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[Test] Nikon Z6 : un hybride équilibré

Design et Ergonomie

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Par Remi Lou le

Le Nikon Z6 ne déroutera pas les amateurs de la marque japonaise. Avec ses courbes douces et son châssis qui respire la solidité, le Z6 est sans conteste un bel appareil, d’autant plus qu’il s’avère assez compact – tout autant que les Sony Alpha – en embarquant pourtant un capteur plein format 24×36.

Nikon Z6 / Sony A7III

On dispose de nombreux boutons personnalisables bien placés à l’avant et à l’arrière pour sélectionner rapidement ses presets, ainsi que d’un viseur numérique d’excellente facture. Pour l’écran, on retrouve un moniteur LCD de 3,2 pouces tactile et orientable. Il s’avère plutôt bon en pratique avec une bonne lisibilité, bien que, comme les appareils de chez Sony, il n’est orientable que vers le haut et vers le bas, ce qui limite nettement les angles de vision. D’autant plus que, malgré la solidité apparente du boitier, ce type de fixation donne l’impression qu’on pourrait arracher l’écran à tout moment, et n’inspire pas vraiment confiance. Du côté des menus, c’est plutôt complet et bien organisé, d’autant plus que le tactile est mis à profit intelligemment. À ce niveau, les menus incompréhensibles de Sony sont bien en dessous de ce que propose ce Nikon Z6, qui conviendra autant aux nikonistes qu’aux novices.

On retrouve une panoplie de connectique, comme un port micro, un port casque, mini HDMI, ainsi qu’un port USB-C. Petit bémol concernant le stockage, puisque le Nikon Z6 n’embarque qu’un seul port pour carte XQD. Certes, ces cartes ont le mérite de proposer de très bons débits, mais elles sont bien plus chères que des cartes SD classiques. Ce choix est d’autant plus étrange que les cartes SD avec d’excellents débits sont désormais assez courantes, et que le Nikon Z6 n’enregistre pas non plus avec des débits si élevés que cela. En pratique, ce choix n’apporte que des désavantages, dont la nécessité de se coltiner un adaptateur carte XQD avec soi. Cet unique slot pour le stockage pose également problème, là où ses concurrents en proposent systématiquement deux, ce qui est très pratique sur un tournage pour enregistrer simultanément ses rushs sur deux cartes à la fois et éviter de tout perdre, ou encore pour séparer les photos des vidéos, etc…

Malgré tout, ce n’est pas rédhibitoire, et l’appareil jouit d’une excellente ergonomie. C’est surtout la première gamme mirrorless plein format de Nikon, alors qu’il a fallu plusieurs générations à Sony pour gommer certains défauts notables dont certains sont encore présents aujourd’hui (les menus de Sony sont toujours aussi illogiques, et le problème d’autonomie dérisoire n’a été réglé que sur les dernières générations).

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