Xiaomi donne un nouveau souffle à sa gamme Redmi Note Pro, l’une des plus importantes à son catalogue. Loin de la débauche de technologie de la lignée numérotée (dont le dernier représentant à date est le Xiaomi 17 Pro), mais tout de même mieux équipés que les Redmi Note, les Redmi Note Pro se positionnent généralement comme d’excellents rapports qualité-prix.
Cette année, la lignée comporte trois modèles : un Redmi Note 15 Pro 4G qui ne devrait pas arriver jusque dans nos contrées, sa déclinaison 5G testée ici et une variante “Pro+” dont on vous parlera séparément. Est-ce toujours le champion sous la barre des 400 euros ? Corrige-t-il les défauts de son prédécesseur ? La réponse dans les paragraphes qui suivent.

Caractéristiques techniques du Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G
Voici pour rappel la fiche technique du Xiaomi Redmi Note 15 Pro :
| Xiaomi Redmi Note 15 Pro 5G | |
|---|---|
| Écran | - AMOLED de 6,83 pouces - Définition : 2772x 1280 pixels - Taux de rafraîchissement : jusqu'à 120 Hz - Luminosité : jusqu'à 3200 nits (pic) - HDR10+ / Dolby Vision |
| Design | - IP66/68 |
| SoC et GPU | - Mediatek Dimensity 7400-Ultra (4 nm) - GPU : Mali-G615 MC2 |
| Mémoire | - 8 Go de RAM - 256 ou 512 Go de stockage |
| Coloris | - Titanium Color - Glacier Blue - Mist Purple - Black |
| Appareil photo | - Triple appareil photo arrière : - Capteur principal de 200 mégapixels : f/1,7, OIS, 2,24 μm 16-in-1 pixel binning, 1/1,4", 7P lens - Ultra grand angle de 8 mégapixels (f/2,2) - Objectif macro de 2 mégapixels - Capteur avant de 20 mégapixels (f/2,2) |
| Audio | - Haut-parleur stéréo - Volume boost - Dolby Atmos |
| Batterie | - Batterie de 6580 mAh - Charge 45 W - Charge inversée 22,5 W |
| Connectivité | - Lecteur d'empreintes sous l'écran - Bluetooth 5.4 - WiFi 6 - USB-C - 2x nano-SIM - 4G/5G - NFC |
| Logiciel | - Android 15 - HyperOS 2.0 - 4 ans de mises à jour Android et 6 ans de correctifs de sécurité |
| Taille et Poids | - 163,61 x 78,09 x 7,96 mm - 210 g |
| Prix | - 8 Go + 256 Go : 399 euros |
| Date de disponibilité | - 15 janvier 2026 |
Sa principale nouveauté se situe au niveau de sa batterie. Avec le passage au silicium-carbone, Xiaomi a pu intégrer un stockage d’énergie de 6580 mAh, soit une hausse de près de 30 % par rapport à la génération précédente.
Malgré les problèmes que connaît actuellement la mémoire, les tarifs du Redmi Note 15 Pro 5G n’augmentent pas. La version 8+256 Go reste à 399 euros et monte à 429 euros avec 512 Go de stockage. La déclinaison munie de 12 Go de RAM disparaît cependant du catalogue.
Design, écran et audio
La première nouveauté frappante sur ce Redmi Note 15 Pro, c’est son design. Adieu années 2010, Xiaomi fait passer son entrée de gamme dans les années 2020 avec des tranches plates. Si l’on peut regretter l’uniformisation du marché, force est de constater que ce choix permet une bien meilleure préhension et évite donc de voir le téléphone réaliser un triple salto option atterrissage sur le bitume lorsqu’on le serre un peu trop fort. Par rapport aux Redmi Note 15 à l’écran incurvé sur le côté, le confort est incomparable.

Son originalité esthétique, le Redmi Note 15 Pro la tire de son module photo, à l’arrière, semblable à celui de son prédécesseur. Ce gros carré aux coins arrondis (un « squircle ») et à la bordure argentée accueille trois objectifs et le flash. On pourrait lui reprocher d’être très imposant, mais centré comme il est, il ne déséquilibre jamais le téléphone et peut même servir de point d’appui pour un index venant soutenir le poids de l’appareil (210 g). En définitive, la prise en main est donc excellente.
Les finitions sont bonnes, bien qu’on sente au revêtement arrière qu’il ne s’agit pas de haut de gamme et que la rainure du bloc photo puisse se transformer en nid à poussière (mais c’est aussi le cas sur les Pixel de Google pour ne citer qu’eux). On peut par ailleurs s’attendre à une bonne durabilité grâce à sa vite Gorilla Glass Victus 2 sur l’écran pour protéger des rayures et de la casse, mais aussi grâce à sa certification IP68 assurant sa résistance à l’eau et à la poussière dans certaines mesures.
Côté face, l’écran est encadré d’une fine bordure uniforme et percé d’une discrète bulle pour l’appareil photo selfie. Sous la dalle, vous trouverez non pas la plage, mais un capteur d’empreintes. Il peut se trouver un peu bas selon vos habitudes, mais s’avère réactif.
L’écran affiche quant à lui une diagonale de 6,83 pouces pour une définition de 2772 x 1280 pixels (Full HD+) et un taux de rafraîchissement de 120 Hz. En l’absence de technologie LTPO, la variation reste très élémentaire : 120 Hz quand l’écran bouge, 60 lorsqu’il ne bouge pas. Cela affecte néanmoins davantage l’autonomie que l’affichage. La luminosité est en revanche bien plus impressionnante. Avec son pic annoncé de 3200 nits, il surpasse sur ce point certains smartphones premium. Autant dire que vous ne devriez pas rencontrer de problème de lisibilité, même en plein soleil. De plus, la Wet Touch Technology 2.0 permet d’utiliser le téléphone même lorsqu’on a les doigts mouillés ou que des gouttes sont présentes sur l’écran. Un confort non négligeable si vous utilisez régulièrement votre téléphone à la sortie de la douche ou sous la pluie.

En continuant le tour du propriétaire, on s’aperçoit qu’aucun port Jack n’est présent, ce qui n’est plus une grande surprise en 2026. En revanche, les haut-parleurs stéréo produisent un son de qualité et surtout avec un volume puissant. Le « volume boost » n’est pas que du marketing. Seul bémol : à plein volume, ils saturent. Il faut donc se limiter à 75-80 %, ce qui est déjà parfaitement audible.
HyperOS, performances et autonomie
Alors que certains smartphones de la marque sortent avec Android 16 et HyperOS 3.0 (l’interface de Xiaomi), le Redmi Note 15 Pro 5G se contente pour le moment d’Android 15 et HyperOS 2.0. On est en terrain connu ici, il s’agit d’une interface qui ne déroutera pas les habitués d’iOS, avec toutefois assez de personnalisation possible pour se rapprocher de ce que l’on connaît d’Android ; on apprécie d’avoir le choix. Si la fluidité est au rendez-vous, les applications préinstallées sont beaucoup trop nombreuses et les publicités au sein même du système sont intolérables. On en trouve dans certains dossiers (il faut manuellement les désactiver), on en reçoit en notifications (qu’il faut couper dans App Mail), elles apparaissent en plein écran quand on ouvre une application système (Sécurité)… Un grand ménage au premier démarrage est indispensable pour s’en sortir avec une expérience correcte.

Du côté des performances, le Redmi Note 15 Pro ne surprend pas puisqu’il intègre une puce MediaTek 7400-Ultra, remplaçante logique du 7300-Ultra présent dans le 14 Pro. C’est une évolution plutôt timide de la part de MediaTek qui se contente d’un léger overclockage. En termes de puissance, cela place le Redmi Note 15 Pro à peu près entre un Galaxy Note 10 et un Galaxy Note 20 ; des smartphones premium, certes, mais d’il y a cinq ans environ. Toujours est-il que les usages n’ont pas tant évolué depuis cette époque et que le Redmi Note 15 Pro s’en sort donc assez bien. Sur des jeux légers et bien optimisés comme Asphalt, Genshin Impact et même Where Winds Meet, les conditions de jeu sont bonnes, bien qu’il ne faille pas pousser les graphismes au maximum pour éviter les chutes de framerate trop brutales. Sur un titre beaucoup plus gourmand tel que Fortnite, le jeu reste tout à fait possible, mais il est nécessaire de ne surtout pas monter au-dessus de la configuration moyenne, ce qui affiche déjà de gros pixels à l’écran. Notez également que vous ressentirez le téléphone chauffer dans vos mains après quelques minutes de jeu, sans que cela vienne réellement perturber l’expérience.
Côté autonomie, nous sommes gâtés. Avec sa nouvelle batterie silicium-carbone de 6580 mAh, le Redmi Note 15 Pro 5G est à ranger dans la catégorie des marathoniens. Tenir deux jours loin d’une prise n’a rien d’extraordinaire et vous pourrez même en tirer un peu plus avec une utilisation frugale. Attention toutefois au processeur qui n’est pas taillé pour d’énormes performances et qui va donc consommer beaucoup d’énergie si vous le mettez à rude épreuve. Une heure de jeu fait fondre la batterie de 8 à 10 %. Intrinsèquement, c’est peu, mais si vous comptez entamer un troisième jour d’autonomie, il faudra se restreindre un peu. Qu’importe, si vous tombez à court de jus, vous pourrez compter sur la recharge à 45 W pour rapidement regagner quelques heures d’autonomie. Il peut en outre recharger des accessoires grâce à sa recharge inversée à 22,5 W.

Photo et vidéo
Sur le papier, les caractéristiques principales de la partie photo n’évoluent pas. Le Redmi Note 15 Pro est équipé d’un capteur principal de 200 Mpx (f/1,7 avec OIS, signé Samsung) et d’un ultra grand-angle de 8 Mpx (f/2,2, d’OmniVision). Le troisième objectif (un macro de 2 Mpx) est quant à lui anecdotique au point de ne même pas apparaître sur la fiche technique qui nous a été fournie par Xiaomi. On aurait évidemment préféré un téléphoto, mais il faudra se contenter d’un grossissement obtenu par un recadrage dans le capteur (x2 et x4 sont directement proposés dans l’interface), ce qui est plutôt la norme à ce tarif.

Sur la focale principale (23 mm) ou en grossissement x2 (46 mm), le résultat est de bonne facture, respectueux de l’ambiance lumineuse. On sent le traitement logiciel à l’œuvre derrière, notamment une accentuation artificielle des contours pour améliorer la netteté et un débouchage des ombres parfois un peu excessif. Cela a tendance à uniformiser l’image, ce qui empêche une zone de sortir du lot. Un passage sur une application de traitement photo peut néanmoins corriger cela. Notez aussi que les cibles mouvantes en basse lumière peineront à être correctement figées, mais c’est là un exercice extrêmement difficile que seul Google maîtrise complètement avec ses Pixel.
Avec l’ultra grand-angle ou en activant le x4 numérique, le résultat est moins propre. Les photos font parfaitement illusion tant qu’on les regarde sur le téléphone, mais il ne faut surtout pas regarder plus en détail sous peine de noter des couleurs qui bavent, des textures brouillonnes et du bruit dans les ombres. Les zones très lumineuses de nuit sont également très difficiles à reproduire, avec un effet de halo très marqué.
Enfin, l’appareil frontal de 20 Mpx réalise de bons selfies de jour, détaillés et avec un bon détourage en mode portrait, mais la qualité baisse considérablement lorsque la luminosité n’est plus optimale. Même dans une rue bien éclairée, votre visage sera flou.
Voici quelques exemples pour vous forger votre propre avis :
En vidéo, le Redmi Note 15 Pro 5G est limité à de la 4K à 30 IPS. Si vous préférez filmer à 60 IPS, il faudra obligatoirement vous tourner vers le 1080p. C’est d’autant plus dommage que la qualité est globalement bonne, avec un autofocus réactif et une stabilisation tout à fait convenable. À l’avant, on est même restreint au Full HD, sans possibilité de filmer en 4K.
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