Après s’être longtemps dédiée aux cosmétiques intimes et aux stimulateurs clitoridiens, la marque française MyLubie complétait cette année son catalogue avec le Halo. Un masturbateur réutilisable, sans moteur et tout en silicone. Cinq ans après le lancement d’Arcwave sur le marché de la sextech, l’entreprise française veut, elle aussi, sa part du gâteau. Sorti au début de l’année, mais en rupture de stock depuis des mois, le Halo vient enfin d’atterrir sur nos bancs de test.

Design et ergonomie : simple et efficace
Sur un marché où les masturbateurs rivalisent de technologies embarquées et de moteurs toujours plus puissants, MyLubie fait le choix radical de la simplicité. Le Halo se présente comme un manchon en silicone médical, doux et moelleux au toucher, sans aucun artifice électronique. Exit les câbles de charge, les applications mobiles et les panneaux de contrôle : livré dans une pochette en coton, le sextoy ne contient aucun élément rigide, pour un confort optimal.
L’objet adopte une forme souple et ergonomique pensée pour s’adapter à la main. Avec ses deux ouvertures de diamètres différents, le Halo propose d’emblée une double expérience. La première entrée, plus large, facilite l’insertion, tandis que la seconde, plus étroite, offre une pression plus forte. Entre les deux, il s’agira de choisir son camp.

La texture externe poudrée du masturbateur assure une excellente prise en main, tandis que la texture interne révèle tout l’intérêt du produit. En passant un doigt à travers le manchon, on découvre deux types de reliefs distincts : des lignes striées d’un côté, des demi-sphères de l’autre. Cette double texture permet de varier les sensations selon l’orientation choisie et l’ouverture utilisée. : les reliefs striés offrent une stimulation progressive et régulière, idéale pour une montée en intensité contrôlée. Les sphères, quant à elles, proposent une stimulation plus irrégulière mais aussi plus intense. En alternant les ouvertures et les sens d’utilisation, le Halo multiplie les scénarios.

Pour des questions de confort ou de goût personnel, les deux ouvertures couvrent une large gamme de stimulation. On appréciera surtout le côté pratique du masturbateur : à l’image du F2S de Lelo, ou encore du Arcwave Voy, les fabricants de gaines péniennes ont visiblement compris qu’un modèle ouvert était aussi beaucoup plus pratique à entretenir. Une conception intelligente, même si elle supprime fatalement l’effet de succion qu’on peut retrouver sur certains modèles fermés comme le Pow d’Arcwave.
Exit la performance
Le pari du Halo consiste à repenser la masturbation comme un rituel de bien-être holistique plutôt qu’un acte de pénétration expéditif. Dans un monde où tout va vite, à commencer par la sextech qui promet des orgasmes-minute, MyLubie fait le choix d’une bulle temporelle. L’approche, à mi-chemin entre la sexualité et le self care s’est déjà imposé sur le marché des stimulateurs clitoridiens. Logique que les masturbateurs s’y mette après quelques années de retard. Exit la performance, la promesse du Halo est un moment d’amour de soi minimaliste, et déconnecté.

Concrètement, cela signifie aussi que le Halo ne fera pas tout le travail à votre place. À l’inverse des masturbateurs motorisés qui promettent une stimulation automatisée et sans les mains, le manchon de MyLubie nécessite une implication active. Il faut trouver le bon rythme, la bonne pression, le bon angle. Explorer les différentes ouvertures, tester les deux sens d’utilisation, jouer avec l’effet de succion. Bref, ne vous attendez pas à vous la couler douce, il va falloir mettre la main à la pâte.
Cette courbe d’apprentissage peut dérouter les adeptes des sextoys motorisés. Là où un Arcwave Ion 2 promet des sensations immédiates grâce à sa technologie Pleasure Air, le Halo demande un peu plus de patience. Mais c’est justement dans cette exploration que réside son intérêt. Une fois le produit correctement apprivoisé, les sensations se révèlent étonnamment riches et nuancées. N’oubliez pas d’y adjoindre une bonne dose de lubrifiant à base d’eau, histoire d’éviter les frictions pendant l’utilisation.
Entretien : simple comme Halo
L’un des points forts indéniables du Halo réside dans sa facilité d’entretien. On l’a déjà mentionné, le design ouvert du manchon facilite grandement le nettoyage. Après utilisation, il suffit de le retourner sur lui-même et de le passer sous l’eau tiède avec un savon doux. Une fois lavé, on laisse sécher le masturbateur à l’air libre avant de le ranger dans son pochon, à l’abri de l’humidité.

Pour toutes les situations
Si le Halo se destine prioritairement à une utilisation solo, la marque n’oublie pas les couples. L’absence de moteur et la conception ouverte de l’objet facilite son utilisation à plusieurs. Un argument de poids face à des masturbateurs plus technologiques, bien trop rigides pour être manipulés dans un moment partagé.

Le prix du slow-sex
Commercialisé à 38€, le Halo se positionne sur un segment étonnement accessible. À titre de comparaison, l’Arcwave Voy, son principal concurrent sans moteur signé par le groupe Lovehoney, s’affiche à 75€. Face à lui et aux mastodontes motorisés, le Halo fait figure d’alternative raisonnable. D’autant que l’absence de composants électroniques élimine les risques de panne et limite l’obsolescence programmée. On regrette cependant que la marque n’ait pas poursuivi sur sa lancée, en assurant une fabrication française pour son masturbateur, comme c’était le cas pour Aube, le plug anal de la marque commercialisé plus tôt cette année.
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