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Test : casque Bower & Wilkins P5

Audio

Par max le

Audio-Technica est le seul constructeur à s’être vraiment lancé dans le casque haut de gamme portable, celui qui sonne bien et qui fait pétiller l’œil de l’audiophile. On ne parle pas ici d’un HD25, qui aussi bon soit il est sacrément moche, on parle presque de “fashion statements”. Et comme d’habitude avec ce genre de produit, quelque chose a très probablement été sacrifié. Chez Audio-Technica, les ESW9 et ESW10 ont marqué les esprits par leur qualité sonore, mais surtout par leur manque d’isolation. Un bon casque de bibliothèque et de TGV, ce serait un comble, espérons que Bower & Wilkins aura trouvé un dosage plus adéquat avec son P5.

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Packaging

On le sait, B&W soigne les apparences. On a donc le droit à un bel emballage, une boîte qu’on aurait presque envie de réutiliser.

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Sont fournis un câble (puisque détachable), une adaptateur 6,35mm et une housse souple.
D’un point de vue pratique, l’adaptateur n’est finalement pas si utile puisqu’un tel casque ne bénéficie pas vraiment de l’association avec un ampli. En revanche la housse, aussi souple et fine soit-elle, est indispensable pour ne pas rayer l’aluminium de votre précieux joujou.

Il semblerait également qu’un câble iPhone doté d’une télécommande micro soit fourni dans le package définitif.

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Remarques sur le casque

On aime ou on n’aime pas, mais l’aspect du P5 dégage réellement un sentiment de luxe. L’aluminium brossé et le cuir lui confèrent un côté « techno-confort » et dès la première prise en main on peut constater l’excellente qualité de fabrication, ce n’est clairement pas le genre de casque dont une oreille se met à pivoter quand on le soulève par l’autre. Ça respire la solidité, aucun jeu ne se fait sentir.

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B&W a également réussi un tour de force en proposant un produit esthétique et bien fini tout en respectant les contraintes d’un casque nomade. Vous n’aurez pas l’air d’un extraterrestre dans la rue, le P5 est aussi petit que n’importe quel casque nomade décent et ses oreillettes pivotent pour être rangées à plat dans une sacoche (car soyons honnêtes, ce casque n’est pas destiné aux sacs Eastpack…). Ce casque propose un compromis relativement réussi entre appui sur les oreilles (pour l’isolation et la tenue) et confort et ce, en partie grâce aux fantastiques pads en peau de cul de je ne sais quel animal exotique. Bref, vous l’aurez compris, là où on esw9 tombe de la tête dès qu’on la penche, le P5 est bel et bien un vrai casque nomade confortable.

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Il n’y a en fait qu’un seul vrai reproche à faire au P5 : son câble. Avoir sur un tel casque un câble qui garde les plis et fait aussi cheap, ce n’est pas vraiment rassurant. Je suis convaincu qu’il ne posera pas de problème de fiabilité, mais son aspect seul suffit à me donner des aigreurs d’estomac. Pour ceux qui souhaitent le changer, B&W s’est montré magnanime en adoptant un standard on ne peut plus répandu : le jack 3.5mm. Il conviendra simplement de s’assurer que le nouveau connecteur rentre dans le logement prévu dans l’oreillette. Il conviendra également de s’exercer un petit peu au débranchement du câble auparavant, la manipulation demandant un petit peu de dextérité.

Isolation

Là encore, le compromis effectué par la marque est probant. Les confortables pads supra-auraux offrent une remarquable isolation pour un casque d’une telle conception. Sans approcher le HD25, le P5 propose tout de même un niveau d’isolation au dessus du lot et tout à fait envisageable pour aller braver le métro. Bravo Bower & Wilkins.

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Le son

Jusqu’ici tout se passe bien, forcément on se dit que quelque chose va clocher avec le son.
Ce qui frappe au premier abord, c’est la lourdeur que prend le son avec ce casque. Le grave pourtant relativement modéré traîne trop et est épaulé par un bas medium un peu en avant. On a vu plus convainquant pour restituer des musiques énergiques. Relativement convaincant sur du trip hop me direz-vous, mais peu acceptable pour le prix.

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Passé ce désagréable défaut, B&W nous livre là un casque de bonne facture. Connaissant leur style en hifi j’avais un peu peur d’un aigu un peu trop agressif, il n’en est rien, il est même plus doux. Et le medium semble avoir été particulièrement soigné, c’est d’ailleurs là le plus important avec un casque nomade.

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Au vu de ces défauts et qualités, on pourra regretter son manque de clarté, mais dans un contexte nomade il est également important de modérer ceux-ci. Il vaut mieux pencher pour un excès de « chaleur » qu’une clarté exacerbée, sous peine de perdre de l’isolation.
Je retiendrais de ce casque une certaine « mollesse » qui le confine à des genres relativement feutrés (jazz, hip-hop, trip hop…). À choisir en connaissance de cause.

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Pour les heureux possesseurs d’Earsonics sm2, l’équilibre sonore des deux casques est relativement proche, en particulier cette certaine mollesse dans le bas medium dont nombreux se sont plaint. En revanche, le P5 pêche par son manque de largeur dans la scène sonore, même par rapport aux sm2. La rançon de l’isolation probablement.

Conclusion

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Vous l’aurez compris : beau produit, bon produit, sonorité un peu décevante.

Maintenant, plaçons-nous dans l’esprit d’une personne intéressée par ce genre de casque. L’apparence est sans aucun doute le principal intérêt de ce casque et pour peu que son possesseur ne soit pas intransigeant sur le son ou simplement n’est pas branché musiques énergiques, le B&W P5 remplira son rôle à merveille. Un bel accessoire à acheter en connaissance de cause surtout à 300 euros !

Audio-Technica est le seul constructeur à s’être vraiment lancé dans le casque haut de gamme portable, celui qui sonne bien et qui fait pétiller l’œil de l’audiophile. On ne parle pas ici d’un HD25, qui aussi bon soit il est sacrément moche, on parle presque de “fashion statements”. Et comme d’habitude avec ce genre de produit, quelque chose a très probablement été sacrifié. Chez Audio-Technica, les ESW9 et ESW10 ont marqué les esprits par leur qualité sonore, mais surtout par leur manque d’isolation. Un bon casque de bibliothèque et de TGV, ce serait un comble, espérons que Bower & Wilkins aura trouvé un dosage plus adéquat avec son P5.

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Packaging

On le sait, B&W soigne les apparences. On a donc le droit à un bel emballage, une boîte qu’on aurait presque envie de réutiliser.

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Sont fournis un câble (puisque détachable), une adaptateur 6,35mm et une housse souple.
D’un point de vue pratique, l’adaptateur n’est finalement pas si utile puisqu’un tel casque ne bénéficie pas vraiment de l’association avec un ampli. En revanche la housse, aussi souple et fine soit-elle, est indispensable pour ne pas rayer l’aluminium de votre précieux joujou.

Il semblerait également qu’un câble iPhone doté d’une télécommande micro soit fourni dans le package définitif.

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Remarques sur le casque

On aime ou on n’aime pas, mais l’aspect du P5 dégage réellement un sentiment de luxe. L’aluminium brossé et le cuir lui confèrent un côté « techno-confort » et dès la première prise en main on peut constater l’excellente qualité de fabrication, ce n’est clairement pas le genre de casque dont une oreille se met à pivoter quand on le soulève par l’autre. Ça respire la solidité, aucun jeu ne se fait sentir.

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B&W a également réussi un tour de force en proposant un produit esthétique et bien fini tout en respectant les contraintes d’un casque nomade. Vous n’aurez pas l’air d’un extraterrestre dans la rue, le P5 est aussi petit que n’importe quel casque nomade décent et ses oreillettes pivotent pour être rangées à plat dans une sacoche (car soyons honnêtes, ce casque n’est pas destiné aux sacs Eastpack…). Ce casque propose un compromis relativement réussi entre appui sur les oreilles (pour l’isolation et la tenue) et confort et ce, en partie grâce aux fantastiques pads en peau de cul de je ne sais quel animal exotique. Bref, vous l’aurez compris, là où on esw9 tombe de la tête dès qu’on la penche, le P5 est bel et bien un vrai casque nomade confortable.

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Il n’y a en fait qu’un seul vrai reproche à faire au P5 : son câble. Avoir sur un tel casque un câble qui garde les plis et fait aussi cheap, ce n’est pas vraiment rassurant. Je suis convaincu qu’il ne posera pas de problème de fiabilité, mais son aspect seul suffit à me donner des aigreurs d’estomac. Pour ceux qui souhaitent le changer, B&W s’est montré magnanime en adoptant un standard on ne peut plus répandu : le jack 3.5mm. Il conviendra simplement de s’assurer que le nouveau connecteur rentre dans le logement prévu dans l’oreillette. Il conviendra également de s’exercer un petit peu au débranchement du câble auparavant, la manipulation demandant un petit peu de dextérité.

Isolation

Là encore, le compromis effectué par la marque est probant. Les confortables pads supra-auraux offrent une remarquable isolation pour un casque d’une telle conception. Sans approcher le HD25, le P5 propose tout de même un niveau d’isolation au dessus du lot et tout à fait envisageable pour aller braver le métro. Bravo Bower & Wilkins.

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Le son

Jusqu’ici tout se passe bien, forcément on se dit que quelque chose va clocher avec le son.
Ce qui frappe au premier abord, c’est la lourdeur que prend le son avec ce casque. Le grave pourtant relativement modéré traîne trop et est épaulé par un bas medium un peu en avant. On a vu plus convainquant pour restituer des musiques énergiques. Relativement convaincant sur du trip hop me direz-vous, mais peu acceptable pour le prix.

_1070405

Passé ce désagréable défaut, B&W nous livre là un casque de bonne facture. Connaissant leur style en hifi j’avais un peu peur d’un aigu un peu trop agressif, il n’en est rien, il est même plus doux. Et le medium semble avoir été particulièrement soigné, c’est d’ailleurs là le plus important avec un casque nomade.

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Au vu de ces défauts et qualités, on pourra regretter son manque de clarté, mais dans un contexte nomade il est également important de modérer ceux-ci. Il vaut mieux pencher pour un excès de « chaleur » qu’une clarté exacerbée, sous peine de perdre de l’isolation.
Je retiendrais de ce casque une certaine « mollesse » qui le confine à des genres relativement feutrés (jazz, hip-hop, trip hop…). À choisir en connaissance de cause.

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Pour les heureux possesseurs d’Earsonics sm2, l’équilibre sonore des deux casques est relativement proche, en particulier cette certaine mollesse dans le bas medium dont nombreux se sont plaint. En revanche, le P5 pêche par son manque de largeur dans la scène sonore, même par rapport aux sm2. La rançon de l’isolation probablement.

Conclusion

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Vous l’aurez compris : beau produit, bon produit, sonorité un peu décevante.

Maintenant, plaçons-nous dans l’esprit d’une personne intéressée par ce genre de casque. L’apparence est sans aucun doute le principal intérêt de ce casque et pour peu que son possesseur ne soit pas intransigeant sur le son ou simplement n’est pas branché musiques énergiques, le B&W P5 remplira son rôle à merveille. Un bel accessoire à acheter en connaissance de cause surtout à 300 euros !