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[Test] Dragon Ball FighterZ est-il le meilleur jeu de l’histoire de la licence ?

Notre avis
9 / 10
Tests et Impressions

Par Mathieu le

Demain. Demain sort le jeu de combat le plus attendu de 2018. Le bien nommé Dragon Ball FighterZ dont la présentation a fait des émules lors de l’E3 2017, s’est laissé approcher ces derniers mois et a plus qu’intrigué. Véritable ode à l’animé et au manga éponyme créé par Akira Toriyama il y a déjà plus de trente ans, le titre se veut un mélange parfaitement dosé entre modernité et nostalgie. Avec des mécaniques qu’on nous promettait novatrices et un style graphique très respectueux de l’œuvre originale, FighterZ avait beaucoup à prouver, mais surtout bon nombre d’arguments pour faire chavirer nos petits cœurs de fans. Le coup est-il parfait ?

Histoire inédite, personnage Toriyamesque

Lorsqu’on débute une partie d’un nouveau jeu estampillé Dragon Ball, on a souvent tendance à se jeter à corps perdu sur le mode histoire. Il faut se souvenir qu’il n’est pas rare que des titres issus de la série ne disposent même pas de tel mode et se contentent souvent de nous proposer des combats en 1 contre 1 sans chercher à allonger la durée de vie via des contenus supplémentaires (Ultimate Battle 22, ça vous dit quelque chose ?). Mais là, pas de quoi s’inquiéter. Bandai Namco, nous a rapidement vendu l’histoire créée pour le jeu avec en tête de gondole un personnage dessiné par Akira Toriyama himself : C-21. Et puisque l’on parle d’une franchise qui nous a fait rêver des années durant grâce à ses scénarios d’une rare intelligence (Armée du Ruban Rouge, Piccolo Damaïo, Freezer, Cyborgs, Cell et j’en passe), il faut bien évidemment qu’on évoque cette partie-là du titre.

Ce qu’il faut rapidement noter, c’est que le mode histoire de FighterZ est bien plus long que la moyenne des jeux du même genre, pour peu que l’on décide d’y rester jusqu’au bout et de tout finir à 100%. Trois arcs le composent, le premier avec les héros de la saga, le second avec les ennemis emblématiques et le dernier avec les cyborgs. Si vous souhaitez comprendre toute la trame narrative de cet épisode, il faudra donc obligatoirement terminer l’ensemble des arcs. Surtout que pour débloquer C-21, il faut impérativement tous les achever. Une bonne raison de s’y mettre, qui ne masque pas la banalité du scénario imaginé par les équipes d’Arc System Works. Petit élément qui aura une importance singulière pour les fans : le titre se situe chronologiquement durant la période de Dragon Ball Super. Des références sont d’ailleurs faites tout au long de l’aventure et permettent ainsi d’avoir une certaine logique scénaristique (la présence de Beerus et Whis, la puissance de certains personnages, etc). Quoi qu’il en soit, on n’est malheureusement pas subjugué par l’histoire qui nous est contée et qui ressemble à s’y méprendre à un gros OAV des années 90. Dommage, mais finalement pas si grave.

On re(re)commence

Ce qui l’est un peu plus c’est la redondance, les sept-huit premières heures, de ce mode du jeu dont la difficulté, très faible, risque vite de paraître ennuyante. Si on peut aisément comprendre que les deux premières heures servent de « tutoriel » géant, on a plus de mal à concevoir que cela s’éternise tout au long du premier acte, voire plus. Un mode entrainement existe et il n’était pas forcément judicieux d’obliger le joueur à subir une difficulté presque inexistante. Heureusement, cela se complique quelque peu dans la dernière partie, mais on s’est suffisamment fait la main pour ne pas tomber dans les divers pièges qui se dressent face à nous. Quant à C-21, le personnage créé exclusivement pour le jeu, il est très intéressant et s’imbrique parfaitement à l’univers que l’on connait tous. Il faut souligner le travail réalisé pour créer cette histoire originale et sortir des sentiers battus, chose rarement réalisée dans les jeux Dragon Ball. Si on est mitigé face au scénario en lui-même et la facilité du mode histoire, on ne peut qu’apprécier l’effort et surtout la découverte de nouveaux personnages et de nouvelles situations. On peut considérer au final qu’il s’agit d’une très bonne mise en bouche pour les vrais défis qui nous attendent.

Préparez-vous à tuer et tuer encore des clones

En plus de l’histoire, il est bien évidemment possible de combattre une I.A. ou un ami via un mode local. Mais le plus intéressant reste le mode arcade. Ce dernier insiste sur la performance du joueur qui va devoir se défaire de plusieurs ennemis, avec une difficulté grandissante, en tentant d’obtenir la meilleure note possible. Sorte de Championnat du Monde virtuel, il permet de dépasser certains records, gagner des zénis et surtout, de débloquer Vegeta Super Saiyan Blue et Son Goku Super Saiyan Blue, deux personnages hautement appréciés des fans.