Test

Test flash : Choplifter HD

Par Valentin - Yamato le

Si on m’avait dit jusqu’à récemment que je jouerais un jour à un Choplifter en HD, j’aurais bien rigolé. C’est que le jeu avait un peu complètement disparu de la surface de la terre voyez-vous. Sorti initialement sur Apple 2 début 80, avant de faire un tour en arcade et sur Master System reprogrammé par Sega, et même sur consoles Nintendo sous la houpette de Jaleco, le jeu avait eu ses années de gloire avant de sombrer dans l’oubli, après un Choplifter 3 sur Super Nintendo qui fleurait bon le chant du cygne de la licence, en 94. Pourtant, InXile Entertainment remet le couvert en 2012 avec un Choplifter HD de derrière les fagots. Distribué par Konami, le jeu est d’ailleurs disponible uniquement en dématérialisé sur PSN, XBLA et Steam. Remake au goût du jour, Le titre nous propose donc de prendre le manche à pleine main pour aller sauver la veuve et l’orphelin un peu partout sur la planète, en hélicoptère, et en HD. C’est probablement Stringfellow Hawke le héros de Supercopter qui doit grave kiffer la vibe avec ce titre. Sur ce décollage, y’a du pain sur la planche.

Shop-Lifter

Comme tout bon jeu d’origine arcade, Choplifter HD tente de nous mettre aux commandes de l’hélico rapidement et sans douleur. Le titre de InXile remplit d’ailleurs son objectif avec brio, un stick analogique pour se déplacer, un autre autre pour viser, 2, 3 subtilité pour pivoter et tirer, et c’est parti pour arpenter des niveaux en largeurs exclusivement. Au trou la profondeur de champ, on parle ici de plan unique, en 2,5D comme dirait les fans de Street Fighter IV. Ce qui a le mérite de permettre de s’approprier immédiatement le gameplay, comme justement, un bon vieux jeu arcade.
Le but est simple : ramasser des pauvres gens et les ramener à la base sains et saufs, tout en n’hésitant pas à arroser les bad guys qui veulent vous descendre sur le chemin, car histoire de rajouter un peu de piquant au jeu, vous opérez en zone de guerre aux quatre coins du globe en tant que pilote des nations unies, la grande classe quoi.

Chaud-Plifter

Sauf que si les premiers levels “on vous déguise le tutorial dedans” sont une promenade de santé digne du trajet en hélicoptère de Sylvain Augier dans “La Carte au Trésor”, la suite va très vite s’avérer plus corsée avec une difficulté qui ira grandissante. Bon, c’est pas non plus le jeu arcade original qui était un véritable réservoir à crise de nerf, mais il donne du fil a retordre le bougre. Les ennemis réapparaissent à chaque aller/retour, disposent d’armes variées (mitraillette, RPG, batteries DCA, chasseurs, tanks, etc…), mais il faut en plus gérer sa barre de vie, son carburant, ses missiles et ne pas enrayer sa mitrailleuse sous peine de se retrouver comme une galinette cendrée dans un sketch des inconnus. Les niveaux proposent d’ailleurs des escales station-services bienvenues pour se recharger en essence, car le turbo, meilleur ami d’un temps de mission record, est aussi gourmand qu’un réacteur de concorde.
Cependant il ne faudra pas perdre de vue que l’objectif principal est de servir de bus magique pour civils, soldats blessés et reporters suicidaires. Les places dans l’hélico sont limités et les aller/retour sont légion, ce qui implique une petite dimension stratégique afin d’optimiser ses trajets, pour faire le meilleur temps et sauver le maximum de gens. Chaque niveau est cloturé par un score en étoile suivant ses performances : temps, ennemis abattus, civils sauvés ou perdus. Les étoiles serviront à accéder à un meilleur hélicoptère et à débloquer de nouvelles campagnes. le jeu permet également de scorer tranquille avec un leaderboard classique mais efficace.

choppe-lifter

Hélas, tout n’est pas rose avec ce petit titre sympa. Tout d’abord, la plastique du jeu est clairement à la traine, c’est fluide, mais les textures et la modélisation sont simplistes. On distingue également de temps en temps quelques bugs graphiques, des éléments qui apparaissent subitement sur les bords de l’écran. Pour noircir un peu plus le tableau, l’IA montre quelques ratés, entre les civils qui se jettent sous l’hélico et ceux qui ne montent pas dedans, ce qui vaudra aux pointilleux de recommencer à zéro le niveau pour viser le 5 étoiles. Pour finir, le jeu est répétitif, les objectifs ne se renouvellent pas et on a bien du mal à dépasser la demi-heure de jeu à chaque fois.
En revanche l’ambiance sonore est un des points forts du titre. La présences de catch-phrases à l’humour bien caustique est un petit plaisir, les bruitages sont très immersifs et les musiques punchy sont clairement dans le ton. De plus, les descriptifs de missions apportent un peu de profondeur au jeu, c’est toujours appréciable.

Pour conclure, Choplifter HD est un petit jeu sympa, qui se laisse jouer un petit peu chaque jour, mais pas plus. Répétitif et clairement en dessous des standards graphiques actuels, même un pour un jeu petit budget, il peinera à convaincre le joueur lambda pour qui Choplifter, c’est un mec qui vole dans un magasin. En revanche, pour les vieux de la vieilles, ceux qui ont connus les bruitages merveilleux de l’écran titre de l’original et sa difficulté sadique, le titre d’InXile sera un bon moyen de se replonger avec délice dans ses vieux souvenirs. Il propose également un bon challenge pour les fous de trophée et les scoreurs en herbe. Au final, c’est un jeu qui fera sensation en promotion Steam, mais à 15 euros, difficile de faire passer la pilule.

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Si on m’avait dit jusqu’à récemment que je jouerais un jour à un Choplifter en HD, j’aurais bien rigolé. C’est que le jeu avait un peu complètement disparu de la surface de la terre voyez-vous. Sorti initialement sur Apple 2 début 80, avant de faire un tour en arcade et sur Master System reprogrammé par Sega, et même sur consoles Nintendo sous la houpette de Jaleco, le jeu avait eu ses années de gloire avant de sombrer dans l’oubli, après un Choplifter 3 sur Super Nintendo qui fleurait bon le chant du cygne de la licence, en 94. Pourtant, InXile Entertainment remet le couvert en 2012 avec un Choplifter HD de derrière les fagots. Distribué par Konami, le jeu est d’ailleurs disponible uniquement en dématérialisé sur PSN, XBLA et Steam. Remake au goût du jour, Le titre nous propose donc de prendre le manche à pleine main pour aller sauver la veuve et l’orphelin un peu partout sur la planète, en hélicoptère, et en HD. C’est probablement Stringfellow Hawke le héros de Supercopter qui doit grave kiffer la vibe avec ce titre. Sur ce décollage, y’a du pain sur la planche.

Shop-Lifter

Comme tout bon jeu d’origine arcade, Choplifter HD tente de nous mettre aux commandes de l’hélico rapidement et sans douleur. Le titre de InXile remplit d’ailleurs son objectif avec brio, un stick analogique pour se déplacer, un autre autre pour viser, 2, 3 subtilité pour pivoter et tirer, et c’est parti pour arpenter des niveaux en largeurs exclusivement. Au trou la profondeur de champ, on parle ici de plan unique, en 2,5D comme dirait les fans de Street Fighter IV. Ce qui a le mérite de permettre de s’approprier immédiatement le gameplay, comme justement, un bon vieux jeu arcade.
Le but est simple : ramasser des pauvres gens et les ramener à la base sains et saufs, tout en n’hésitant pas à arroser les bad guys qui veulent vous descendre sur le chemin, car histoire de rajouter un peu de piquant au jeu, vous opérez en zone de guerre aux quatre coins du globe en tant que pilote des nations unies, la grande classe quoi.

Chaud-Plifter

Sauf que si les premiers levels “on vous déguise le tutorial dedans” sont une promenade de santé digne du trajet en hélicoptère de Sylvain Augier dans “La Carte au Trésor”, la suite va très vite s’avérer plus corsée avec une difficulté qui ira grandissante. Bon, c’est pas non plus le jeu arcade original qui était un véritable réservoir à crise de nerf, mais il donne du fil a retordre le bougre. Les ennemis réapparaissent à chaque aller/retour, disposent d’armes variées (mitraillette, RPG, batteries DCA, chasseurs, tanks, etc…), mais il faut en plus gérer sa barre de vie, son carburant, ses missiles et ne pas enrayer sa mitrailleuse sous peine de se retrouver comme une galinette cendrée dans un sketch des inconnus. Les niveaux proposent d’ailleurs des escales station-services bienvenues pour se recharger en essence, car le turbo, meilleur ami d’un temps de mission record, est aussi gourmand qu’un réacteur de concorde.
Cependant il ne faudra pas perdre de vue que l’objectif principal est de servir de bus magique pour civils, soldats blessés et reporters suicidaires. Les places dans l’hélico sont limités et les aller/retour sont légion, ce qui implique une petite dimension stratégique afin d’optimiser ses trajets, pour faire le meilleur temps et sauver le maximum de gens. Chaque niveau est cloturé par un score en étoile suivant ses performances : temps, ennemis abattus, civils sauvés ou perdus. Les étoiles serviront à accéder à un meilleur hélicoptère et à débloquer de nouvelles campagnes. le jeu permet également de scorer tranquille avec un leaderboard classique mais efficace.

choppe-lifter

Hélas, tout n’est pas rose avec ce petit titre sympa. Tout d’abord, la plastique du jeu est clairement à la traine, c’est fluide, mais les textures et la modélisation sont simplistes. On distingue également de temps en temps quelques bugs graphiques, des éléments qui apparaissent subitement sur les bords de l’écran. Pour noircir un peu plus le tableau, l’IA montre quelques ratés, entre les civils qui se jettent sous l’hélico et ceux qui ne montent pas dedans, ce qui vaudra aux pointilleux de recommencer à zéro le niveau pour viser le 5 étoiles. Pour finir, le jeu est répétitif, les objectifs ne se renouvellent pas et on a bien du mal à dépasser la demi-heure de jeu à chaque fois.
En revanche l’ambiance sonore est un des points forts du titre. La présences de catch-phrases à l’humour bien caustique est un petit plaisir, les bruitages sont très immersifs et les musiques punchy sont clairement dans le ton. De plus, les descriptifs de missions apportent un peu de profondeur au jeu, c’est toujours appréciable.

Pour conclure, Choplifter HD est un petit jeu sympa, qui se laisse jouer un petit peu chaque jour, mais pas plus. Répétitif et clairement en dessous des standards graphiques actuels, même un pour un jeu petit budget, il peinera à convaincre le joueur lambda pour qui Choplifter, c’est un mec qui vole dans un magasin. En revanche, pour les vieux de la vieilles, ceux qui ont connus les bruitages merveilleux de l’écran titre de l’original et sa difficulté sadique, le titre d’InXile sera un bon moyen de se replonger avec délice dans ses vieux souvenirs. Il propose également un bon challenge pour les fous de trophée et les scoreurs en herbe. Au final, c’est un jeu qui fera sensation en promotion Steam, mais à 15 euros, difficile de faire passer la pilule.

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

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