Après avoir marqué les esprits avec son Ion original en 2020, Arcwave revient avec une version perfectionnée de son masturbateur. L’Ion 2 conserve la technologie Pleasure Air qui avait fait parler d’elle, tout en apportant des améliorations significatives sur l’ergonomie et la praticité. Un nouveau standard en vue sur le marché de la sextech ?
En 2020, la révolution ratée
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le marché des masturbateurs peine encore à s’imposer. Quelques initiatives sont parvenues à tirer leur épingle du jeu, à l’image de ManWan et de sa wand Evo, mais la plupart des sextoys motorisés destinés aux pénis restent sur la béquille. Il y a cinq ans, le lancement de la marque Arcwave, et de son premier jouet motorisé, l’Ion, entendait sonner comme une révolution. L’entreprise-sœur de Womanizer misait sur la même technologie que le stimulateur clitoridien le plus populaire du monde, dans une version destinée aux pénis. Sur le papier, l’idée était prometteuse, mais force est d’admettre que le résultat nous avait laissé circonspects. Trop bruyant, trop serré… le sextoy sonnait comme une expérimentation intéressante, mais pas encore totalement aboutie.

Design et ergonomie : l’élégance au service de l’efficacité
Après un détour par les masturbateurs sans moteur, Arcwave réinvente son sextoy Ion. En 2025, ce nouveau modèle entend corriger les erreurs de son prédécesseur, dans une évolution discrète, mais bien réelle. Son plus gros changement réside dans son changement de packaging. Exit le volumineux boîtier de charge de la première génération : l’Ion 2 profite d’une broche magnétique et d’une pochette de rangement en néoprène. Un câble (compatible avec le reste des appareils LoveHoney), et c’est tout. Le diamètre d’insertion reste le même, idem pour le système Twist to Open, qui permet un démontage facilité pour le nettoyage.

Sorti de son étui, il faut bien admettre que la révolution n’est pas flagrante. L’Ion 2 joue des coudes avec l’esthétique de son prédécesseur, au point que sa gaine est interchangeable avec l’ancienne. Seul le monogramme “A” présent sur le bouton power semble les différencier.
Dans le détail, pourtant, l’Ion 2, peaufine le design de son prédécesseur avec un certain brio. Le masturbateur conserve son design épuré et moderne. On aurait aimé retrouver les couleurs initiées sur les modèles Pow et Ghost, mais il faudra se contenter du noir, qui reste une valeur sûre. Le choix du silicone CleanTech breveté par Arcwave reste un point fort indéniable. Le matériau se distingue par sa douceur, mais nous paraît sensiblement différent du premier modèle. Évolution discrète ou changement de recette, toujours est-il que le nouveau silicone utilisé par la marque semble bien plus robuste (le matériau étant jusqu’à présent assez sensible aux traces d’ongles et aux éraflures), et moins souple.

Technologies embarquées
C’est sur le plan technique que l’Ion 2 justifie son arrivée sur le marché. La technologie Pleasure Air reste le cœur du dispositif, mais bénéficie d’optimisations notables. Le principe demeure identique : contrairement à beaucoup de concurrents qui s’attardent plutôt sur le gland, l’Ion entend stimuler les corpuscules de Pacini situés dans le frein du pénis via des ondes d’air pulsé. L’appareil assume son positionnement de Womanizer pour pénis, avec une technologie embarquée inédite sur le marché.
Les huit niveaux d’intensité offrent une progression nuancée, autorisant une montée en puissance progressive et contrôlée. Comme sur les autres produits du groupe, on retrouve aussi la fonction Smart Silence, qui permet de couper le moteur dès que ce dernier n’est plus en contact avec la zone à stimuler. Un bon point au vu de son niveau sonore.

Des sensations inédites et un apprentissage nécessaire
L’utilisation de l’Ion 2 nécessite une période d’adaptation que la marque assume dès son manuel d’utilisation. Contrairement aux masturbateurs traditionnels, le produit ne mise pas sur la friction d’un va-et-vient, mais sur une stimulation ciblée du frein. C’est efficace, mais il vous faudra sans doute plusieurs essais avant de maîtriser tout le potentiel du sextoy.
Force est d’admettre qu’une fois l’appareil pris en main, les sensations procurées sont d’un autre registre. Ni mieux ni moins bien, la stimulation sans contact créé une montée progressive du plaisir, différente de la masturbation classique. Comme pour une stimulation prostatique, il faut un peu de temps pour apprécier l’expérience. On regrette en revanche l’étroitesse du manchon : après un Arcwave Voy capable d’atteindre les 6 cm, les 3 cm de diamètre insérables de l’Ion 2, couplé à la fermeté du silicone, ne conviendra pas à toutes les morphologies, à moins d’apprécier les pénétrations serrées.

Le niveau sonore reste le point noir persistant de l’appareil. Malgré les améliorations promises, l’Ion 2 est bruyant, un peu trop à notre goût. On apprécie en revanche la certification IPX7, qui autorise une utilisation sous la douche, élargissant les possibilités d’utilisation et de nettoyage. L’autonomie de 70 minutes, quant à elle, peut sembler modeste face aux 120 minutes du Lelo F2S, mais reste largement suffisante pour un usage classique. Comptez deux heures pour une charge complète.
Prix et disponibilité
À 199€, l’Ion 2 se positionne sur un segment premium. Le tarif est élevé, mais il se justifie par la présence d’une technologie culte, et d’un groupe pionnier sur le marché de la sextech. D’autant plus que si l’appareil n’est pas parfait, la concurrence reste relativement timide sur le secteur : à l’exception de Tenga et ManWan, les marques qui se concentrent exclusivement sur la stimulation pénienne se font rares.
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