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Test : Kazam Tornado 455L

Smartphone

Par henel le

C’est en 2013 que des Anglais ont décidé de lancer leur entreprise baptisée Kazam. Un nom qui est donné à tout leurs smartphones, déjà déclinés en 5 catégories : Tornado, Thunder, Trooper, Life et Toughsgield. Tous ces smartphones se situent dans le milieu/bas de gamme, avec des prix qui vont de paire. Soit environ 200 euros. En partant de là, nous comprenons que Kazam souhaite bousculer le marché des smartphones low-cost, peut-être déjà obstrué, ou en tout cas bien occupé par des marques qui sont à présent connues du grand public comme Wiko, Huawei ou encore Xiaomi.

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La firme nous avait surprise avec son modèle précédent, le Tornado 348, grâce à sa légèreté et à son incroyable finesse (5,15mm). Kazam essaye de tirer son épingle du jeu avec des arguments attractifs.

Pour autant, le constructeur européen propose le Tornado 455L, dont nous allons vous parler dans les lignes qui suivent, à une somme un plus élevée qu’à l’accoutumé : 329 euros. Un smartphone avec un écran de 5,5 pouces, certifié IP67 (« résistant aux éclaboussures ») et Android 4.4, profitant lui d’un poids et d’une finesse intéressante, mais qui ne parvient pas pour autant à nous convaincre.

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[nextpage title= »Caractéristiques »]
Le Tornado 455L a une sobre et élégante allure qui n’est pas pour déplaire, sans doute liée à son origine British, que nous verrons plus tard dans la partie design. Penchons-nous d’abord sur les capacités du smartphone. Ce n’est pas un foudre de guerre. Mais avant cela, notons que le téléphone tourne avec fluidité, mais qu’il arrive à de nombreuses reprises que des lignes blanches ou bleues sautent à l’écran.

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Le smartphone tourne sous Android 4.4 KitKat, stock, sans aucune surcouche. Pour faire tourner la machine, il y a un écran IPS de 5,5 pouce avec une résolution de 1280 x 720 pixels (avec Gorilla Glass, devant et derrière), un processeur Snapdragon 410 MSM 8916 quad-core à 1,2 Ghz avec 2 Go de RAM, un GPU Adreno 306, 16 Go de stockage, un capteur de 13 mégapixels BSI Sony IMX135 au dos avec double flash, une caméra frontale de 5 mégapixels, un port microSD, une batterie de 2600 mAh.

Pour les fonctionnalités, nous trouvons le WiFi, le Bluetooth le GPS et la 4G LTE. À noter qu’il n’y a pas de NFC

L’ensemble devait tenir dans un boitier par résistant aux éclaboussures. Tout est en plastique polycarbonate et le smartphone affiche une dimension de 154 x 78 x 7,1 mm pour 143 g.

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– Écran IPS JDI de 5,5″ avec une définition de 1280 x 720 pixels, 267 ppi
– Processeur Qualcomm Snapdragon 410 MSM 8916 quad-core à 1,2 Ghz
– GPU Adreno 306
– 2Go de RAM
– 16Go de mémoire interne(dont seulement 12,67 de disponibles)
– Port microSD (jusqu’à 32 Go)
– Batterie non-amovible de 2600 mAh, Li-Ion
– APN de 13 Mégapixels, Autofocus et Flash Dual Led, photo en 4160 x 3120
– Caméra frontale de 5 Mégapixels
– 3G et 4G LTE
– Bluetooth 4.0
– WiFi b/g/n
– Android 4,4 Kit Kat, sans surcouche
– Taille de 154 x 78 x 6,90 mm
– Poids de 143g

[nextpage title= »Design »]
Malgré sa grande taille de 154 x 78 x 7,1 mm, le Tornado 455L tient assez bien dans la main, grâce à sa faible épaisseur, mais aussi grâce à son poids de 143 grammes, bien réparti. Cependant, il faudra lutter pour écrire d’une seule main, à cause de la taille du téléphone. À deux, ce problème se corrige aisément. Les boutons disponibles se trouvent sur la tranche droite du smartphone, au milieu. Nous retrouvons les classiques boutons pour le volume et le bouton d’allumage, servant à démarrer/éteindre l’appareil ou le mettre en veille. Si l’on continue à observer de près ses côtés, nous apercevrons ses caches.

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L’appareil ne dispose pas de coque amovible. Tout se passe donc sur les côtés afin de rentrer sa carte SIM, sa micro-SD, brancher ses écouteurs en Jack 3,5 mm ou recharger son téléphone. Pour manipuler tous ces ports, il faudra à chaque fois relever les réglettes et les remettre en place. Si cela n’est pas encore redondant en ce qui concerne la carte SIM et la micro-SD, cela est très compliqué pour la prise Jack et le port micro-USB. En effet, ces dernières sont constamment sollicitées et il est très difficile de les remettre en place, si bien que nous avons cédé à l’usure, à laisser le cache de la prise Jack ouverte. Un problème de conception ? Les réglettes servent à protéger l’appareil de l’eau, ce qui est censé lui valoir sa classification IP67 (qu’il n’a pas eu). Cependant, une fois rentré, il tient bien en place et empêche donc l’eau et la poussière de rentrer. Un mal pour un bien diront certains.

La façade arbore une dalle de 5,5 pouces, sans aucune touche apparente. Tout passe par des boutons logiciels, classique chez Android, qui apparaissent en bas de l’écran. Le verre de protection est un Gorilla Glass 3, plutôt résistant. Il n’a pas reçu une seule trace de rayures depuis le début du test, mais il y a inconvénient. Il garde trop bien les traces de doigts. Ce qui embêtera les personnes cherchant à avoir un écran propre en toutes conditions. Il occupe presque toute la largeur du téléphone, mais laisse une marge importante au haut ainsi qu’au bas. D’ailleurs, le haut de l’écran dispose de l’APN frontal à 5 mégapixels ainsi qu’un haut-parleur. À noter la présence en bas du téléphone d’une barre grise, sympathique à l’œil et qui vient casser la présence de tout ce noir.

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Le dos dispose d’un revêtement en Gorilla Glass 3. Nous en tirons la même conclusion que pour la face du téléphone : l’avant et l’arrière du téléphone sont solides, mais ont le même problème de traces de doigts. Là encore, les marques d’utilisation sont très visibles. L’appareil photo se trouve en haut à gauche avec un flash double LED juste en dessous. Nous verrons dans le chapitre utilisation qu’il ne brille pas tant que cela. Au centre de la coque, il est possible d’apercevoir le nom de la marque, Kazam, en argent, accompagné de son logo étoile. En y regardant de plus près, nous apercevront au travers de la vitre de plexiglas une répétition d’un motif simple, sur tout le dos du Tornado 455L, qui renforce le côté sobre et classe du téléphone.

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Après avoir contemplé l’appareil sous tous ses angles, il en ressort qu’il est agréable à l’œil, malgré les traces omniprésentes, mais il n’arrive pas à se distinguer assez de la concurrence, passant pour un smartphone premium, mais quelconque.

[nextpage title= »Utilisation »]
À l’heure où ces lignes sont écrites, les constructeurs s’efforcent d’implanter Android 5.0 Lolipop sur leurs smartphones. Là, le Tornado tourne avec Android 4,4 KitKat. D’autant plus que Kazam a fait le choix de ne pas créer ou d’utiliser de surcouche, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

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En effet, l’interface est sobre, réservée au strict minimum. C’est donc une version ultra allégée qu’embarque le Tornado. Au premier démarrage, nous débarquons un menu extrêmement épuré. Il n’y a qu’un simple dossier préconfiguré avec la panoplie de logiciels de chez Google : Gmail, Google+, Maps, Play Musique, Drive, YouTube, Photos, Hangouts, etc. Parmi les raccourcis présents, il y a l’appareil photo. Il peut être lancé depuis l’écran de verrouillage, en glissant son doigt de la droite vers la gauche. Petite précision concernant l’outil musical : le téléphone embarque pour seul lecteur Google musique, qui malheureusement ne lit pas tout les formats audio.

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L’expérience utilisateur est assez plaisante : la navigation est relativement fluide, les 2 Go de RAM permettent de jongler avec pas mal d’applications ouvertes en parallèle et le smartphone réagit vite, sans latence. Cependant, il faut signaler la présence de bugs. Le premier jour, un blue screen comme sur Windows a surgi lors de la prise de photos. Parfois, ce sont des lignes blanches qui ont surgi à l’écran sans explication apparente. De même pour le redémarrage sans demande de l’engin. Le premier n’est apparu qu’une fois cela dit. De gros problèmes se sont présentés lors de téléchargements d’applications, principalement pour les jeux, sans raison (connexion en WiFi et espace de stockage suffisante). Est-ce que cela sera corrigé après le test ? De plus, les 16 Go de mémoire interne ne valent en réalité que 12 Go. Ce chiffre reste correct, mais tout de même. Il sera aussi possible d’augmenter la capacité de stockage en ajoutant une micro-SD. Tous nos documents se trouvent d’ailleurs sur celle-ci, et aucun ralentissement n’a été répertorié lorsque nous les avons sollicités. Un point en plus, surtout pour les personnes ayant une perception très multimédia de leur smartphone.

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Cependant, l’utilisation intensive de l’appareil le fait chauffer. Cela se ressent énormément au niveau du processeur. Nous sommes loin d’obtenir des cloques, mais cela devient très vite gênant. En règle général, on ressent cette chaleur après être resté une bonne demi-heure sur son appareil. Que ce soit en lecture intensive sur Wikipédia ou bien en jouant à un jeu.

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Du côté de l’écran, nous avons un IPS de chez JDI d’une diagonale de 5,5 pouces, soit un des deux standards (avec le 5 pouces) chez les smartphones, recouvert par un Gorilla Glass 3. Les couleurs sont justes et les touches lumineuses et ténébreuses sont accentuées. L’image parait vivante. Il y a 267 dpi.

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Ceci est possible grâce à une luminosité assez puissante. Ce qui signifie qu’en plein soleil, il sera toujours possible de se servir du téléphone. Il en va de même en pleine nuit. De notre côté, nous avons pris l’habitude de nous servir de la luminosité automatique. Elle gère relativement bien les changements de décor, optant pour une diminution de la lumière en nuit, et une augmentation en journée. D’ailleurs, aucun reflet ne s’est remarqué en journée. Il n’y a rien à redire là-dessus.

La dalle propose une définition de 1280 x 720 pixels (HD), une quasi-norme à présent, c’est le service minimum. Une bonne chose qui rend le téléphone agréable à utiliser, tant au niveau de la navigation que sur YouTube par exemple. Petit bémol tout de même, les haut-parleurs se trouvent à l’arrière et le son délivré n’est pas terrible. Même amplifié en posant l’appareil face à un mur. Amis de la musique, passez votre chemin. Il reste toutefois la prise jack qui délivre un son correct, à prévaloir pour écouter/regarder pour consommer du média.

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Les caractéristiques du téléphone ne lui permettent pas de faire tourner correctement les plus beaux jeux du store. Néanmoins, nous avons été surpris par la capacité du téléphone. Shadow Gun par exemple, jeu sorti au courant de l’année 2012 (et qui était au top à ce moment-là) tourne à la perfection. Le framerate ne chute pas et il n’y a pas de problème de latence concernant les commandes. Le téléphone est plutôt bien optimisé. De même, le premier Dead Trigger a servi de test. Un petit peu de latence à certains passages, comme lorsque l’on bouge trop vite la caméra.

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Nous avons eu plusieurs problèmes d’installations (erreur 905), pour autant, nous avons réussi à installer Dead Trigger 2, plus gourmant que son prédécesseur. De base, le jeu détecte les composants du smartphone, pour afficher des graphismes en conséquence. C’est sans surprise que le jeu se lance en faible. Ce qui ne nous a pas empêchés de placer la barre haute, en poussant les graphismes à leur maximum. Surpris pour surpris, le jeu fonctionne assez bien. Nous ressentons une légère baisse d’images par seconde, mais rien de gênant en jeux, même avec une dizaine de zombies à nos trousses.

Vous vous en doutez, il n’y a donc pas de soucis non plus, en ce qui concerne les softs peu gourmant, comme Angry Birds, voire un Hearthstone.

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Deux points négatifs sont tout de même à relever, le premier concernant la surchauffe rapide de l’engin. Après une bonne heure de jeux, la partie supérieure du smartphone chauffe, gênant quelque peu le plaisir de jeu. À noter qu’une le smarpthone au repos, la température redescend vite. Après une heure de jeu, la batterie est passé 80 % à 65 %, ce qui est pas mal.

[nextpage title= »Photos »]
L’appareil photo semblait à première vue très intéressant, avec un APN de 13 mégapixels (l’iPhone 6 en a 8 et le Galaxy S6 en a 16). Mais les chiffres sur le papier ne sont pas à la hauteur de la réalité. En effet, les photos manquent en règle général de précision. À courte distance, cela passe très avec un peu de luminosité, mais de loin, ce n’est pas convaincant. Il est possible par ailleurs de zoomer jusqu’à x6. À ce moment-là, le téléphone ne s’en sort absolument pas. Ce sont alors des blocs de pixels qui se présentent à l’écran. Les photos sont éloquentes. Par ailleurs, le blanc paraît très jaune en intérieur et bleuté en faible lumière. À noter que le flash dual LED n’apporte en pratique pas grand-chose. Dommage.

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C’est vraiment dommage, surtout les photos peuvent être prises avec de grandes résolutions et que le menu de l’appareil photo est très complet. C’est d’ailleurs le logiciel de Google. De même, on navigue entre les menus avec des étages. Il faut maintenir son doigt sur l’écran et le lever à chaque fois, afin de parcourir les menus. Il y en a pour tout le monde. Il est possible de modifier la résolution des photos, la balance des blancs, l’exposition. Tout ce qu’il y a de plus classique. Notons la présence d’un capteur repérant les visages, qui fonctionne bien à l’usage. En vidéo, le rendu fait l’affaire (1080p en 30 fps), mais souffre des mêmes problèmes qu’en mode photo.

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[nextpage title= »Autonomie »]
Une fois de plus, le smartphone a été utilisé au quotidien, comme un téléphone lambda, pendant des journées de 14h environ. À partir de 8h du matin, le téléphone n’est plus en charge jusqu’au moins 22h. Entretemps, le smartphone aura servi à écouter de la musique pendant au moins 1h30 dans dans les transports, regarder les mails/facebook/twitter et regarder quelques vidéos. À ce rythme, le Tornado 455L s’en tire normalement et fini la journée avec environ 40 % de batterie, ce qui n’a rien d’exceptionnel en la matière. Pour rappel, elle est de l’ordre de 2600mAh, ce qui n’est pas rien. N’espérez donc pas tenir deux jours avec sans le recharger, ce serait peine perdue. En utilisation intensive, la batterie fond comme la neige au soleil.

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Cependant, le téléphone encaisse mieux le coup avec les notifications désactivées ainsi que des options enlevées. Comme bien souvent, tout dépendra de vos applications installées et de celles fonctionnant en tache de fond.

[nextpage title= »Benchmarks et galerie photo »]
Un petit tour par les benchmarks s’impose. Déjà sur la fiche technique, le Tornado 455L ne brille pas par ses composants. C’est un smartphone à placer sur l’étagère des milieux de gamme. Vraiment au milieu, voir bas, proposer à un tarif tout de même de 329 euros. Plusieurs tests ont été effectués, et tous le mettent à toute chose près au même niveau :

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Notre avis

À première vue, le Kazam Tornado 455L a l'air plutôt sympathique. Mais de nombreux problèmes sont survenus lors de son utilisation et un sentiment de produit inachevé intervient, d'autant plus qu'à 329 euros, il aurait peut-être d'autres smartphones à privilégier. Dommage.

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Test : OnePlus 2