Dans cette catégorie, le dernier Samsung Galaxy Note 4 reste la référence, surtout avec son S Pen, mais la concurrence est en train de fondre sur le smartphone du constructeur coréen. Il y a bien évidemment les constructeurs chinois, mais la menace vient plutôt d’Apple avec son iPhone 6 Plus et maintenant du nouveau duo Google/Motorola avec le Nexus 6. Même si le dernier smartphone de Google ne propose plus le même rapport qualité/prix que ses prédécesseurs, il reste toujours moins onéreux que la concurrence.
Les Caractéristiques et le Packaging
Pour rappel sur les caractéristiques, le nouveau Google Nexus 6 vous propose :
– Android 5.0 Lollipop
– Verre Corning Gorilla Glass 3
– Ecran AMOLED de 5,96″
– Résolution Quad HD de 2560×1440 (493ppp)
– Boîtier finition alu sur les tranches et dos en plastique
– Processeur Qualcomm Snapdragon 805 cadencé à 2,7Ghz
– Adreno 420
– 32Go ou 64Go de mémoire interne
– Pas de port mémoire MicroSD
– 3Go de RAM
– APN rétro-éclairé de 13 Mégapixels
– Flash annulaire double LED
– Objectif grand-angle avec une ouverture à F/2.0 et la stabilisation optique
– Enregistrement de vidéos en Full HD 1080p, HDR+ et Ultra HD 2160p/30
– Caméra visio avec un capteur de 2 Mégapixels
– 3G/3G+, H+, 4G LTE
– Port nano-SIM
– WiFi a/b/g/n/ac (2.4GHz et 5GHz)
– Bluetooth 4.1 LE, NFC, A-GPS+GLONASS
– Port Micro-USB 2.0 compatible Quick Charge de Qualcomm
– Baromètre, Gyroscope, Accéléromètre
– Capteur de proximité et de luminosité
– Haut-parleurs en frontal
– Batterie de 3220 mAh
– Taille de 159,26×82,98×10,06mm
– Poids de 184g.
Comme vous avez pu le constater, le Nexus 6 ne propose toujours pas de port Micro-SD et c’est bien dommage. Donc si vous comptez consommer beaucoup de fichiers médias, il va falloir penser à la version 64Go dès le départ ou alors dans l’achat d’un disque externe WiFi (ce n’est pas ce qui manque sur le marché avec Sandisk, PNY ou encore Seagate et Western Digital).
On notera aussi que le Nexus 6 de Google ne propose pas de 4G+ LTE. En gros, le Qualcomm Snapdragon 805 est un SOC en deux parties dont une qui concerne les réseaux et qui n’est pas intégré directement comme les autres SOC Snapdragon. Du coup, c’est un peu au choix du constructeur. Vous l’aurez deviné, Motorola et Google ont choisi la 4G alors que le Samsung Galaxy Note 4, pourvu du même processeur, propose la 4G+. Autre chose encore, je n’ai aucune confirmation, mais il semblerait que le port Micro-USB 2.0 ne soit ni compatible MHL (normal, on parle de Google), ni SlimPort alors que le Nexus 5 proposait au moins ce dernier. J’ai essayé avec un câble MHL et un câble SlimPort, aucun des deux n’a fonctionné. Mais ce n’est pas fini puisque le Google Nexus 6 n’est pas compatible Miracast non plus, il faudra donc passer par le fameux Chromecast pour faire du mirroring. Oui, dans la vie de tous les jours, ce n’est pas ce qui vous gênera le plus, mais c’est sur ce genre de points que Google arrive à baisser le prix du Nexus 6 par rapport à la concurrence.
Côté packaging, vous vous doutez bien que la firme de Mountain View ne va pas révolutionner le genre. On retrouve ainsi une grande boîte blanche en carton, dans lequel, sans surprise, on trouve les éternels câbles micro-USB, chargeur USB, des écouteurs/kits mains-libres et les notices d’utilisation pour une première prise en main. Rien de bien original donc.
Pour son prix, comptez officiellement 649€ hors abonnement pour la version 32Go et 699€ pour la version 64Go. Ce n’est clairement plus le meilleur rapport qualité/prix du marché, mais par rapport à la concurrence directe, le nouveau smartphone de Google reste le moins cher.
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Le Design
Alors que certains font des progrès en terme de finition, il faut avouer que la gamme Nexus a toujours proposé un design et une finition dans l’ère du temps. Encore plus avec le partenariat de Motorola cette année puisque le le Nexus 6 reprend les codes du Moto X, tant au niveau du design que de la finition. Alors que les précédents modèles se calaient sur une taille d’écran standard par rapport au marché, le Nexus 6 innove avec une taille d’écran qui s’adresse avant tout à une certaine population. Aussi, je peux comprendre que certains utilisateurs puissent être réticents parce que clairement, un smartphone de 6″ ne va pas aller dans toutes les poches.
Quand on le compare à la concurrence directe, le Nexus 6 est plus grand, plus large, plus épais que les Apple iPhone 6 Plus et Samsung Galaxy Note 4. Alors oui, il a aussi un écran plus grand (5,96″ contre respectivement 5,5″ et 5,7″), mais heureusement, il tient parfaitement en mains. Merci au dos arrondi, non seulement sur la longueur, mais aussi au niveau des coins, ce qui permet une meilleure préhension générale. J’aime cette idée que le design est fait pour une meilleure prise en main et non pour être le plus fin possible.
Il faudra tout de même faire attention à une main, plus par exemple que l’iPhone 6 Plus qui est moins large. Maintenant, quand vous le tenez à une main, j’ai beaucoup apprécié le fait que l’index (quelle que soit la main) tombe automatiquement sur le logo de Motorola dans le dos. D’ailleurs, comme vous avez pu le remarquer, le Nexus 6 ne propose pas de lecteur biométrique comme ses deux principaux concurrents. Du coup, si un jour, Motorola devait en intégrer un, je leur conseille de le placer au dos sur le logo même. Si le nouveau smartphone de Google peut s’utiliser à une main, ça reste un exercice difficile et vous devrez faire attention tellement ce n’est pas prévu pour. Le Nexus 6 est clairement un smartphone qu’on utilisera à deux mains.
La finition en elle-même est excellente, il n’y a rien à reprocher si ce n’est éventuellement le dos où j’aurais aimé un revêtement soft-touch moins glissant. Le dos est mat et marque un peu. Évitez les doigts trop gras. Pour le reste, c’est quasi parfait, j’adore. Les courbes de l’appareil sont harmonieuses et le design général a su rester sobre et classe. Les tranches sont légèrement arrondies et ce n’est pas plus mal. Après, vu la taille de l’appareil, même s’il tient parfaitement en mains, il reste grand, très grand donc je vous conseillerai d’éviter la poche avant d’un jean. Ces petits millimètres supplémentaires jouent énormément dans une poche de jean. J’avais pu accepter l’Apple iPhone 6 Plus ou encore le Samsung Galaxy Note 4, là, ce n’est vraiment pas pratique.
Du côté de la description physique, le Google Nexus 6 a su s’adapter à son grand écran. Motorola et Google n’ont pas cherché à minimiser les bords d’écran comme LG avec son G3. Et puis, vu la taille de l’écran, on n’est plus à quelques millimètres près, n’est-ce pas ? Dans l’absolu et dans mon quotidien, cela ne m’a pas tant gêné parce que c’est un smartphone XXL et que je savais à quoi m’en tenir. On ne choisit pas un tel smartphone sans peser les pour et les contres.
On retrouve en façade les deux haut-parleurs, ce qui est bien mieux pour le multimédia. On retrouve en haut de l’écran la caméra visio avec un capteur de 2 Mégapixels ainsi que les capteurs de proximité et de luminosité. Pas de LED de notifications, dommage quelque part même si le nouveau système de notifications sur un écran verrouillé d’Android 5.0 Lollipop est plutôt pratique. Au dos, on retrouve l’APN principal en haut au centre avec le flash annulaire double LED, les logos Motorola et Nexus juste en dessous.
Sur la tranche de droite se trouvent les deux boutons de volumes ainsi que le bouton de mise sous tension et/ou de veille. On notera que ce dernier est en relief pour que votre pouce puisse bien le reconnaître au toucher. Le port micro-SIM et micro-SD se trouve sous la coque du dos et à côté de la batterie. Le port jack de 3,5mm et le port nano-SIM se trouvent sur la tranche du haut alors que sur la tranche du bas, on retrouve le port Micro-USB 2.0. Vous ne trouverez rien sur la tranche de gauche. À noter que le bouton de mise sous tension vous propose une petite texture qui le différencie des boutons de volume. On finit sur le fait que le Nexus 6 n’est pas certifié IPx7.
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L’écran
Si on veut faire simple, on peut considérer le Google Nexus 6 comme un Motorola Moto X en version XXL. Aussi, je vous rappelle qu’il vous propose un écran AMOLED de 5,96″ avec une définition Quad HD soit 1440×2560 soit une densité de 493ppp. Le LG G3 et le Samsung Galaxy Note 4 proposent la même définition d’écran, mais une meilleure densité puisque leur diagonale d’écran est plus petite. Maintenant, vu la taille des pixels, je doute que vous puissiez voir une quelconque différence à l’oeil nu. Même avec les appareils côte à côte, vous ne distinguerez aucune différence, que cela soit dans les textes ou autres.
Maintenant, si on reprend le discours de LG pour promouvoir l’écran Quad HD de son G3, l’œil humain est quand même capable de détecter la différence de qualité entre un magazine et un livre d’art. C’est la même chose pour les écrans. Ainsi, d’après la marque coréenne, pour avoir l’équivalent en qualité d’un livre d’art, il faut pas moins de 540 ppp en densité, contre 440 ppp pour un magazine de qualité. Vous voyez donc l’analogie que la marque coréenne a mis en place. Dans les faits, ce n’est pas aussi flagrant que cela sauf pour les vidéos à la résolution Quad HD où la qualité de l’écran éclate aux yeux, mais de là dire qu’on voit la différence avec du Full HD, c’est un pas que je ne franchirai pas forcément.
Comme vous vous en doutez, les noirs sont très profonds et la dalle de Motorola s’en sort très bien au niveau des couleurs, je trouve toutefois qu’elle vire un peu sur le vert, surtout si vous utilisez la luminosité automatique. En effet, si vous désactivez la luminosité automatique, les blancs auront tendance à être plus blancs, il y a clairement une relation avec la luminosité de l’appareil et quand c’est automatique, le Nexus 6 aura tendance à assombrir la dalle, ce qui donne cette teinte un peu plus verdâtre. Maintenant, si vous voulez comparer avec les dalles IPS, ces dernières restent plus précises en terme de colorimétrie. Les angles de visions sont bons et je n’ai eu aucun problème de visibilité en plein soleil, même s’il se fait rare ces derniers temps.
AMOLED oblige, les contrastes sont bien saturés, parfois un peu trop, mais pour le grand public, les couleurs sautent aux yeux. Comme à chaque fois avec les écrans de smartphones qui ont tendance à surenchérir au niveau des contrastes, il faudra faire attention tout de même à la déception quand vous repassez à votre écran d’ordinateur qui ne propose pas les mêmes contrastes.
Pour finir sur l’écran, un petit mot sur le nouveau système de notifications d’Android 5.0 qui les affiche directement sur votre écran verrouillé. Ainsi, quand une nouvelle notification arrive ou quand vous prenez en main le Nexus 6, l’écran s’éveillera afin de vous proposer de voir les notifications sur un fond noir. On connaissait déjà la technologie sur les Moto X et on le retrouve sur le Nexus 6. C’est pratique. Rien que ce système de notifications avec un raccourci direct (double-tape sur la notification) vers l’application concernée justifie le passage à Android 5.0. Par contre, pas de double-tape pour réveiller le smartphone quand il est posé à plat, dommage.
Le Son
Pour ce qui est des haut-parleurs multimédia, Motorola et Google ont eu la bonne idée de reprendre ce que proposait déjà HTC avec ses One. On retrouve donc des haut-parleurs en façade et non au dos ou sur une des tranches de l’appareil. Même s’il n’y a pas la technologie BoomSound du constructeur taiwanais, le son que propose le Nexus 6 est clair et puissant, mais surtout, est similaire à ce que propose HTC. Pour ma part, c’était très bien pour tout mon contenu multimédia dit “rapide” comme le contenu YouTube par exemple. En plus de cela, je trouvais ça un peu gênant au départ pour le design, mais le Nexus 6 n’utilise pas de grille pour ses haut-parleurs, mais une sorte d’insert un peu surélevé, du coup, même quand on pose nos pouces sur les haut-parleurs, le son n’est pas obstrué. Pratique.
Du côté de l’applicatif autour du son, c’est assez classique dans l’absolu. Je vous rappelle que le Nexus 6 vous propose Android Stock. Par défaut, on aura donc droit à Play Music, pas d’application par défaut qui vous permettra de naviguer par dossiers. Il faudra ainsi passer par des applications tierces. De même, pas d’équaliseurs ou autres. Maintenant, avec Spotify et Deezer, je n’ai pas noté de soucis particuliers au niveau du son. Du côté de la qualité d’écoute lors des conversations téléphoniques, je n’ai pas eu de problème particulier et j’ai eu droit à des conversations claires et dans l’absolu une bonne réception en règle général.
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Performances
Du côté des performances, non seulement on se retrouve un processeur quad-core Qualcomm Snapdragon 805, mais je vous rappelle aussi que le Nexus 6 utilise Android Stock, du coup, pas de ralentissements dus à une quelconque surcouche. Je n’ai pas noté de problème côté performances, le smartphone est réactif et réponds à tout ce qu’on peut lui demander. Alors que le Samsung Galaxy Note 4 ne chauffe quasiment pas, ce n’est pas le cas du Google Nexus 6 et ce n’est pas sans me rappeler le Sony Xperia Z3. Quand vous utilisez des applications gourmandes comme les jeux, l’appareil va se mettre à chauffer. Alors oui, ce n’est pas brûlant non plus, mais ce n’est pas super agréable en main.
Après, comme vous vous en doutez, c’est un monstre de puissance. Et même si on n’oublie pas que le Nexus 6 vous propose un écran Quad HD et non Full HD, le tout reste fluide. Le fait que le Snapdragon 805 ne soit pas 64 bits ne m’a aucunement gêné dans mon quotidien. J’ai bien évidemment essayé toutes les applications gourmandes comme Asphalt 8, Chain Chroniccles ou autres, je n’ai pas noté de ralentissement. Aussi, je vous laisse voir les résultats dans les différentes applications telles que Quadrant, Vellamo, 3D Mark ou encore Epic Citadel.
À noter aussi l’arrivée sur Android de PC Mark qui permet d’avoir des benchmarks autour d’une utilisation plus classique de son smartphone et non des résultats purement autour des performances bruts. Vous le verrez plus bas, mais le Nexus 6 s’en sort mieux que le Samsung Galaxy Note 4, à caractéristiques équivalentes. Merci TouchWiz.
Et voici à titre de comparaison ce que donne le Samsung Galaxy Note 4 :
Et le Sony Xperia Z3 :
Autonomie
3220 mAh, c’est exactement la même batterie que le Samsung Galaxy Note 4. On s’attend ainsi à une autonomie digne de ce nom et heureusement pour nous, c’est le cas. La référence de cette année reste les Sony Xperia Z3 et Xperia Z3 Compact mais le Google Nexus 6 s’en sort plutôt bien et vous proposera facilement jusqu’à deux jours d’autonomie en usage classique à savoir mails, internet, 4G/WiFi, jeux, musiques, etc.
Voici l’autonomie après une journée dans un usage normal :
Et voici l’autonomie après deux jours dans un usage modéré :
Comme vous pouvez le voir, ce n’est pas mal du tout. Résultat des courses, en mode power-user, il me restait souvent en fin de journée entre 20% et 30% d’autonomie, et ce, sur plus d’une dizaine de jours d’utilisation du smartphone. C’est plutôt bien vu que je n’ai jamais eu l’obligation de passer en mode “Economie d’énergie”. Ce n’est pas le meilleur dans ce domaine, mais il se défend.
Pour finir, le Google Nexus 6 ne propose pas de batterie amovible et comme pour le Samsung Galaxy Note 4, le smartphone de la firme de Mountain View intègre la technologie Quick Charge de Qualcomm. Ainsi, vous pourrez recharger 50% de votre batterie en 30 minutes seulement au lieu des 55 minutes habituellement. Il faudra juste un chargeur compatible.
[nextpage title=”Android 5.0 Lollipop”]
Android 5.0 Lollipop
Comme tous les Nexus jusqu’à présent, le Nexus 6 vous propose la toute dernière version d’Android, à savoir Android 5.0 Lollipop. Et parce que c’est Google et que ses appareils doivent un peu servir de “Reference Design”, il n’y a pas de surcouche ou autres. C’est Android Stock et rien d’autre. Du coup, dans l’expérience utilisateur, c’est super rapide et fluide, tout est optimisé et il faudra passé par le Play Store pour télécharger vos applications classiques.
Pas de surcouche signifie ainsi que vous n’aurez pas une pléthore d’applications que vous n’utiliserez pas et que vous ne pourrez pas désinstaller, ce qui vous laissera toujours de l’espace disque pour autre chose. Alors oui, Samsung et consors se sont calmés depuis un certain temps, mais il reste toujours des applications qui sont en double par rapport à ce que propose déjà Android et qu’on ne peut malheureusement pas désinstallé. Je pense par exemple à S Calendar ou encore le navigateur Internet sur les Samsung Galaxy qui n’apporte pas grand chose par rapport aux applications de base d’Android.
Le fait de ne pas avoir de surcouche pour un smartphone XXL implique aussi quelques fonctions auxquelles Google n’a pas encore de réponses. Je pense notamment à la possibilité d’afficher deux fenêtres d’applications ou encore la possibilité de réduire la taille du clavier virtuel pour le caler à droite ou à gauche. On regrettera aussi que tout ne soit pas utilisable en mode paysage.
Pour revenir à Android 5.0 Lollipod, c’est une mise à jour majeure et la grosse nouveauté est l’adoption du flat design que Microsoft utilise depuis le début avec Windows Phone et qu’iOS a adopté avec iOS 7.0. Le nouveau design d’Android 5.0 Lollipop a pour nom le “Material Design” et il faut avouer que c’est très réussi. C’est minimaliste, les couleurs sont bien choisies et bien moins “flashy” que certains de ses concurrents. Les animations sont bien pensées et il règne une fluidité exemplaire. J’aime particulièrement l’animation d’ouverture des dossiers. OK Google est toujours présent, et comme sur les Motorola Moto X et Samsung Galaxy Note 4, vous pourrez activer la rechercher vocale sans avoir à appuyer sur un bouton.
Mais le “Material Design” ne se limite pas à de simples changements esthétiques, c’est aussi toute une expérience utilisateur que la firme de Mountain View a cherché à améliorer. On notera bien évidemment le système de notifications qui peut fonctionner depuis l’écran de verrouillage. Avec Android 5.0 Lollipop, on découvre la fonction “Priority Mode” qui est une sorte de mode “Ne pas Déranger” pour mieux filtrer les alertes en fonction de la journée. Il y a aussi la fonction Smart Lock qui permet de déterminer des appareils Bluetooth fiable et si, un de ces appareils se trouve à proximité, eh bien le Nexus 6 ne se verrouillera pas. Il faut bien évidemment faire attention, mais c’est quand même super pratique. Je pense notamment à une enceinte Bluetooth ou un clavier par exemple. Cela fonctionne aussi avec un visage ou un lieu, à vous de le déterminer. Pour ma part, quand le smartphone est chez moi ou au travail, il ne se verrouille plus. Pratique.
[nextpage title=”Photo & Vidéo”]
Photo et Vidéo
Jusqu’à maintenant, il faut avouer que la gamme Nexus de Google n’avait jamais spécialement brillé dans le monde de la photo mobile. Motorola non plus en fait. Du coup, je savais un peu à quoi m’attendre, mais avec les annonces, j’espérai intérieurement que Google allait proposer quelque chose similaire à ses concurrents, surtout que Google met à jour assez souvent son application photo pour notre plus grand bonheur. Autant vous le dire de suite, les concurrents font mieux.
Pour rappel, le Nexus 6 vous propose un APN avec un capteur rétro-éclairé de 13 Mégapixels. L’objectif vous propose une ouverture de F/2.0 et petite cerise sur le gâteau, ce dernier est stabilisé. En plus de cela, le Nexus 6 vous propose un dual flash LED annulaire autour de l’objectif. Dans la pratique, le Nexus 6 s’en sort très bien quand il y a suffisamment de lumière. Les photos sont propres et détaillées. Petite mention au mode HDR qui n’est pas agressif et qui propose souvent un résultat cohérent. D’ailleurs, à ce sujet, sur le blog de Google, l’ingénieur préconise de laisser le mode HDR+ allumé. Ce n’est pas une obligation et la seule conséquence est une prise de vue plus longue. En fait, c’est le post-traitement qui prend du temps, mais l’application est suffisamment bien faite pour vous laisser prendre plusieurs photos et les traiter après votre série. Tout dépendra de vos usages.
Mais là où le bât blesse, c’est dans des conditions de faible luminosité où il y a clairement un souci. Le Nexus 6 a tendance à énormément lissé et on perd pas mal de détails. Alors, oui, c’est toujours mieux que ce qui se passait l’année dernière, mais par rapport à la concurrence de cette année, j’attendais mieux du duo Google/Motorola. Sur ce point, les concurrents font vraiment mieux (Apple iPhone 6 Plus, Samsung Galaxy Note 4, LG G3, etc.)
Je pensais sincèrement que la présence du stabilisateur optique allait permettre de gagner quelques vitesses lors des prises de vue en conditions de faible luminosité et quand je vois les résultats, je me demande ce que cela aurait pu être s’il n’y avait pas de stabilisateur. Côté Autofocus, le Nexus 6 ne propose aucune des dernières technologies embarquées par ses concurrents comme l’autofocus hyride ou l’autofocus laser. Résultats des courses, l’autofocus est clairement en retrait par rapport à ses concurrents, mais reste totalement utilisable en conditions normales. Il aura juste tendance à un peu patiner en fonction des sujets.
Voici quelques exemples de photos :
Alors que les selfies sont de plus en plus à la mode, le Nexus 6 ne suit pas encore le mouvement des réseaux sociaux. Ainsi, on retrouve un “simple” capteur de 2 Mégapixels capable tout vous proposer de l’enregistrement vidéo en 720p. On est loin des capteurs proposés sur le Samsung Galaxy Note 4 ou encore le dernier HTC Desire Eye. Il faudra faire attention pour la prise de vue de selfie à une main. L’appareil étant plus grand, ce n’est clairement pas des plus pratique.
Pour ce qui est de l’application photo, c’est celle de Google que vous pouvez télécharger depuis le Play Store. Elle est accessible directement depuis l’application bien entendu, mais aussi depuis l’écran de verrouillage depuis un geste du coin inférieur droit vers la gauche. Si vous avez accès aux modes Panaroma ou Photo Sphere, on regrettera que Google n’ait pas jugé nécessaire de rajouter des modes comme le Slow-Motion ou encre le TimeLapse. L’application reste super légère comparée à la concurrence d’ailleurs. Pas de mode Scène, pas de réglages comme l’exposition, les ISO, la balance des blancs, etc.
Côté vidéo, la stabilisation optique apporte forcément et s’avère toujours utile. Comme ses concurrents sur Andoid, le Nexus 6 vous propose l’enregistrement de vidéos en Ultra HD 2160p soit une résolution de 3840×2160. Il faudra juste faire attention à la taille du média parce que l’Ultra HD, c’est quand même quatre fois la Full HD. Côté résultat, c’est très propre et détaillé. Mais mieux que des mots, voici des vidéos d’exemple.
Vidéo prise en Ultra HD :
[nextpage title=”Conclusion et Galerie”]
Conclusion
Si on met de côté une stratégie de commercialisation qui pourra toujours être un frein au succès mérité du Nexus 6, le premier smartphone XXL de Google est une pure réussite. Android 5.0 Lollipop est un passage obligatoire pour tous les utilisateurs de smartphones Android et il faut dire que sur le Nexus 6, c’est un vrai délice. Alors oui, il n’y a pas le multi-fenêtrage du Samsung Galaxy Note 4 par exemple, mais le nouveau gestionnaire de tâche d’Android compense facilement les manques logiciels que proposent les concurrents.
Côté matériel, le Google Nexus a tout pour plaire. On pourrait bien lui reprocher le port Micro-SD manquant et des performances photo en condition de basse luminosité perfectible, mais l’expérience globale nous fait vite oublier ces défauts. Le Nexus 6 est agréable à utiliser au quotidien, une fois qu’on s’est fait aux smartphones XXL. Personnellement, je n’utilise plus de “petits” smartphones avec des écrans de moins de 5,5″.
NDLR : Au moment où nous avions réalisé le guide des smartphones pour les fêtes de fin d’année, nous n’avions pas intégré le Google Nexus 6 parce qu’au moment de la rédaction du guide, nous n’avions pas encore pu tester le dernier smartphone de la firme de Mountain View. C’est maintenant chose faite et le Nexus 6 en fait bien évidemment désormais parti.
La Galerie Photo








































