Test

[Test] J’ai passé 24 heures avec Civilization : Beyond Earth [PC]

Par Pierre le

Litres de boissons énergisantes, check. Sandwichs préparés à l’avance, check. Cafetière posée sur mon bureau, check. Gâteaux, check. Je suis prêt à affronter Civilization : Beyond Earth. Pour vous, chers lecteurs, j’ai passé 24 heures devant mon écran pour voir si le nouveau jeu de Firaxis vaut le détour.

2014-11-02_00001

21h00

Je lance ce nouveau Civilization, sous-titré Beyond Earth. Firaxis a fait un beau cadeau aux fans en reprenant le concept du mythique Alpha Centauri. Adieu la Terre, bienvenue sur une nouvelle planète où les civilisations anciennes doivent s’installer pour prospérer. Bien entendu, cela donne plus de libertés aux développeurs pour les environnements, les constructions ou l’arbre de technologie. Firaxis nous prévient dès le début : non, Beyond Earth n’est pas simplement un nouveau skin pour Civ V, c’est un tout nouveau jeu changeant drastiquement certaines règles de gameplay.

21h15

Après avoir passé un quart d’heure à écouter la musique lancinante du menu, je me décide à enfin lancer une partie. Et comme d’hab’, le jeu me propose moult options pour bien débuter, même plus que dans les précédents volets. Je choisis donc ma civilisation parmi les 8 proposées. Sans hésitation, je prends la Franco-Ibérie, car je suis un gros chauvin. Viennent ensuite les types de colons envoyés (scientifiques, soldats, artistes), la cargaison et le modèle de vaisseau spatial utilisé pour faire le voyage. Des paramètres bienvenus qui permettent de régler encore mieux sa partie. Par exemple, je choisis l’analyseur continental, ce qui me permet de voir les côtes sur ma carte. Une option qui me sera utile pour coloniser très rapidement les coins les plus reculés de ma planète. Je lance ensuite ma partie. Adieu vie sociale.

Le début de partie vous laisse plus de choix
Le début de partie vous laisse plus de choix

21h45

Je viens de finir ma première canette de Red Bull, plus par envie que par besoin. Je me rassure en me disant qu’il me faudra des forces pour tenir 24 heures, de toute manière. En ce qui concerne le jeu, tout se passe bien pour le moment. Je suis arrivé sur ma planète, j’ai fondé ma ville, envoyé quelques explorateurs et commencé à développer ma civilisation. Je suis en terrain connu. De même, si j’ai besoin d’aide pour quelque chose, la Civilopédia ainsi que des fenêtres de tuto’ sont là pour m’aider. La seule nouveauté visible pour le moment ? Le monde lui-même. Nous ne sommes plus sur Terre et mon nouveau foyer est un monde hostile et bleuté. Ici, les extraterrestres remplacent les barbares. Et contrairement à mes amis terriens, ils ne sont pas tous agressifs. De même, des miasmes, zones où mes unités perdent de la vie en les traversant, me montrent qu’il va falloir que je m’adapte.

22h34

En mâchonnant un sandwich préparé avec amour, je jette un œil au nouvel arbre des technologies ainsi qu’aux autres options proposées. Premier constat : l’arbre n’est plus linéaire. On ne part plus de la gauche pour aller à droite, mais du milieu. Dans les faits, cela peut drastiquement changer une partie, puisque les choix sont beaucoup, beaucoup plus vastes. Une civilisation n’a par exemple plus besoin de passer par l’étape cruciale de la roue pour progresser. Science, culture, guerre, l’arbre vous donnera le choix de construire votre propre nation.

L’onglet des doctrines ne change lui pas énormément par rapport à Civ V, même si les bénéfices proposés sont différents. Non, la véritable nouveauté de ce Beyond Earth, c’est bien le système d’affinités.

Un arbre de talent étoffé
Un arbre de talent étoffé

Remplaçant le système des religions, les affinités nous permettront d’adopter trois philosophies parmi harmonie, suprématie et pureté. Des choix qui influeront sur la manière dont sont équipées vos troupes, sur vos relations diplomatiques avec les autres joueurs ainsi que sur les conditions de victoires, certaines merveilles cruciales requérant un certain taux d’harmonie, par exemple. Une fois mon sandwich avalé, j’appuie sur entrée pour me replonger dans la stratégie.

0h26

J’ai un peu fait connaissance avec les autres civilisations présentes sur ma nouvelle planète. Tout en ouvrant ma deuxième canette de Red Bull, j’essaie de discuter un peu avec leurs chefs. Et je constate que la diplomatie n’a pas réellement changé depuis Civ V. Le jeu me propose les mêmes options, que ce soit le libre passage ou l’échange de biens. Mais j’ai quand même l’impression que l’IA a été légèrement améliorée. En effet, mon voisin direct, la confédération de Polystralie, ne cherche pas à tout prix à m’attaquer, préférant entretenir de bonnes relations commerciales avec moi. Sage décision, sache-le, cher chef de civilisation.

2h07

Ça commence à bien faire ! Je veux bien être sympa cinq minutes, mais là, je commence à en avoir assez de voir la civilisation de Polystralie installer ses villes près de mes frontières ! Je commence donc à faire travailler tous les ouvriers de mes huit villes. Le but ? Créer une armée colossale afin de faire comprendre à mon voisin qui est le patron sur ce continent ! Cela va me prendre du temps, puisqu’aucun autre chef de civilisation ne veut se lancer avec moi dans cette croisade. Je vais donc y aller seul, dans ce cas !

2h52

2014-10-31_00004

Toutes mes troupes sont positionnées près des frontières de mon ennemi. Mais ce dernier est suspicieux. Une fenêtre de dialogue s’ouvre en effet sur mon écran :

_ J’ai remarqué que vous placiez des troupes juste à ma frontière, vous ne cherchez pas à m’envahir, par hasard ?
_ Oh non ! Vous savez, je fais des manœuvres militaires, toussa, toussa. Juste histoire de maintenir mes troupes en forme. La routine, quoi.
_ Ah ! Bon, j’ai cru que… oubliez ça, bonne journée !

Il n’y a vu que du feu. Prêt à me lancer dans une guerre d’usure, je fais rentrer mes soldats sur son territoire. J’ouvre une autre canette, je vais avoir besoin de force…

3h59

La Polystralie m’a roulé dessus.

Tout commençait bien, pourtant. Le siège de sa première ville ? Une partie de plaisir ! Puis, ses troupes sont arrivées et ont commencé à m’apprendre la vie d’une manière bien violente. Sans armée et sans défense, mes territoires se sont vite fait assaillir. J’ai bien demandé de l’aide à d’autres civilisations, mais ils ont refusé de m’aider, soit disant que j’étais un homme belliqueux passant mon temps à zigouiller les nids d’aliens, faisant monter mes points de suprématie. Ah oui, je viens de comprendre l’importance des points d’affinité dans une partie…
A 4 heures précises, ma civilisation n’était plus qu’un souvenir…

Prendre les stations neutres d'assaut n'apportent pas grand-chose
Prendre les stations neutres d’assaut n’apporte pas grand-chose

4h10

Je relance une partie. Je décide cette fois de créer une civilisation de scientifiques. La guerre, c’est bien, mais c’est risqué. Me voilà donc relancé dans une partie sur une nouvelle planète où cette fois, c’est une Pangée qui me sert de terrain de jeu. De même, je prends la décision d’hausser le niveau de difficulté, pour plus de challenge.

6h52

Le Red Bull commence à ne plus faire effet. J’hésite à me reprendre une canette, mais je sais que ce n’est pas raisonnable. Qu’importe, je continue. Je réussirai ! Je prends bien soin de développer une civilisation pacifique. Pour y arriver, je m’efforce de prendre les bonnes décisions.

Beyond Earth me propose des quêtes dans lesquelles je dois faire des choix. Eliminer les aliens ou apprendre à vivre avec eux ? Détruire les reliques de l’ancienne Terre ou créer un mausolée pour la mémoire ? Des quêtes qui me permettent de faire monter mon niveau d’harmonie, l’affinité que j’ai choisie de développer pour cette partie.

Il est toujours possible de bombarder avec les villes
Il est toujours possible de bombarder avec les villes

Je pense qu’il serait quand même raisonnable que je dorme un peu. Mais avant ça, j’aimerai faire un dernier tour…

13h53

Je me réveille en sursaut. En me levant, je constate que les touches du clavier se sont imprimées sur mon front. Mince…

Un café vite avalé et un gâteau dans l’estomac, je reprends ma partie. Ce qui est bien, c’est qu’avec tout le système de technologies et d’affinité, je n’ai pas l’impression de faire la même partie qu’hier

17h23

Mon Empire a quand même de la gueule, si vous me permettez l’expression. Il se compose d’une bonne dizaine de villes dont les alentours sont emménagés par les ouvriers. J’ai même créé des routes commerciales, qui font leur grand retour. Celles-ci me permettent d’échanger de l’énergie (qui remplace l’or) avec mes villes et les autres civilisations. Tout se passe pour le mieux. Tout le monde se fait la guerre et moi, je reste là, impassible, dans mon coin, à bien me développer. Construire une nation pacifique, ça a aussi ses avantages.

2014-10-31_00014

19h02

J’en suis à ma quatrième canette de Red Bull de la journée. Tout va pour le mieux. Je continue tranquillement à me développer et découvre les joies de la couche orbitale. Grosse nouveauté de ce Civ, cette couche spatiale permet d’envoyer des satellites dans les airs pour récolter des ressources au sol ou voir certaines zones. Mais attention, ces satellites ne sont pas éternels. Passé un certain temps, ils s’autodétruisent, m’obligeant à rester constamment en production. Une bonne nouveauté qui ne change pas drastiquement le gameplay, mais qui permet d’ajouter une nouvelle couche de stratégie.

20h02

Je suis espionné ! Oui, l’espionnage fait son grand retour dans Beyond Earth. Absent de Civ V vanilla, ce système vous permet de scruter vos adversaires et également de saboter quelques projets. Je décide donc de jeter un œil à mon voisin direct, l’Union Africaine. Que vois-je ? Elle est sur le point de gagner par une victoire scientifique ! Ni une, ni deux, je me construis une armée digne de ce nom pour lui rouler dessus. Je ne ferais pas la même erreur qu’auparavant. Je jette donc un œil aux unités militaires.
Ici, les unités offensives sont moins nombreuses que dans Civ V. Néanmoins, elles sont customisables selon les points d’affinité que j’ai récolté, ce qui me permet d’élaborer des stratégies. Les guerres sont certes moins complexes, mais plus rapides et intenses.

20h29

J’ai créé une armée imposante, disposant de nombreux rovers de combats, de marines et d’avions. Me voilà aux frontières des Africains. Sans réfléchir une seconde, je lance l’assaut.

J’ai un peu appris de ma dernière défaite. Les combats entre unités sont plus importants qu’auparavant et je m’efforce à éliminer toutes les troupes que je vois dans mon sillage pour ensuite assiéger les villes.

Coucou, je vais te rouler dessus
Coucou, je vais te rouler dessus

Une, deux, trois de prises. Le chef de l’Union Africaine implore ma pitié en me demandant un traité de paix. Je refuse ! Non, tu ne gagneras pas, je vais conquérir tout ton pays !

21h00

Me voilà propriétaire de toutes les villes de mon ancien ennemi ! Mais j’ai négligé une chose importante : les autres civilisations.

Pendant que je m’épuisais dans une guerre meurtrière, la confédération panasiatique en a profité pour décrocher la victoire culturelle ! Damnation ! Je me suis fait avoir par mon obsession de conquête, comme d’autres chefs militaires bien avant moi. J’ai encore beaucoup à apprendre.

Je regarde ma montre. Cela fait vingt-quatre heures pile que je suis devant Beyond Earth. Je ne me suis pas ennuyé une seconde. Pire, j’ai même l’impression que je n’ai fait qu’effleurer tout l’éventail de possibilités que peut me donner le jeu de Firaxis.

Bon, il est temps de prendre un peu de repos. Mais avant ça, je vais quand même me lancer une dernière partie…

 

8hsur10J’ai passé un excellent moment avec Beyond Earth. Et je vais continuer à y jouer. Le jeu ressemble à s’y méprendre à un reskin de Civ V. Pourtant, BE a beaucoup plus à offrir. En changeant quelques petites choses, Firaxis a réussi à construire un gameplay différent de son aîné, en le rendant plus profond par certains aspects (l’arbre des technologies). Bref, un jeu obligatoire pour tous les fans de la licence Civilization et également un bon moyen de découvrir la licence pour les autres. Cependant, si vous n’avez pas été séduit par les précédents volets, ce Beyond Earth ne vous fera aucunement changer d’avis.

Civilization : Beyond Earth, disponible sur PC

Litres de boissons énergisantes, check. Sandwichs préparés à l’avance, check. Cafetière posée sur mon bureau, check. Gâteaux, check. Je suis prêt à affronter Civilization : Beyond Earth. Pour vous, chers lecteurs, j’ai passé 24 heures devant mon écran pour voir si le nouveau jeu de Firaxis vaut le détour.

2014-11-02_00001

21h00

Je lance ce nouveau Civilization, sous-titré Beyond Earth. Firaxis a fait un beau cadeau aux fans en reprenant le concept du mythique Alpha Centauri. Adieu la Terre, bienvenue sur une nouvelle planète où les civilisations anciennes doivent s’installer pour prospérer. Bien entendu, cela donne plus de libertés aux développeurs pour les environnements, les constructions ou l’arbre de technologie. Firaxis nous prévient dès le début : non, Beyond Earth n’est pas simplement un nouveau skin pour Civ V, c’est un tout nouveau jeu changeant drastiquement certaines règles de gameplay.

21h15

Après avoir passé un quart d’heure à écouter la musique lancinante du menu, je me décide à enfin lancer une partie. Et comme d’hab’, le jeu me propose moult options pour bien débuter, même plus que dans les précédents volets. Je choisis donc ma civilisation parmi les 8 proposées. Sans hésitation, je prends la Franco-Ibérie, car je suis un gros chauvin. Viennent ensuite les types de colons envoyés (scientifiques, soldats, artistes), la cargaison et le modèle de vaisseau spatial utilisé pour faire le voyage. Des paramètres bienvenus qui permettent de régler encore mieux sa partie. Par exemple, je choisis l’analyseur continental, ce qui me permet de voir les côtes sur ma carte. Une option qui me sera utile pour coloniser très rapidement les coins les plus reculés de ma planète. Je lance ensuite ma partie. Adieu vie sociale.

Le début de partie vous laisse plus de choix
Le début de partie vous laisse plus de choix

21h45

Je viens de finir ma première canette de Red Bull, plus par envie que par besoin. Je me rassure en me disant qu’il me faudra des forces pour tenir 24 heures, de toute manière. En ce qui concerne le jeu, tout se passe bien pour le moment. Je suis arrivé sur ma planète, j’ai fondé ma ville, envoyé quelques explorateurs et commencé à développer ma civilisation. Je suis en terrain connu. De même, si j’ai besoin d’aide pour quelque chose, la Civilopédia ainsi que des fenêtres de tuto’ sont là pour m’aider. La seule nouveauté visible pour le moment ? Le monde lui-même. Nous ne sommes plus sur Terre et mon nouveau foyer est un monde hostile et bleuté. Ici, les extraterrestres remplacent les barbares. Et contrairement à mes amis terriens, ils ne sont pas tous agressifs. De même, des miasmes, zones où mes unités perdent de la vie en les traversant, me montrent qu’il va falloir que je m’adapte.

22h34

En mâchonnant un sandwich préparé avec amour, je jette un œil au nouvel arbre des technologies ainsi qu’aux autres options proposées. Premier constat : l’arbre n’est plus linéaire. On ne part plus de la gauche pour aller à droite, mais du milieu. Dans les faits, cela peut drastiquement changer une partie, puisque les choix sont beaucoup, beaucoup plus vastes. Une civilisation n’a par exemple plus besoin de passer par l’étape cruciale de la roue pour progresser. Science, culture, guerre, l’arbre vous donnera le choix de construire votre propre nation.

L’onglet des doctrines ne change lui pas énormément par rapport à Civ V, même si les bénéfices proposés sont différents. Non, la véritable nouveauté de ce Beyond Earth, c’est bien le système d’affinités.

Un arbre de talent étoffé
Un arbre de talent étoffé

Remplaçant le système des religions, les affinités nous permettront d’adopter trois philosophies parmi harmonie, suprématie et pureté. Des choix qui influeront sur la manière dont sont équipées vos troupes, sur vos relations diplomatiques avec les autres joueurs ainsi que sur les conditions de victoires, certaines merveilles cruciales requérant un certain taux d’harmonie, par exemple. Une fois mon sandwich avalé, j’appuie sur entrée pour me replonger dans la stratégie.

0h26

J’ai un peu fait connaissance avec les autres civilisations présentes sur ma nouvelle planète. Tout en ouvrant ma deuxième canette de Red Bull, j’essaie de discuter un peu avec leurs chefs. Et je constate que la diplomatie n’a pas réellement changé depuis Civ V. Le jeu me propose les mêmes options, que ce soit le libre passage ou l’échange de biens. Mais j’ai quand même l’impression que l’IA a été légèrement améliorée. En effet, mon voisin direct, la confédération de Polystralie, ne cherche pas à tout prix à m’attaquer, préférant entretenir de bonnes relations commerciales avec moi. Sage décision, sache-le, cher chef de civilisation.

2h07

Ça commence à bien faire ! Je veux bien être sympa cinq minutes, mais là, je commence à en avoir assez de voir la civilisation de Polystralie installer ses villes près de mes frontières ! Je commence donc à faire travailler tous les ouvriers de mes huit villes. Le but ? Créer une armée colossale afin de faire comprendre à mon voisin qui est le patron sur ce continent ! Cela va me prendre du temps, puisqu’aucun autre chef de civilisation ne veut se lancer avec moi dans cette croisade. Je vais donc y aller seul, dans ce cas !

2h52

2014-10-31_00004

Toutes mes troupes sont positionnées près des frontières de mon ennemi. Mais ce dernier est suspicieux. Une fenêtre de dialogue s’ouvre en effet sur mon écran :

_ J’ai remarqué que vous placiez des troupes juste à ma frontière, vous ne cherchez pas à m’envahir, par hasard ?
_ Oh non ! Vous savez, je fais des manœuvres militaires, toussa, toussa. Juste histoire de maintenir mes troupes en forme. La routine, quoi.
_ Ah ! Bon, j’ai cru que… oubliez ça, bonne journée !

Il n’y a vu que du feu. Prêt à me lancer dans une guerre d’usure, je fais rentrer mes soldats sur son territoire. J’ouvre une autre canette, je vais avoir besoin de force…

3h59

La Polystralie m’a roulé dessus.

Tout commençait bien, pourtant. Le siège de sa première ville ? Une partie de plaisir ! Puis, ses troupes sont arrivées et ont commencé à m’apprendre la vie d’une manière bien violente. Sans armée et sans défense, mes territoires se sont vite fait assaillir. J’ai bien demandé de l’aide à d’autres civilisations, mais ils ont refusé de m’aider, soit disant que j’étais un homme belliqueux passant mon temps à zigouiller les nids d’aliens, faisant monter mes points de suprématie. Ah oui, je viens de comprendre l’importance des points d’affinité dans une partie…
A 4 heures précises, ma civilisation n’était plus qu’un souvenir…

Prendre les stations neutres d'assaut n'apportent pas grand-chose
Prendre les stations neutres d’assaut n’apporte pas grand-chose

4h10

Je relance une partie. Je décide cette fois de créer une civilisation de scientifiques. La guerre, c’est bien, mais c’est risqué. Me voilà donc relancé dans une partie sur une nouvelle planète où cette fois, c’est une Pangée qui me sert de terrain de jeu. De même, je prends la décision d’hausser le niveau de difficulté, pour plus de challenge.

6h52

Le Red Bull commence à ne plus faire effet. J’hésite à me reprendre une canette, mais je sais que ce n’est pas raisonnable. Qu’importe, je continue. Je réussirai ! Je prends bien soin de développer une civilisation pacifique. Pour y arriver, je m’efforce de prendre les bonnes décisions.

Beyond Earth me propose des quêtes dans lesquelles je dois faire des choix. Eliminer les aliens ou apprendre à vivre avec eux ? Détruire les reliques de l’ancienne Terre ou créer un mausolée pour la mémoire ? Des quêtes qui me permettent de faire monter mon niveau d’harmonie, l’affinité que j’ai choisie de développer pour cette partie.

Il est toujours possible de bombarder avec les villes
Il est toujours possible de bombarder avec les villes

Je pense qu’il serait quand même raisonnable que je dorme un peu. Mais avant ça, j’aimerai faire un dernier tour…

13h53

Je me réveille en sursaut. En me levant, je constate que les touches du clavier se sont imprimées sur mon front. Mince…

Un café vite avalé et un gâteau dans l’estomac, je reprends ma partie. Ce qui est bien, c’est qu’avec tout le système de technologies et d’affinité, je n’ai pas l’impression de faire la même partie qu’hier

17h23

Mon Empire a quand même de la gueule, si vous me permettez l’expression. Il se compose d’une bonne dizaine de villes dont les alentours sont emménagés par les ouvriers. J’ai même créé des routes commerciales, qui font leur grand retour. Celles-ci me permettent d’échanger de l’énergie (qui remplace l’or) avec mes villes et les autres civilisations. Tout se passe pour le mieux. Tout le monde se fait la guerre et moi, je reste là, impassible, dans mon coin, à bien me développer. Construire une nation pacifique, ça a aussi ses avantages.

2014-10-31_00014

19h02

J’en suis à ma quatrième canette de Red Bull de la journée. Tout va pour le mieux. Je continue tranquillement à me développer et découvre les joies de la couche orbitale. Grosse nouveauté de ce Civ, cette couche spatiale permet d’envoyer des satellites dans les airs pour récolter des ressources au sol ou voir certaines zones. Mais attention, ces satellites ne sont pas éternels. Passé un certain temps, ils s’autodétruisent, m’obligeant à rester constamment en production. Une bonne nouveauté qui ne change pas drastiquement le gameplay, mais qui permet d’ajouter une nouvelle couche de stratégie.

20h02

Je suis espionné ! Oui, l’espionnage fait son grand retour dans Beyond Earth. Absent de Civ V vanilla, ce système vous permet de scruter vos adversaires et également de saboter quelques projets. Je décide donc de jeter un œil à mon voisin direct, l’Union Africaine. Que vois-je ? Elle est sur le point de gagner par une victoire scientifique ! Ni une, ni deux, je me construis une armée digne de ce nom pour lui rouler dessus. Je ne ferais pas la même erreur qu’auparavant. Je jette donc un œil aux unités militaires.
Ici, les unités offensives sont moins nombreuses que dans Civ V. Néanmoins, elles sont customisables selon les points d’affinité que j’ai récolté, ce qui me permet d’élaborer des stratégies. Les guerres sont certes moins complexes, mais plus rapides et intenses.

20h29

J’ai créé une armée imposante, disposant de nombreux rovers de combats, de marines et d’avions. Me voilà aux frontières des Africains. Sans réfléchir une seconde, je lance l’assaut.

J’ai un peu appris de ma dernière défaite. Les combats entre unités sont plus importants qu’auparavant et je m’efforce à éliminer toutes les troupes que je vois dans mon sillage pour ensuite assiéger les villes.

Coucou, je vais te rouler dessus
Coucou, je vais te rouler dessus

Une, deux, trois de prises. Le chef de l’Union Africaine implore ma pitié en me demandant un traité de paix. Je refuse ! Non, tu ne gagneras pas, je vais conquérir tout ton pays !

21h00

Me voilà propriétaire de toutes les villes de mon ancien ennemi ! Mais j’ai négligé une chose importante : les autres civilisations.

Pendant que je m’épuisais dans une guerre meurtrière, la confédération panasiatique en a profité pour décrocher la victoire culturelle ! Damnation ! Je me suis fait avoir par mon obsession de conquête, comme d’autres chefs militaires bien avant moi. J’ai encore beaucoup à apprendre.

Je regarde ma montre. Cela fait vingt-quatre heures pile que je suis devant Beyond Earth. Je ne me suis pas ennuyé une seconde. Pire, j’ai même l’impression que je n’ai fait qu’effleurer tout l’éventail de possibilités que peut me donner le jeu de Firaxis.

Bon, il est temps de prendre un peu de repos. Mais avant ça, je vais quand même me lancer une dernière partie…

 

8hsur10J’ai passé un excellent moment avec Beyond Earth. Et je vais continuer à y jouer. Le jeu ressemble à s’y méprendre à un reskin de Civ V. Pourtant, BE a beaucoup plus à offrir. En changeant quelques petites choses, Firaxis a réussi à construire un gameplay différent de son aîné, en le rendant plus profond par certains aspects (l’arbre des technologies). Bref, un jeu obligatoire pour tous les fans de la licence Civilization et également un bon moyen de découvrir la licence pour les autres. Cependant, si vous n’avez pas été séduit par les précédents volets, ce Beyond Earth ne vous fera aucunement changer d’avis.

Civilization : Beyond Earth, disponible sur PC

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