Design
L’OM-D E-M5 est loin d’être le plus compacts des appareils photo hybrides, mais ce n’est pas le plus gros non plus et on reste loin du monde des réflex numérique en terme de taille. Comme tous les appareils du genre, la poignée n’est pas proéminente comme sur les réflex, mais elle a le mérite d’exister et surtout, à l’utilisation, je l’ai trouvé très agréable, surtout avec le repose-pouce bien prononcé. Évidemment, sans l’avoir pu tester, je pense que le grip en option est plus qu’une bonne idée si vous avez de grandes mimines.
Pour ce qui est du poids, 400g boîtier nu, ce n’est pas lourd en soi, mais avec un objectif, ça fait son petit poids quand même, surtout quand on connait la compacité d’un Olympus PEN E-PL1 ou encore d’un Sony NEX-C3. Mais avec un objectif pancake comme les Panasonic Lumix 20mm F/1.7 ou Lumix 14mm F/2.5, ça reste très compact et fera plaisir à ceux qui cherchent un appareil discret. On en vient à la finition qui est exemplaire, c’est tout métal et ça respire la solidité. On a cette impression dès le départ d’avoir un appareil pour baroudeurs, ce qui est un peu le cas puisque je vous rappelle que l’appareil est tropicalisé. Il ne pourra pas aller sous l’eau, mais prendre des photos sous la pluie ne vous posera plus de problème, à condition d’utiliser un objectif tropicalisé comme le nouveau 12-50mm. Il n’y a pas beaucoup de marques proposant cette tropicalisation sur le marché des amateurs experts alors quand c’est proposé, on ne dit pas non.
Petit bémol concernant les touches que j’ai trouvé un peu cheap, surtout pour des boutons comme celui de lecture qui ressort trop, ce qui nous fait une course d’appui plus longue.
Le viseur électronique reprend les caractéristiques du viseur en option de la gamme PEN avec une résolution de 1,44M points. À part quelques soucis de rafraichissement lors de transition rapide, j’ai trouvé le viseur très agréable avec une image nette et propre, que j’ai limite préféré au viseur OLED du NEX-7 parce que moins saturé en couleurs. Pour ce qui est de l’écran, rien à dire, c’est le même que celui du PEN E-P3. À défaut d’avoir une grosse résolution (610k points contre 920k points) comme c’est souvent le cas dernièrement, on retrouve une dalle OLED qui fonctionne très très bien en condition de forte luminosité. Évidemment, on salut l’arrivée de l’écran inclinable, tellement pratique dans de nombreuses utilisations. Olympus en a aussi profité pour changer un peu l’utilisation de son écran tactile avec l’arrivée du viseur optique. Exit maintenant les prises de vues aléatoires avec l’écran tactile comme sur le PEN E-P3. En effet, avec le capteur de proximité, l’écran ne reste plus allumé et ce n’est pas plus mal. C’est un peu comme si Olympus avait énuméré tous les défauts du PEN E-P3 et a essayé de ne pas les refaire sur cet OM-D E-M5
Alors que tous les concurrents s’efforcent de faire un boîtier le plus compact possible et donc en sacrifiant la stabilisation dans le boîtier, Olympus a toujours choisi d’intégré la stabilisation dans le boîtier. L’avantage, c’est que vous aurez une image stabilisée quel que soit l’optique utilisée et dans l’utilisation de tous les jours, c’est plus qu’appréciable. Sur cet OM-D E-M5, Olympus a introduit une nouvelle stabilisation dite sur 5 axes et sans de mesures scientifiques, je me suis vu prendre tranquillement des photos avec une vitesse de 1/8s, ce qui est plus appréciable.
Comme c’était le cas avec ses concurrents directs, les Sony NEX-7 et Fujifilm X Pro 1, l’OM-D E-M5 s’adresse aux amateurs experts et aux enthousiastes, vous trouverez donc une pléthore de contrôles dont les fameuses molettes de contrôles. Et pour le coup, j’ai aimé le fait d’avoir une molette qui tombe sous l’index et l’autre sous le pouce. Je ne sais pas si c’est mieux que les deux molettes sous le pouce du NEX-7, mais ça m’a rappelé les réflex de Nikon comme mon feu D700. On retrouve aussi un bouton d’enregistrement vidéo dédié, mais aussi deux boutons programmables et un bouton qui vous permet de switcher entre le viseur et l’écran, sans oublier le reste des boutons plus classiques.
Sur le côté de l’appareil se trouve le port SD/SDH/SDXC, il est compatible avec les cartes Eye-Fi et surtout il est sur le côté donc sur un trépied, vous ne serez pas obligé de sortir l’appareil du trépied pour changer de cartes. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est très pratique. On retrouve également la sortie HDMI et le port USB. Encore une fois, Olympus a choisi d’utiliser une prise USB propriétaire, c’est très très frustrant, surtout pour les mises à jour qui vous obligent à être chez vous pour le faire.
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