Par contre, j’avoue que j’aurais aimé qu’il soit plus large/gros. Ma référence reste tout de même le feu Bold 9000.
Dans les petits regrets, alors que c’est devenu un standard dans le monde des smartphones haut de gamme et qu’on associe souvent BlackBerry et sécurité, il n’y a pas de malheureusement de capteur biométrique. Dommage. Il y a certes toute la sécurité lié à la surcouche de BlackBerry en soi mais pour ce qui est du verrouillage, on a droit au classique code PIN ou au schéma Android qu’on connait bien.
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Vu le peu d’utilité autour d’un écran avec des bords incurvés comme on a pu le voir sur les Samsung Galaxy S6 edge, BlackBerry a choisi de ne pas implémenter de fonctions spécifiques aux bords incurvés, ce qui me va parfaitement en fait. En fait, la seule fonction servira a vous indiquer le niveau de charge en cours. Pas forcément plus pratique que l’indication principale sur l’écran mais pourquoi pas.
Certains smartphones proposent des haut-parleurs en façade et bien ce n’est pas le cas du BlackBerry Priv puisque ça se trouve sur la tranche. S’il y a bien de la puissance, cela reste un son mono et pas forcément des plus fidèles. Bon, ce n’est pas comme si j’allais regarder des films ou autres sans écouteurs mais j’espère toujours être agréablement surpris, ce qui n’est pas cas cette fois-ci encore. Ce sont des haut-parleurs de base et ça sera suffisant pour les vidéos Youtube et autres joyeusetés sur le net dans un milieu calme mais ne pensez même pas à vous faire une série ou un film sans une enceinte externe ou des écouteurs.
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Tout est donc présent pour vous proposer une expérience utilisateur exemplaire. Eh bien non, le Priv a tendance à chauffer et même si on n’est pas dans eaux du feu Xperia Z3, c’est suffisamment désagréable pour le signaler. De même, au niveau de l’interface utilisateur, je ne l’ai pas forcément trouver super fluide et c’est clairement lié à des problèmes d’optimisations logicielles. Maintenant, en terme de performances pures, on est en terrain connu et le Snapdragon 808 n’en reste pas moins performant pour les tâches quotidiennes. J’ai bien évidemment essayer toutes les dernières applications gourmandes comme Need For Speed : No Limit, Implosion, Asphalt 8 ou autres, je n’ai rien noté d’anormal et j’ai pu profité tranquillement des jeux. Aussi, je vous laisse voir les résultats dans les différentes applications telles que GeekBench, Vellamo, 3D Mark ou encore PC Mark pour vous faire votre propre idée.
Du côté de la surcouche BlackBerry, il est clair que la compagnie canadienne vous propose de bonnes idées en commençant par le clavier virtuel issus de BlackBerry 10 et qui s’avère efficace, tellement d’ailleurs qu’on n’a pas forcément besoin du clavier physique pour une saisie rapide, ce qui est un comble quelque part quand on a la chance d’avoir un clavier physique. On retrouve également BlackBerry Hub, le fameux hub qui vous permet d’accéder à vos mails, agendas, Facebook, Twitter, BBM, SMS, etc. L’inconvénient, c’est que tout vient en double des applications natives d’Android, du coup, je l’ai quasiment désactivé. Autre nouveauté intéressante puisque BlackBerry aiment les gestes vers le haut. Toutes les applications qui ont des widgets, vous pourrez y accéder sans forcément installer le widget, il vous suffira de faire un geste depuis l’icône de l’application vers le haut. Pratique. Depuis le bord incurvé, vous aurez droit à un panneau coulissant avec vos mails, calendriers et autres informations essentielles. Si l’expérience utilisateur ne change pas tant que cela d’un Android Stock, ces petits ajouts reste une excellente idée. On finit sur la partie sécurité que BlackBerry affectionne particulièrement avec l’application DTEK qui monitore si vous avez un mot de passe ou pas, comment chacune des applications sur le smartphone fonctionne avec ses droits, ses accès, etc. En gros, parce qu’on est encore sur Android 5.1 Lollipop, ce sont toutes les nouvelles fonctions de sécurité d’Android 6.0 Marshmallow. Et parce qu’on parle de sécurité, pourquoi ne pas proposer, surtout à ce niveau de prix, un lecteur d’empreintes par exemple ?
Au final et c’est peut-être là que le bat blesse, c’est que j’ai maintenant des habitudes sur un smartphone Android et j’ai eu tendance à désactiver pas mal de fonctions de BlackBerry pour me retrouver avec une expérience relativement proche d’Android de base. J’ai laissé quelques fonctions amusantes mais très honnêtement, je pourrai m’en passer facilement sur un autre terminal Android.
[nextpage title=”Autonomie”]
Si vous tiendrez bien une journée, ce qui est bien dans l’absolu, vous ne ferez jamais vraiment deux jours consécutifs sans passer par la case recharge. Alors oui, vous allez me trouver dur mais quand on a une telle batterie et qu’on tienne finalement autant qu’un concurrent avec une batterie moindre, cela suppose que la partie logicielle consomme plus que la normale. Alors oui, tout dépendra de vos usages mais on est loin d’un smartphone Xperia de Sony ou du très récent Mate 8 de Huawei. Je m’attendais à mieux pour être honnête mais ne boudons pas notre plaisir, c’est déjà bien d’avoir une journée assurée quelque soit l’usage. Je vous laisse regarder l’état de la batterie pour vous faire une idée.
[nextpage title=”Photo & Vidéo”]
Maintenant, concernant les photos en elles-mêmes, autant vous le dire de suite, ce n’est pas le meilleur photo sur le marché. Le BlackBerry Priv s’en sort plutôt bien, surtout quand les conditions sont bonnes mais il y a clairement mieux sur le marché, je parle de smartphones haut de gammes bien évidemment. Dans l’absolu, les contrastes sont bien maîtrisés mais il ne faudra pas toujours se fier à ce que vous voyez sur l’écran AMOLED puisque ce dernier aura tendance à bien saturer les couleurs. L’autofocus, malgré la détection de phase, n’est pas des plus rapides et on est plus du côté d’un Sony Xperia Z3 que d’un Samsung Galaxy S6 par exemple. Dans les conditions de faible luminosité, si on met de côté le bruit classique à ce type de photo, j’ai noté un AF capricieux si bien que les photos pouvaient se retrouver flou alors que j’avais bien fait la mise au point sur l’écran.
Voici quelques exemples de photos :
Côté vidéo, c’est plutôt propre et détaillé. La stabilisation optique fonctionne bien au final ! A vous de juger.
[nextpage title=”Galerie”]

























































































