Test

Test : Meizu MX3

Notre avis
7 / 10
Android

Par Pierre le

Les smartphones hauts de gamme à 650 € ? C’est so 2012. Depuis l’année dernière, certains constructeurs (chinois, pour la plupart) proposent des smartphones dotées de caractéristiques de hauts de gamme à prix réduits. On peut citer Huawei, notamment, mais aussi Oppo ou Meizu. C’est ce dernier qui nous intéresse aujourd’hui. Meizu propose en effet avec son MX3 un smartphone doté de caractéristiques alléchantes pour 450 €. Arrive-t-il au niveau des mastodontes du marché ? Il s’en approche, mais il reste quelques petites choses à améliorer.

_SAM4344

Design

Le Meizu MX3 adopte un design sobre tout en finesse. Il y a des faux airs de premiers iPhone dans ce Meizu. Nous avons donc une coque plastique amovible arrondie, aux formes très similaires de ce qu’avait proposé Apple par le passé. C’est simple et efficace, même si cela ne lui donne pas un design premium. Le bouton d’allumage (en haut) et ceux de volume (à gauche) sont idéalement positionnés et prennent la forme de larges boutons en plastique transparent. Pour le reste, nous sommes dans un design très classique avec un écran aux bords fins ainsi qu’un bouton Home sensitif au bas de l’écran.

Rien de bien révolutionnaire côté design, donc. Néanmoins, le Meizu a un petit quelque chose. Extrêmement bien fini, il ne vous fera pas honte en public et démontre que Meizu soigne de plus en plus l’aspect de ses terminaux au fil des années. Un très bon point. On regrettera seulement un manque de personnalité dans ce design, trop proche des premier iPhone, on aimerait que Meizu ajoute réellement sa patte la prochaine fois.

_SAM4319

Caractéristiques

Le Meizu MX3 n’a pas à rougir face aux mastodontes du marché en ce qui concerne les caractéristiques techniques pures. Un véritable petit monstre de puissance, du moins sur le papier, qui satisfera les plus exigeants d’entre vous. Jugez plutôt.

Meizu MX3
by Mestaty
on Sketchfab

Ecran

Type : LCD
Taille : 5,1 pouces
Définition : 1800×1080 pixels
PPI : 412

Hardware

Processeur : Samsung Exynos 5 octa cadencé à 1,6 Ghz
Puce graphique : PowerVR SGX544MP3
RAM : 2 Go
Mémoire : 32 Go
Support MicroSD : Non
DAS : 0,250 W/kg
4G : non
Wifi : 802.11b/g/n
NFC : oui
Bluetooth : 4.0
Batterie : 2400 mAh

APN

APN frontal : 8 mégapixels
Définition : 1080p

Software

Android : 4.2.2 Jelly Bean
Surcouche : Flyme OS 3.0

Dimensions : 139 x 71,9 x 9,1 mm
Poids : 143 grammes

Vous l’aurez compris, ce smartphone a tout pour lui. Fin, performant, doté d’un processeur qui a fait ses preuves, il a tout pour être un incontournable. Cependant, vous noterez tout de même quelques écueils. Tout d’abord, l’absence de 4G. Certes, tous les utilisateurs ne l’utilisent pas, mais cela reste handicapant pour le terminal à l’heure où la 4G explose. Le Meizu n’est pas future proof et c’est bien dommage. De même, vous noterez l’absence de port microSD. Si la mémoire de 32 Go peut suffire (il existe également en version 64 Go), on regrette tout de même ce manque qui peut s’avérer peu commode pour certains. Enfin, si la coque arrière s’enlève, ce n’est que pour placer la carte SIM (un seul port SIM, par ailleurs). La batterie, elle, n’est pas amovible. Dommage.

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Utilisation

Côté utilisation, le Meizu s’en sort très bien. La première chose qui interpelle lorsqu’on lance le smartphone pour la première fois, c’est l’interface. Très colorée, l’interface Flyme de Meizu rappelle vaguement iOS 7 dans son aspect presque enfantin et Flat Design. Oui, nous citons Apple pour la deuxième fois dans ce test, mais il semble que Meizu ce soit inspiré de certains éléments de design du constructeur américain pour son smartphone. Un mal ? Pas vraiment, puisqu’ici, tout est très bien fait et ne respire pas la pâle copie.

La surcouche Flyme adopte une autre particularité : l’absence de menu d’applications. Certes, cela n’est pas un drame, mais cette absence pourrait décontenancer plus d’un utilisateur d’Android. Supprimer une icône de votre page d’accueil reviendra à désinstaller l’app. Pour ranger votre Home, il vous suffira de créer des dossiers dédiés aux applications jamais utilisées.

S40410-155240

Autre particularité de la surcouche Flyme : l’absence des applications Google préinstallées. Que ce soit Maps, Google Now, Google Plus, Youtube ou Gmail. Aujourd’hui, en 2014, c’est assez étrange, mais compréhensible, le smartphone ayant d’abord été conçu pour le marché Chinois. Si vous souhaitez retrouver vos bonnes vieilles applis Google, il faudra passer par le Google Play Store (qui lui est préinstallé, pas de panique !).

Ensuite, nous avons un système de notification très classique qui s’affiche sur le haut de l’écran en cas de besoin. Pour gérer vos applis ouvertes, il faut ouvrir un onglet d’un glissement de pouce à partir du bas de l’écran. En effet, Meizu n’a placé qu’un bouton Home sur son smartphone et les boutons logiciels ne sont pas au programme. Bref, des petits détails qui changent par rapport à Android Stock.

_SAM4308

Pour le reste, tout fonctionne à merveille, le smartphone étant très bien optimisé. Résultat, aucun ralentissement dans les menus ou dans les applications pendant la durée de notre test (10 jours). Nous n’avons noté qu’un crash sur un jeu, mais rien de bien alarmant. Bref, une optimisation au poil pour un smartphone qui se veut simple à utiliser. Seul regret, la tendance du processeur à chauffer pendant le fonctionnement des jeux ou applications. Une chaleur que le plastique de la coque a tendance à propager, ce qu’il le rend désagréable à l’emploi au bout d’un certain temps.

Écran et multimédia

Qu’on se le dise, le Meizu MX3 dispose de l’un des meilleurs écrans du marché. Les couleurs ressortent en effet parfaitement, malgré un contraste plutôt en deçà de la concurrence (733:1), et il donne l’impression d’être juste posé sur le smartphone. De plus, les bords fins (2,90 mm) contribuent à rendre l’écran impressionnant. Petite remarque, cependant, en luminosité automatique, l’écran diffuse très peu de lumière. Résultat, l’utilisateur averti aura tendance à la régler manuellement et à rendre l’écran le plus lumineux possible. Résultat ? La batterie descendra bien vite et la recharge deviendra obligatoire toutes les nuits.

S40402-104626

Enfin, notons que l’écran dispose d’un format un peu bâtard puisqu’il est en 15/9. Un format particulier qui n’impactera que très peu sur l’expérience utilisateur. Seule incidence : de petites bandes noires lors de visionnage de vidéos ou lors de sessions de jeux.

Côté multimédia, le MX3 s’en sort parfaitement. Notre modèle de test a parfaitement lu tous les formats de vidéo (même en 1080p), sans à avoir eu besoin d’utiliser un lecteur tiers. De plus, côté son, le MX3 fait partie d’un des meilleurs terminaux du marché avec un son juste et agréable, que ce soit au casque ou sur les enceintes. Un sans faute de ce côté là.

Jeux

Nous avions beaucoup d’espoir sur la partie jeux pour ce MX3. Malheureusement, c’est la désillusion.

S40410-152800

Ravis d’utiliser toute la puissance du Samsung Exynos 5, nous nous sommes empressés d’aller chercher GTA San Andreas sur le Play Store. Ce dernier n’est pas compatible. Nous avons donc décidé d’aller vers Real Racing 3 : Incompatible. Angry Birds Go ? Incompatible. Dead Trigger 2 ? Incompatible, incompatible, incompatible… Vous l’aurez compris, beaucoup de gros jeux ne tournent tout simplement pas sur le MX3. Pourtant, sur les jeux gourmands (qui peuvent tourner), le MX3 se débrouille comme un chef.

Prenons GTA Vice City, par exemple. Ici, le jeu tourne parfaitement avec tous les graphismes à fond. Nous n’avons constaté que deux ou trois baisses de FPS lors de nos parties, mais rien de bien méchant qui rend le soft injouable. Même constat pour Shadowgun qui tourne impeccablement ou pour le premier Dead Trigger qui fonctionne à merveille. En clair, le Meizu MX3 est un smartphone qui a les capacités de faire tourner de gros jeux, malheureusement, peu d’entre eux sont compatibles. Il faudra peut-être attendre une mise à jour du software pour profiter de tout ça.

S40410-152233

Photo

Pour la photographie, le Meizu MX3 n’excelle pas, mais ne déçoit pas non plus. En intérieur et en basse luminosité, l’APN du terminal donne de très bons résultats. En auto, à l’extérieur, c’est une autre histoire. Même lorsque la lumière n’est pas omniprésente, les photos sont quasiment toutes surexposées. Heureusement, Meizu fourni un logiciel photo assez complet qui permet aux utilisateurs expérimentés de régler tout ça.

Voici quelques photos réalisées avec le MX3 :

P40410-155112

P40410-155314

P40409-130346

Le logiciel photo donne également la possibilité d’ajuster les réglages selon vos goûts.

S40410-155203

S40410-155147

Batterie

Soyons honnêtes, la batterie n’est vraiment pas le point fort de ce MX3. Mais alors pas du tout. Comme nous vous le disions plus haut, la luminosité automatique de l’écran est tellement faible que l’utilisateur choisira de la régler manuellement. Malheureusement, la batterie de 2400 mAh ne suivra pas. C’est bien simple, vous devrez recharger votre smartphone tous les soirs, voire plus. Par exemple, lors de notre test, en utilisation intensive (jeux, web, vidéo), la batterie est tombée à plat en fin d’après-midi, alors que nous l’avions rechargé la nuit précédente. Bref, une batterie qui dispose de peu d’autonomie. Dommage, car cela rebutera bon nombre d’utilisateurs.

Autre point négatif : la batterie ne peut se retirer. Certes, c’est le cas sur la majorité des smartphones du marché. Mais ici, la coque s’enlève et la batterie est accessible. Cependant, vous pourrez juste l’admirer, étant donné que Meizu a fait le choix de la rendre inamovible. Dommage.

_SAM4304

Benchmark

Nous allons finir ce test avec la traditionnelle séance de benchmark. Bien entendu, le MX3 ne fait pas de miracles face aux mastodontes du marché. Cependant, l’appareil de Meizu se défend bien, dépassant tous les smartphones milieu de gamme du marché, donc ses concurrents directs.

Antutu :

S40402-111547

S40402-111540

Epic Citadel :

S40402-111921

3D Mark :

S40402-113747

S40402-113754

Verdict

Le Meizu MX3 est un excellent téléphone qui, malheureusement, traîne de gros boulets. Des caractéristiques puissantes, un écran quasi parfait, une optimisation aux petits oignons… malheureusement la batterie médiocre, le manque de compatibilité avec beaucoup de jeux ainsi que l’absence de 4G pourraient freiner les plus exigeants d’entre vous. Des boulets qui font taches. Néanmoins, le smartphone se rapproche des caractéristiques et des performances des ténors du marché, pour 200 € de moins. Dans son segment de prix, (entre 400 et 500 €), le Meizu MX3 est tout simplement le meilleur du marché. Mais nous pouvons trouver des smartphones tout aussi bons et agréables à utiliser pour moins chers, comme le Nexus 5.

Les smartphones hauts de gamme à 650 € ? C’est so 2012. Depuis l’année dernière, certains constructeurs (chinois, pour la plupart) proposent des smartphones dotées de caractéristiques de hauts de gamme à prix réduits. On peut citer Huawei, notamment, mais aussi Oppo ou Meizu. C’est ce dernier qui nous intéresse aujourd’hui. Meizu propose en effet avec son MX3 un smartphone doté de caractéristiques alléchantes pour 450 €. Arrive-t-il au niveau des mastodontes du marché ? Il s’en approche, mais il reste quelques petites choses à améliorer.

_SAM4344

Design

Le Meizu MX3 adopte un design sobre tout en finesse. Il y a des faux airs de premiers iPhone dans ce Meizu. Nous avons donc une coque plastique amovible arrondie, aux formes très similaires de ce qu’avait proposé Apple par le passé. C’est simple et efficace, même si cela ne lui donne pas un design premium. Le bouton d’allumage (en haut) et ceux de volume (à gauche) sont idéalement positionnés et prennent la forme de larges boutons en plastique transparent. Pour le reste, nous sommes dans un design très classique avec un écran aux bords fins ainsi qu’un bouton Home sensitif au bas de l’écran.

Rien de bien révolutionnaire côté design, donc. Néanmoins, le Meizu a un petit quelque chose. Extrêmement bien fini, il ne vous fera pas honte en public et démontre que Meizu soigne de plus en plus l’aspect de ses terminaux au fil des années. Un très bon point. On regrettera seulement un manque de personnalité dans ce design, trop proche des premier iPhone, on aimerait que Meizu ajoute réellement sa patte la prochaine fois.

_SAM4319

Caractéristiques

Le Meizu MX3 n’a pas à rougir face aux mastodontes du marché en ce qui concerne les caractéristiques techniques pures. Un véritable petit monstre de puissance, du moins sur le papier, qui satisfera les plus exigeants d’entre vous. Jugez plutôt.

Meizu MX3
by Mestaty
on Sketchfab

Ecran

Type : LCD
Taille : 5,1 pouces
Définition : 1800×1080 pixels
PPI : 412

Hardware

Processeur : Samsung Exynos 5 octa cadencé à 1,6 Ghz
Puce graphique : PowerVR SGX544MP3
RAM : 2 Go
Mémoire : 32 Go
Support MicroSD : Non
DAS : 0,250 W/kg
4G : non
Wifi : 802.11b/g/n
NFC : oui
Bluetooth : 4.0
Batterie : 2400 mAh

APN

APN frontal : 8 mégapixels
Définition : 1080p

Software

Android : 4.2.2 Jelly Bean
Surcouche : Flyme OS 3.0

Dimensions : 139 x 71,9 x 9,1 mm
Poids : 143 grammes

Vous l’aurez compris, ce smartphone a tout pour lui. Fin, performant, doté d’un processeur qui a fait ses preuves, il a tout pour être un incontournable. Cependant, vous noterez tout de même quelques écueils. Tout d’abord, l’absence de 4G. Certes, tous les utilisateurs ne l’utilisent pas, mais cela reste handicapant pour le terminal à l’heure où la 4G explose. Le Meizu n’est pas future proof et c’est bien dommage. De même, vous noterez l’absence de port microSD. Si la mémoire de 32 Go peut suffire (il existe également en version 64 Go), on regrette tout de même ce manque qui peut s’avérer peu commode pour certains. Enfin, si la coque arrière s’enlève, ce n’est que pour placer la carte SIM (un seul port SIM, par ailleurs). La batterie, elle, n’est pas amovible. Dommage.

_SAM4335

Utilisation

Côté utilisation, le Meizu s’en sort très bien. La première chose qui interpelle lorsqu’on lance le smartphone pour la première fois, c’est l’interface. Très colorée, l’interface Flyme de Meizu rappelle vaguement iOS 7 dans son aspect presque enfantin et Flat Design. Oui, nous citons Apple pour la deuxième fois dans ce test, mais il semble que Meizu ce soit inspiré de certains éléments de design du constructeur américain pour son smartphone. Un mal ? Pas vraiment, puisqu’ici, tout est très bien fait et ne respire pas la pâle copie.

La surcouche Flyme adopte une autre particularité : l’absence de menu d’applications. Certes, cela n’est pas un drame, mais cette absence pourrait décontenancer plus d’un utilisateur d’Android. Supprimer une icône de votre page d’accueil reviendra à désinstaller l’app. Pour ranger votre Home, il vous suffira de créer des dossiers dédiés aux applications jamais utilisées.

S40410-155240

Autre particularité de la surcouche Flyme : l’absence des applications Google préinstallées. Que ce soit Maps, Google Now, Google Plus, Youtube ou Gmail. Aujourd’hui, en 2014, c’est assez étrange, mais compréhensible, le smartphone ayant d’abord été conçu pour le marché Chinois. Si vous souhaitez retrouver vos bonnes vieilles applis Google, il faudra passer par le Google Play Store (qui lui est préinstallé, pas de panique !).

Ensuite, nous avons un système de notification très classique qui s’affiche sur le haut de l’écran en cas de besoin. Pour gérer vos applis ouvertes, il faut ouvrir un onglet d’un glissement de pouce à partir du bas de l’écran. En effet, Meizu n’a placé qu’un bouton Home sur son smartphone et les boutons logiciels ne sont pas au programme. Bref, des petits détails qui changent par rapport à Android Stock.

_SAM4308

Pour le reste, tout fonctionne à merveille, le smartphone étant très bien optimisé. Résultat, aucun ralentissement dans les menus ou dans les applications pendant la durée de notre test (10 jours). Nous n’avons noté qu’un crash sur un jeu, mais rien de bien alarmant. Bref, une optimisation au poil pour un smartphone qui se veut simple à utiliser. Seul regret, la tendance du processeur à chauffer pendant le fonctionnement des jeux ou applications. Une chaleur que le plastique de la coque a tendance à propager, ce qu’il le rend désagréable à l’emploi au bout d’un certain temps.

Écran et multimédia

Qu’on se le dise, le Meizu MX3 dispose de l’un des meilleurs écrans du marché. Les couleurs ressortent en effet parfaitement, malgré un contraste plutôt en deçà de la concurrence (733:1), et il donne l’impression d’être juste posé sur le smartphone. De plus, les bords fins (2,90 mm) contribuent à rendre l’écran impressionnant. Petite remarque, cependant, en luminosité automatique, l’écran diffuse très peu de lumière. Résultat, l’utilisateur averti aura tendance à la régler manuellement et à rendre l’écran le plus lumineux possible. Résultat ? La batterie descendra bien vite et la recharge deviendra obligatoire toutes les nuits.

S40402-104626

Enfin, notons que l’écran dispose d’un format un peu bâtard puisqu’il est en 15/9. Un format particulier qui n’impactera que très peu sur l’expérience utilisateur. Seule incidence : de petites bandes noires lors de visionnage de vidéos ou lors de sessions de jeux.

Côté multimédia, le MX3 s’en sort parfaitement. Notre modèle de test a parfaitement lu tous les formats de vidéo (même en 1080p), sans à avoir eu besoin d’utiliser un lecteur tiers. De plus, côté son, le MX3 fait partie d’un des meilleurs terminaux du marché avec un son juste et agréable, que ce soit au casque ou sur les enceintes. Un sans faute de ce côté là.

Jeux

Nous avions beaucoup d’espoir sur la partie jeux pour ce MX3. Malheureusement, c’est la désillusion.

S40410-152800

Ravis d’utiliser toute la puissance du Samsung Exynos 5, nous nous sommes empressés d’aller chercher GTA San Andreas sur le Play Store. Ce dernier n’est pas compatible. Nous avons donc décidé d’aller vers Real Racing 3 : Incompatible. Angry Birds Go ? Incompatible. Dead Trigger 2 ? Incompatible, incompatible, incompatible… Vous l’aurez compris, beaucoup de gros jeux ne tournent tout simplement pas sur le MX3. Pourtant, sur les jeux gourmands (qui peuvent tourner), le MX3 se débrouille comme un chef.

Prenons GTA Vice City, par exemple. Ici, le jeu tourne parfaitement avec tous les graphismes à fond. Nous n’avons constaté que deux ou trois baisses de FPS lors de nos parties, mais rien de bien méchant qui rend le soft injouable. Même constat pour Shadowgun qui tourne impeccablement ou pour le premier Dead Trigger qui fonctionne à merveille. En clair, le Meizu MX3 est un smartphone qui a les capacités de faire tourner de gros jeux, malheureusement, peu d’entre eux sont compatibles. Il faudra peut-être attendre une mise à jour du software pour profiter de tout ça.

S40410-152233

Photo

Pour la photographie, le Meizu MX3 n’excelle pas, mais ne déçoit pas non plus. En intérieur et en basse luminosité, l’APN du terminal donne de très bons résultats. En auto, à l’extérieur, c’est une autre histoire. Même lorsque la lumière n’est pas omniprésente, les photos sont quasiment toutes surexposées. Heureusement, Meizu fourni un logiciel photo assez complet qui permet aux utilisateurs expérimentés de régler tout ça.

Voici quelques photos réalisées avec le MX3 :

P40410-155112

P40410-155314

P40409-130346

Le logiciel photo donne également la possibilité d’ajuster les réglages selon vos goûts.

S40410-155203

S40410-155147

Batterie

Soyons honnêtes, la batterie n’est vraiment pas le point fort de ce MX3. Mais alors pas du tout. Comme nous vous le disions plus haut, la luminosité automatique de l’écran est tellement faible que l’utilisateur choisira de la régler manuellement. Malheureusement, la batterie de 2400 mAh ne suivra pas. C’est bien simple, vous devrez recharger votre smartphone tous les soirs, voire plus. Par exemple, lors de notre test, en utilisation intensive (jeux, web, vidéo), la batterie est tombée à plat en fin d’après-midi, alors que nous l’avions rechargé la nuit précédente. Bref, une batterie qui dispose de peu d’autonomie. Dommage, car cela rebutera bon nombre d’utilisateurs.

Autre point négatif : la batterie ne peut se retirer. Certes, c’est le cas sur la majorité des smartphones du marché. Mais ici, la coque s’enlève et la batterie est accessible. Cependant, vous pourrez juste l’admirer, étant donné que Meizu a fait le choix de la rendre inamovible. Dommage.

_SAM4304

Benchmark

Nous allons finir ce test avec la traditionnelle séance de benchmark. Bien entendu, le MX3 ne fait pas de miracles face aux mastodontes du marché. Cependant, l’appareil de Meizu se défend bien, dépassant tous les smartphones milieu de gamme du marché, donc ses concurrents directs.

Antutu :

S40402-111547

S40402-111540

Epic Citadel :

S40402-111921

3D Mark :

S40402-113747

S40402-113754

Verdict

Le Meizu MX3 est un excellent téléphone qui, malheureusement, traîne de gros boulets. Des caractéristiques puissantes, un écran quasi parfait, une optimisation aux petits oignons… malheureusement la batterie médiocre, le manque de compatibilité avec beaucoup de jeux ainsi que l’absence de 4G pourraient freiner les plus exigeants d’entre vous. Des boulets qui font taches. Néanmoins, le smartphone se rapproche des caractéristiques et des performances des ténors du marché, pour 200 € de moins. Dans son segment de prix, (entre 400 et 500 €), le Meizu MX3 est tout simplement le meilleur du marché. Mais nous pouvons trouver des smartphones tout aussi bons et agréables à utiliser pour moins chers, comme le Nexus 5.

Notre avis

Bonne surprise

7 / 10